{"id":10958,"date":"2025-07-20T10:36:29","date_gmt":"2025-07-20T08:36:29","guid":{"rendered":"https:\/\/gregoryderville.com\/?p=10958"},"modified":"2025-08-27T18:31:58","modified_gmt":"2025-08-27T16:31:58","slug":"serge-reggiani-le-temps-qui-reste","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/2025\/07\/20\/serge-reggiani-le-temps-qui-reste\/","title":{"rendered":"Serge Reggiani &#8211; \u00ab\u00a0Le temps qui reste\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Mes parents, dont la culture musicale est tr\u00e8s rive gauche, aimaient beaucoup Serge Reggiani et ils passaient de temps en temps ses disques, qu&rsquo;ils avaient enregistr\u00e9s sur de grandes bandes magn\u00e9tiques soigneusement r\u00e9pertori\u00e9es. Personnellement j&rsquo;avoue que les rares fois o\u00f9 j&rsquo;ai essay\u00e9 de l&rsquo;\u00e9couter, le plus souvent en cliquant sur un lien partag\u00e9 par un ou une ami\u00b7e Facebook, j&rsquo;ai trouv\u00e9 que c&rsquo;\u00e9tait davantage de la po\u00e9sie mise en musique que des chansons, et je n&rsquo;ai pas vraiment accroch\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais il y a quelques temps, une amie m&rsquo;a transmis le lien de cette chanson qui, elle, m&rsquo;a totalement happ\u00e9 d\u00e8s la premi\u00e8re \u00e9coute, gr\u00e2ce \u00e0 son texte extr\u00eamement \u00e9mouvant, mais aussi et surtout gr\u00e2ce \u00e0 l&rsquo;intensit\u00e9 incandescente de l&rsquo;interpr\u00e9tation de Serge Reggiani.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><a href=\"https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/Seneque-De-la-brievete-de-la-vie.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"220\" height=\"341\" src=\"https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/Seneque-De-la-brievete-de-la-vie.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-10967\" style=\"width:275px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/Seneque-De-la-brievete-de-la-vie.jpg 220w, https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/Seneque-De-la-brievete-de-la-vie-194x300.jpg 194w\" sizes=\"auto, (max-width: 220px) 100vw, 220px\" \/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Cette chanson, ce chef d&rsquo;oeuvre je devrais dire, aborde un th\u00e8me tr\u00e8s fr\u00e9quent dans la r\u00e9flexion morale sur les rapports entre la vie et la mort&nbsp;: si nous ne pensons pas assez \u00e0 la mort, si nous ne l&rsquo;int\u00e9grons pas assez comme l&rsquo;horizon qui ne recule pas ou comme le point final, alors nous risquons de ne pas nous rendre compte du caract\u00e8re pr\u00e9cieux de la vie, et donc de ne pas savoir bien profiter des moments fugaces qu&rsquo;elle nous offre. Dans <em><a href=\"https:\/\/www.andre-gide.fr\/index.php\/ressources\/gide-de-a-a-z\/74-n\/127-les-nourritures-terrestres\" data-type=\"link\" data-id=\"https:\/\/www.andre-gide.fr\/index.php\/ressources\/gide-de-a-a-z\/74-n\/127-les-nourritures-terrestres\">Les nourritures terrestres<\/a><\/em>, par exemple, Andr\u00e9 Gide \u00e9crit cette phrase qui m&rsquo;a vraiment bouscul\u00e9 lorsque je l&rsquo;ai lue pour la premi\u00e8re fois&nbsp;: \u00ab\u00a0<em>Une pas assez constante pens\u00e9e de la mort n&rsquo;a pas donn\u00e9 assez de prix au plus petit instant de ta vie.