{"id":10118,"date":"2025-05-25T13:53:21","date_gmt":"2025-05-25T11:53:21","guid":{"rendered":"https:\/\/gregoryderville.com\/?p=10118"},"modified":"2025-05-25T19:01:55","modified_gmt":"2025-05-25T17:01:55","slug":"10118","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/2025\/05\/25\/10118\/","title":{"rendered":"Mike Olfield &#8211; \u00ab\u00a0Tubular bells\u00a0\u00bb &#8211; part I."},"content":{"rendered":"\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Il y a 52 ans tout pile, le 25 mai 1973, sortait le premier disque d&rsquo;un anglais totalement inconnu \u00e2g\u00e9 de seulement vingt ans, qui allait devenir un classique du <a href=\"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/tag\/rock-progressif\/\" data-type=\"link\" data-id=\"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/tag\/rock-progressif\/\">rock progressif<\/a>, mais aussi l&rsquo;une des bandes originales les plus c\u00e9l\u00e8bres de l&rsquo;histoire du cin\u00e9ma. \u00ab\u00a0Tubular bells\u00a0\u00bb, c&rsquo;est aussi un album qui a connu un immense succ\u00e8s: le Grammy Award 1975 de la meilleure composition instrumentale, et 17 millions d&rsquo;exemplaires vendus dans le monde, ce qui est assez sid\u00e9rant pour une \u0153uvre d&rsquo;une telle ambition et d&rsquo;une telle singularit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Car \u00ab\u00a0Tubular bells\u00a0\u00bb est un disque dans lequel Mike Olfield explore les confins de la cr\u00e9ation musicale. Il est compos\u00e9 de deux longs morceaux de 25 minutes et de 23 minutes, que le cr\u00e9ateur aurait bien voulu fusionner en une seule, oui mais voil\u00e0, les vinyles ont deux faces, alors il a bien fallu inventer un premier morceau avec un fin, puis une deuxi\u00e8me avec un d\u00e9but\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Bien entendu, lorsque Mike Oldfield a contact\u00e9 des maisons de disques pour leur proposer un tel projet, on lui a claqu\u00e9 la porte au nez, pas forc\u00e9ment tr\u00e8s poliment: produire un album sans chanson, sans m\u00eame un extrait susceptible de passer \u00e0 la radio, mais pour qui nous prenez-nous jeune homme? Il a eu beau leur expliquer les subtilit\u00e9s de son travail (par exemple le disque entier est construit sur une alternance phrases musicales de 7 et de 8 temps), il a eu beau leur dire que cette musique n&rsquo;avait pas \u00e9t\u00e9 compos\u00e9e pour la radio mais pour \u00eatre \u00e9cout\u00e9e attentivement dans son int\u00e9gralit\u00e9, car c&rsquo;est alors que sa richesse et la sensation d\u2019\u00e9tranget\u00e9 qu&rsquo;il d\u00e9gage explosent (un peu comme c&rsquo;est en gardant longtemps en bouche une gorg\u00e9e de vin que ses saveurs se diffusent dans le palais), rien n&rsquo;y a fait\u2026 Mais heureusement pour lui, Mike Olfield a eu l&rsquo;occasion de rencontrer Richard Branson, qui voulait lancer un nouveau label, et c&rsquo;est finalement Virgin records qui a pris le risque de sortir le disque \u2013 le premier de son histoire, un coup d&rsquo;essai qui s&rsquo;est r\u00e9v\u00e9l\u00e9 un coup de ma\u00eetre, \u00e0 la fois sur le plan artistique et commercial.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"686\" height=\"386\" src=\"https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/Mike-Olfield-en-concert.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-10121\" style=\"width:554px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/Mike-Olfield-en-concert.jpg 686w, https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/Mike-Olfield-en-concert-300x169.jpg 300w, https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/Mike-Olfield-en-concert-600x338.jpg 600w, https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/Mike-Olfield-en-concert-400x225.jpg 400w\" sizes=\"auto, (max-width: 686px) 100vw, 686px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>\u00ab\u00a0Tubular bells\u00a0\u00bb est une \u0153uvre d&rsquo;une coh\u00e9rence impressionnante, une esp\u00e8ce de monolithe musical: pendant 48 minutes, pas de batterie, quasiment pas de voix (sauf l&rsquo;annonce des diff\u00e9rents instruments \u00e0 la fin de Part One, puis des syllabes incompr\u00e9hensibles et des hurlements prononc\u00e9s par une voix gutturale et mena\u00e7ante au milieu du Part Two). Le disque se pr\u00e9sente comme un assemblage complexe, inventif, sinueux et d\u00e9concertant de m\u00e9lodies et de sons vari\u00e9s et qui se superposent, de notes de piano, de guitares cristallines ou satur\u00e9es, de basse, de fl\u00fbte, de hautbois, de mandoline, de percussions (glockenspiel, timbales, cloches tubulaires, gongs, cymbales, tam-tam)\u2026 autant d&rsquo;instruments jou\u00e9s par Mike Olfield lui-m\u00eame \u2013 il a donc enregistr\u00e9 une symphonie \u00e0 lui tout seul!