\u00a0\u00bb<\/em> Plus loin de nous, S\u00e9n\u00e8que, dans <em>De Brevitate vit\u00e6<\/em>, m\u00e9ditait sur le fait que nous g\u00e2chons l&rsquo;essentiel de notre vie \u00e0 des activit\u00e9s futiles parce que nous avons en quelque sorte oubli\u00e9 que nous allons mourir. Faute d&rsquo;avoir assez m\u00e9dit\u00e9 sur l&rsquo;in\u00e9luctabilit\u00e9 de la mort et sur la rapidit\u00e9 avec laquelle passe la vie, on risque de se r\u00e9veiller un matin et de se rendre compte am\u00e8rement qu&rsquo;on en a gaspill\u00e9 une partie, et qui pis est, celle-l\u00e0 m\u00eame durant laquelle on \u00e9tait en pleine sant\u00e9, c&rsquo;est quand m\u00eame ballot. Dans ses derni\u00e8res ann\u00e9es, Serge Gainsbourg racontait que pendant tr\u00e8s longtemps il s&rsquo;est couch\u00e9 chaque soir en se disant \u00ab\u00a0Un de plus\u00a0\u00bb, comme si la vie \u00e9tait pour lui une \u00e9preuve harassante, mais que depuis peu il s&rsquo;\u00e9tait mis \u00e0 se dire \u00ab\u00a0Un de moins\u00a0\u00bb, avec sans douter un immense go\u00fbt de regret.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans cette chanson impressionnante et fr\u00e9missante, Serge Reggiani se tient en quelque sorte \u00e0 l&rsquo;\u00e9quilibre entre la m\u00e9ditation de la mort et l&rsquo;expression du d\u00e9sir de vivre, la premi\u00e8re suscitant justement le sentiment d&rsquo;urgence n\u00e9cessaire pour traverser \u00ab\u00a0le temps qui reste\u00a0\u00bb avec intensit\u00e9.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignright size-large is-resized\"><a href=\"https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/Dabadie.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"580\" src=\"https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/Dabadie-1024x580.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-10974\" style=\"width:405px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/Dabadie-1024x580.jpg 1024w, https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/Dabadie-300x170.jpg 300w, https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/Dabadie-768x435.jpg 768w, https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/Dabadie-825x468.jpg 825w, https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/Dabadie-600x340.jpg 600w, https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/Dabadie-400x227.jpg 400w, https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/Dabadie.jpg 1200w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>\u00c9crit par Jean-Loup Dabadie, qui d\u00e9cid\u00e9ment nous a laiss\u00e9 une profusion de merveilles (\u00ab\u00a0<a href=\"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/2021\/06\/03\/youn-sun-nah-la-chanson-dhelene\/\" data-type=\"link\" data-id=\"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/2021\/06\/03\/youn-sun-nah-la-chanson-dhelene\/\">La chanson d&rsquo;H\u00e9l\u00e8ne<\/a>\u00a0\u00bb , \u00ab\u00a0<a href=\"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/2021\/06\/08\/julien-clerc-ma-preference-reprise-par-benoit-poelvoorde\/\" data-type=\"link\" data-id=\"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/2021\/06\/08\/julien-clerc-ma-preference-reprise-par-benoit-poelvoorde\/\">Ma pr\u00e9f\u00e9rence<\/a>\u00a0\u00bb &#8230;), le texte fait partie de ceux, tr\u00e8s rares je trouve, qui tiennent parfaitement debout m\u00eame lorsqu&rsquo;on les lit sans musique ni m\u00eame sans m\u00e9lodie. Moi qui n&rsquo;aime la po\u00e9sie que quand elle est simple et humble, ici je suis servi, qu&rsquo;on en juge par les tout premiers vers&nbsp;: \u00ab\u00a0<em>Combien de temps \/ Combien de temps encore \/ Des ann\u00e9es, des jours, des heures, combien&nbsp;? \/ Quand j&rsquo;y pense, mon coeur bat si fort\u2026<\/em>\u00ab\u00a0<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s cette entr\u00e9e en mati\u00e8re saisissante, Reggiani se lance dans un inventaire \u00e0 la Pr\u00e9vert de toutes les choses qu&rsquo;il a ardemment envie de faire, et qu&rsquo;il se promet de faire tant qu&rsquo;il en aura la force&nbsp;: \u00ab\u00a0<em>Je veux rire, courir, pleurer, parler, \/ et voir, et croire \/ et boire, danser, \/ crier, manger, nager, bondir, d\u00e9sob\u00e9ir, \/ (\u2026) voler, chanter, parti, repartir, \/ souffrir, aimer. (\u2026) \u00ab\u00a0Je veux jouer encore&#8230; \/ Je veux rire des montagnes de rires, \/ je veux pleurer des torrents de larmes, \/ je veux boire des bateaux entiers de vin \/ de Bordeaux et d&rsquo;Italie, \/ et danser, crier, voler, nager dans tous les oc\u00e9ans (\u2026) Je veux chanter \/ Je veux parler jusqu&rsquo;\u00e0 la fin de ma voix (\u2026) Je veux des histoires, des voyages&#8230; \/ J&rsquo;ai tant de gens \u00e0 voir, tant d&rsquo;images&#8230; \/ Des enfants, des femmes, des grands hommes, \/ des petits hommes, des marrants, des tristes.<\/em>\u00a0\u00bb Un peu comme dans le standard de jazz \u00ab\u00a0These fooling things\u00a0\u00bb, le texte de Jean-Loup Dabadie liste ici les choses qui donnent du prix \u00e0 sa vie, et qui font qu&rsquo;il cr\u00e8ve litt\u00e9ralement d&rsquo;envie qu&rsquo;elle se poursuive.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais ici il ne s&rsquo;agit pas seulement de dire que \u00ab\u00a0sans tout cela ma vie serait d\u00e9nu\u00e9e de plaisirs ou m\u00eame de sens\u00a0\u00bb&nbsp;: il s&rsquo;agit d&rsquo;affirmer, de proclamer m\u00eame, que cela va continuer. Intercal\u00e9s au milieu de cette litanie h\u00e9t\u00e9roclite et \u00e9mouvante (car il me semble qu&rsquo;elle est aussi l\u00e0 pour inviter chacune et chacun \u00e0 dresser sa propre liste de choses \u00e0 continuer de faire), on entend en effet quelques formules plus g\u00e9n\u00e9rales et plus saisissantes encore&nbsp;: \u00ab\u00a0<em>Je l&rsquo;aime tant le temps qui reste\u2026<\/em>\u00a0\u00bb Et surtout, ce cri superbe et farouche, lanc\u00e9 vers le ciel, crach\u00e9 comme un d\u00e9fi \u00e0 la camarde&nbsp;: \u00ab\u00a0<em>J&rsquo;ai pas fini, j&rsquo;ai pas fini&nbsp;!<\/em>\u00a0\u00bb Tant qu&rsquo;il y aura du rab \u00e0 la cantine, j&rsquo;irai me resservir, et \u00ab\u00a0<em>Quand l&rsquo;orchestre s&rsquo;arr\u00eatera, je danserai encore\u2026<\/em>\u00a0\u00bb <\/p>\n\n\n\n<p>Ce texte sublime, c&rsquo;est un peu comme le conseil bienveillant d&rsquo;un grand-p\u00e8re un peu bourru qui s&rsquo;agace de nous voir foutre en l&rsquo;air notre jeunesse et qui nous invite \u00e0 arr\u00eater de faire le con, \u00e0 sortir de notre torpeur, \u00e0 nous secouer le train et \u00e0 vivre enfin pour de bon. \u00c7a saisit comme un uppercut au plexus, mais c&rsquo;est le genre de rappel \u00e0 l&rsquo;ordre qu&rsquo;on regrette de ne pas avoir re\u00e7u (ou de ne pas avoir pris au s\u00e9rieux les premi\u00e8res fois o\u00f9 on l&rsquo;a entendu).<\/p>\n\n\n\n<p>Si ces mots me touchent \u00e0 ce point, c&rsquo;est aussi gr\u00e2ce \u00e0 la musique \u00e9l\u00e9gante compos\u00e9e par Alain Goraguer&nbsp;: la guitare classique jou\u00e9e en picking en ouverture, les cordes amples, le piano qui ralentit et s&rsquo;\u00e9teint doucement \u00e0 la fin des refrains comme dans certaines des plus belles chansons de L\u00e9o Ferr\u00e9, tout cela est absolument splendide.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><a href=\"https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/Reggianoi-2002.