<\/p>\n\n\n\n<p>La formule peut surprendre, d&rsquo;autant plus qu&rsquo;elle a depuis \u00e9t\u00e9 d\u00e9voy\u00e9e par des com\u00e9dies musicales tr\u00e8s vari\u00e9toche, mais \u00ab\u00a0Tubular bells\u00a0\u00bb est bel et bien une symphonie rock, l&rsquo;une des premi\u00e8res du genre, avec des th\u00e8mes inspir\u00e9s par des genres musicaux tr\u00e8s vari\u00e9s (de la musique contemporaine, du rock, du blues, et m\u00eame la rythmique obs\u00e9dante du bol\u00e9ro de Ravel\u2026), et qui de ce fait sont d&rsquo;une diversit\u00e9 assez \u00e9tonnante&nbsp;: la fin du disque ressemble \u00e0 des airs traditionnels enjou\u00e9s, la merveilleuse derni\u00e8re minute du part I \u00e0 du folk a\u00e9rien, tandis que d&rsquo;autres passages sont beaucoup plus agressifs. Dans les r\u00e9\u00e9ditions ult\u00e9rieures, Mike Olfield choisira de minuter l&rsquo;album et de nommer certains passages, en indiquant que \u00ab\u00a0Tubular bells\u00a0\u00bb est un assemblage de bribes qu&rsquo;il avait compos\u00e9es de fa\u00e7on \u00e9parse. Il n&#8217;emp\u00eache, en d\u00e9pit de la diversit\u00e9 des motifs musicaux (et des tempos), ces passages s&rsquo;encha\u00eenent de fa\u00e7on subtile et naturelle. L&rsquo;ensemble donne une \u0153uvre homog\u00e8ne mais d\u00e9routante, foisonnante comme une jungle dans laquelle on ne sait jamais o\u00f9 l&rsquo;on est et o\u00f9 on va, ou mieux encore comme une for\u00eat hant\u00e9e d&rsquo;esprits fantomatiques et tortur\u00e9s.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignright size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"667\" height=\"1000\" src=\"https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/Lexorciste.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-10120\" style=\"width:374px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/Lexorciste.jpg 667w, https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/Lexorciste-200x300.jpg 200w, https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/Lexorciste-414x620.jpg 414w, https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/Lexorciste-434x650.jpg 434w, https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/Lexorciste-300x450.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 667px) 100vw, 667px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Car si \u00ab\u00a0Tubular Bells\u00a0\u00bb est devenu c\u00e9l\u00e8bre, c&rsquo;est d&rsquo;abord pour ses premi\u00e8res mesures, qui ont \u00e9t\u00e9 reprises au cin\u00e9 dans \u00ab\u00a0L\u2019Exorciste\u00a0\u00bb, l&rsquo;un des plus c\u00e9l\u00e8bres films d&rsquo;horreur. Quelques mois apr\u00e8s la sortie du disque, le r\u00e9alisateur William Friedkin l&rsquo;entend pour la premi\u00e8re fois dans le bureau d&rsquo;un ami, et il a imm\u00e9diatement une sorte de r\u00e9v\u00e9lation: le th\u00e8me initial, jou\u00e9 par un piano, un orgue et un glockenspiel, serait parfait comme signature sonore de son prochain film, qui racontera l&rsquo;histoire d\u2019une jeune fille poss\u00e9d\u00e9e par un d\u00e9mon. De fait, cette introduction se pr\u00e9sente comme une m\u00e9lodie innocente et enfantine, mais son c\u00f4t\u00e9 lancinant et m\u00eame hypnotique la rend sourde, d\u00e9rangeante, inqui\u00e9tante, comme ces sc\u00e8nes de cin\u00e9ma film\u00e9es en cam\u00e9ra subjective pour donner l&rsquo;impression qu&rsquo;un personnage et \u00e9pi\u00e9 et menac\u00e9 par un danger potentiellement mortel.<\/p>\n\n\n\n<p>Lorsque Mike Oldfield a commenc\u00e9 \u00e0 travailler sur ce projet, il \u00e9tait un adolescent de 17 ans assailli d&rsquo;angoisses (dont il ne parviendra jamais \u00e0 se lib\u00e9rer totalement, d&rsquo;ailleurs il a toujours fait preuve d&rsquo;une grande timidit\u00e9 lors de ses concerts), et beaucoup de commentateurs ont \u00e9mis l&rsquo;hypoth\u00e8se que \u00ab\u00a0Tubular bells\u00a0\u00bb l&rsquo;a aid\u00e9 \u00e0 les conscientiser, \u00e0 les exprimer, et peut-\u00eatre justement \u00e0 les exorciser, comme on dit.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"947\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/Mike-Olfield-947x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-10131\" style=\"width:322px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/Mike-Olfield-947x1024.jpg 947w, https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/Mike-Olfield-278x300.jpg 278w, https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/Mike-Olfield-768x830.jpg 768w, https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/Mike-Olfield-574x620.jpg 574w, https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/Mike-Olfield-925x1000.jpg 925w, https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/Mike-Olfield-600x650.jpg 600w, https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/Mike-Olfield-400x432.jpg 400w, https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/Mike-Olfield.jpg 1200w\" sizes=\"auto, (max-width: 947px) 100vw, 947px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Comme toujours