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"725\" height=\"502\" src=\"https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/Reggianoi-2002.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-10961\" style=\"width:416px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/Reggianoi-2002.png 725w, https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/Reggianoi-2002-300x208.png 300w, https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/Reggianoi-2002-600x415.png 600w, https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/Reggianoi-2002-400x277.png 400w\" sizes=\"auto, (max-width: 725px) 100vw, 725px\" \/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Et surtout, s&rsquo;il restait un soup\u00e7on de r\u00e9serve, tout serait emport\u00e9 par l&rsquo;interpr\u00e9tation hallucin\u00e9e de Serge Reggiani. Celui-ci avait d\u00e9j\u00e0 quatre-vingt ans lorsque \u00ab\u00a0Le temps qui reste\u00a0\u00bb a \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9e, en 2002, et il ne lui restait que deux pauvres petites ann\u00e9es \u00e0 vivre. Il avait travers\u00e9 de nombreuses \u00e9preuves (deux divorces, le suicide de son fils St\u00e9phan en 1980, la d\u00e9pression, l\u2019alcoolisme), mais il y avait surv\u00e9cu. Sa voix, bien s\u00fbr, \u00e9tait \u00e9puis\u00e9e par les ans et elle manquait d&rsquo;assurance (d&rsquo;autant plus qu&rsquo;il lui manquait quelques dents), mais elle restait chaude et fraternelle. C&rsquo;est pr\u00e9cis\u00e9ment cette longue et tragique exp\u00e9rience qui permet \u00e0 Reggiani de transcender les paroles \u00e9crite par Jean-Loup Dabadie. Il ne les chante pas, il les incarne, il leur insuffle toute la chair, toutes les \u00e9motions, tous les enthousiasmes, toutes les d\u00e9ceptions, toutes les douleurs qu&rsquo;il a emmagasin\u00e9es dans ses 80 ann\u00e9es d&rsquo;existence, et il les transforme en une merveilleuse le\u00e7on de vie, un t\u00e9moignage de sa fragilit\u00e9, et du courage, de la noblesse et de la g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 qu&rsquo;il faut pour continuer \u00e0 tenir debout m\u00eame quand on approche de la fin.<\/p>\n\n\n\n<p>Assur\u00e9ment, \u00ab\u00a0Le temps qui reste\u00a0\u00bb est l&rsquo;une des plus belles et bouleversantes chansons de ce qu&rsquo;il est convenu d&rsquo;appeler le r\u00e9pertoire fran\u00e7ais. L&rsquo;une de celles, aussi, qui d\u00e9tiennent le plus puissamment ce pouvoir de changer le reste d&rsquo;une vie. Il m&rsquo;a fallu attendre jusqu&rsquo;\u00e0 mes 55 ans ans pour la d\u00e9couvrir, mais d\u00e9sormais une chose est s\u00fbre\u00a0: parmi la liste des choses que je me promets de faire dans le temps qui me reste, il y a le fait de l&rsquo;\u00e9couter, saisi d&rsquo;admiration et d&rsquo;\u00e9motion, en pensant \u00e0 celles et ceux que j&rsquo;ai perdus et qui me manquent, \u00e0 celles et ceux que je voudrais ne jamais perdre, \u00e0 celles et ceux que je laisserai un jour.<\/p>\n\n\n\n<p>Mes enfants, Dorian, Aurore, j&rsquo;ai tellement encore de vous dire et de vous redire ce genre de choses&nbsp;: \u00ab\u00a0<em>Quand le temps s&rsquo;arr\u00eatera\u2026 je t&rsquo;aimerai encore. Je ne sais pas o\u00f9, je ne sais pas comment\u2026 mais je t&rsquo;aimerai encore\u2026 D&rsquo;accord&nbsp;?<\/em>\u00a0\u00bb Ce merveilleux \u00ab\u00a0<em>D&rsquo;accord&nbsp;?