ou presque, l&rsquo;histoire intime de cet artiste \u00e9claire son \u0153uvre: le jeune Mike Olfield a \u00e9t\u00e9 marqu\u00e9 au fer rouge par la toxicomanie et par les nombreuses crises de folie de sa m\u00e8re (qui a fait de fr\u00e9quents s\u00e9jours en h\u00f4pital psychiatrique), si bien qu&rsquo;il a d\u00e9velopp\u00e9 une personnalit\u00e9 maladivement introvertie, et que lorsque son p\u00e8re lui a achet\u00e9 une guitare, alors qu&rsquo;il avait seulement sept ans, il en a tout de suite fait sa meilleure amie. Ce n&rsquo;est pas tr\u00e8s \u00e9tonnant que son premier disque, compos\u00e9 entre dix-sept et vingt ans (!), se pr\u00e9sente comme une \u0153uvre close et auto-suffisante, un refuge int\u00e9rieur, un univers en soi, \u00e0 la fois erratique et ordonn\u00e9, comme peut l&rsquo;\u00eatre le psychisme d&rsquo;une jeune personne en souffrance. Il est bien possible, en effet, que la musique ait sauv\u00e9 la vie de Mike Olfield\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Pour \u00eatre honn\u00eate, avant de r\u00e9diger cette chronique, je ne connaissais de cette \u0153uvre rien d&rsquo;autre que la fameuse introduction utilis\u00e9e dans \u00ab\u00a0L&rsquo;exorciste\u00a0\u00bb, et de Mike Olfield je n&rsquo;avais vraiment entendu que son principal tube \u00ab\u00a0Moonlight shadow\u00a0\u00bb, parce que ma m\u00e8re, je crois m&rsquo;en souvenir, utilisait un morceau de ce disque pour pr\u00e9parer ses cours quand elle \u00e9tait professeure de danse. La musique contemporaine et le rock progressif ne sont pas trop mes tasses de th\u00e9, et le cin\u00e9ma d&rsquo;horreur encore moins. Mais l&rsquo;\u00e9coute de \u00ab\u00a0Tubular bells\u00a0\u00bb m&rsquo;a convaincu qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une \u0153uvre tout \u00e0 fait sp\u00e9ciale, et m\u00eame majeure, \u00e0 d\u00e9couvrir ou red\u00e9couvrir.<\/p>\n\n\n\n<p>[La vid\u00e9o ci-dessous pr\u00e9sente la partition du Part One au fur et \u00e0 mesure de son avanc\u00e9e, ce qui permet de bien se rendre de la pertinence de la comparaison entre ce disque et une symphonie.]<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"Mike Oldfield - Tubular Bells, Part One1 (readalong video)\" width=\"1230\" height=\"923\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/3fT5O9JZaVY?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n<!-- templates\/buttons-placeholder.php -->\n<div class=\"da-reactions-outer TpostID10118\">\n\t    <div class=\"da-reactions-data da-reactions-container-async center\"\n         data-type=\"post\"\n         data-id=\"10118\"\n         id=\"da-reactions-slot-post-10118\">\n        <div class=\"da-reactions-exposed\">\n\t\t\t<img src=\"https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/plugins\/da-reactions\/assets\/dist\/loading.svg\" alt=\"Loading spinner\" width=\"64\" height=\"64\" style=\"width:64px\" \/>\n        <\/div>\n    <\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il y a 52 ans tout pile, le 25 mai 1973, sortait le premier disque d&rsquo;un anglais totalement inconnu \u00e2g\u00e9 de seulement vingt ans, qui allait devenir un classique du&hellip;<a href=\"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/2025\/05\/25\/10118\/\" class=\"more-link\"><span class=\"more-button\">Continue reading<span class=\"screen-reader-text\">Mike Olfield &#8211; \u00ab\u00a0Tubular bells\u00a0\u00bb &#8211; part I.<\/span><\/span><\/a><\/p>\n<!-- templates\/buttons-placeholder.php -->\n<div class=\"da-reactions-outer TpostID10118\">\n\t    <div class=\"da-reactions-data da-reactions-container-async center\"\n         data-type=\"post\"\n         data-id=\"10118\"\n         id=\"da-reactions-slot-post-10118\">\n        <div class=\"da-reactions-exposed\">\n\t\t\t<img src=\"https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/plugins\/da-reactions\/assets\/dist\/loading.svg\" alt=\"Loading spinner\" width=\"64\" height=\"64\" style=\"width:64px\" \/>\n        <\/div>\n    <\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":10119,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[81],"tags":[13,780,217],"class_list":["post-10118","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-musique","tag-angleterre","tag-mike-olfield","tag-rock-progressif"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10118","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=10118"}],"version-history":[{"count":10,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10118\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":10135,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10118\/revisions\/10135"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/10119"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=10118"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=10118"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=10118"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}