<\/em>\u00a0\u00bb qui cl\u00f4t \u00ab\u00a0Le temps qui reste\u00a0\u00bb, il me chavire encore plus que tout ce qui pr\u00e9c\u00e8de, peut-\u00eatre parce qu&rsquo;il laisse entrevoir que si Reggiani veut encore chanter, voler ou danser, c&rsquo;est surtout pour pouvoir emporter les personnes qu&rsquo;il ch\u00e9rit dans sa ronde, tant que ces personnes le voudront bien (\u00ab\u00a0<em>D&rsquo;accord&nbsp;?<\/em>\u00a0\u00bb ).<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab\u00a0<em>Combien de temps encore<\/em>\u00a0\u00bb , avec vous que j&rsquo;aime&nbsp;? Car si vous disparaissiez, il est clair que je n&rsquo;aurais plus la moindre envie de continuer et que je laisserais la lumi\u00e8re s&rsquo;\u00e9teindre.<\/p>\n\n\n\n<p>J&rsquo;ai chial\u00e9 plusieurs fois comme un m\u00f4me en \u00e9crivant cette chronique. Mais non, j&rsquo;ai pas fini&nbsp;! J&rsquo;ai pas fini&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"Le temps qui reste\" width=\"1230\" height=\"923\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/BtVTkaUo4ew?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n<!-- templates\/buttons-placeholder.php -->\n<div class=\"da-reactions-outer TpostID10958\">\n\t    <div class=\"da-reactions-data da-reactions-container-async center\"\n         data-type=\"post\"\n         data-id=\"10958\"\n         id=\"da-reactions-slot-post-10958\">\n        <div class=\"da-reactions-exposed\">\n\t\t\t<img src=\"https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/plugins\/da-reactions\/assets\/dist\/loading.svg\" alt=\"Loading spinner\" width=\"64\" height=\"64\" style=\"width:64px\" \/>\n        <\/div>\n    <\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Mes parents, dont la culture musicale est tr\u00e8s rive gauche, aimaient beaucoup Serge Reggiani et ils passaient de temps en temps ses disques, qu&rsquo;ils avaient enregistr\u00e9s sur de grandes bandes&hellip;<a href=\"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/2025\/07\/20\/serge-reggiani-le-temps-qui-reste\/\" class=\"more-link\"><span class=\"more-button\">Continue reading<span class=\"screen-reader-text\">Serge Reggiani &#8211; \u00ab\u00a0Le temps qui reste\u00a0\u00bb<\/span><\/span><\/a><\/p>\n<!-- templates\/buttons-placeholder.php -->\n<div class=\"da-reactions-outer TpostID10958\">\n\t    <div class=\"da-reactions-data da-reactions-container-async center\"\n         data-type=\"post\"\n         data-id=\"10958\"\n         id=\"da-reactions-slot-post-10958\">\n        <div class=\"da-reactions-exposed\">\n\t\t\t<img src=\"https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/plugins\/da-reactions\/assets\/dist\/loading.svg\" alt=\"Loading spinner\" width=\"64\" height=\"64\" style=\"width:64px\" \/>\n        <\/div>\n    <\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":10959,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[81],"tags":[17,782,727,798],"class_list":["post-10958","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-musique","tag-chanson-francaise","tag-mes-chroniques-preferees","tag-mort","tag-serge-reggiani"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10958","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=10958"}],"version-history":[{"count":14,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10958\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":10990,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10958\/revisions\/10990"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/10959"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=10958"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=10958"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=10958"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}