{"id":15100,"date":"2026-03-21T11:36:51","date_gmt":"2026-03-21T10:36:51","guid":{"rendered":"https:\/\/gregoryderville.com\/?p=15100"},"modified":"2026-03-21T21:36:58","modified_gmt":"2026-03-21T20:36:58","slug":"antonio-vivaldi-les-quatre-saisons-concerto-n-1-le-printemps","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/2026\/03\/21\/antonio-vivaldi-les-quatre-saisons-concerto-n-1-le-printemps\/","title":{"rendered":"Antonio Vivaldi &#8211; \u00ab\u00a0Les Quatre saisons\u00a0\u00bb \u2013 Concerto n\u00b0 1 \u00ab\u00a0Le printemps\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-9ac00cf961d1ea846fe5a532228b76c6 wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-3356636b40878690a3d6ba398e21c1d1 wp-block-paragraph\">En th\u00e9orie, c&rsquo;est aujourd&rsquo;hui le premier jour du printemps. Je dis \u00ab\u00a0en th\u00e9orie\u00a0\u00bb, parce que en r\u00e9alit\u00e9, cela fait bien deux semaines que je suis plong\u00e9 dans un printemps anticip\u00e9, avec des temp\u00e9ratures qui flirtent avec les 18-20 degr\u00e9s tous les apr\u00e8s-midi. Le \u00ab\u00a0printemps m\u00e9t\u00e9orologique\u00a0\u00bb commence d\u00e8s le premier mars, et cette ann\u00e9e il est particuli\u00e8rement spectaculaire. Bien s\u00fbr c&rsquo;est angoissant car c&rsquo;est un sympt\u00f4me du changement climatique dont trop de gens, m\u00eame celles et ceux qui se croient pourtant alert\u00e9s et inform\u00e9s, persistent \u00e0 ne pas comprendre \u00e0 quel point il est d\u00e9vastateur. Beaucoup de mes arbres fruitiers ont d\u00e9bourr\u00e9 depuis un moment d\u00e9j\u00e0, et je crains qu&rsquo;ils ne morflent si des gel\u00e9es dites \u00ab\u00a0tardives\u00a0\u00bb (en fait normales) viennent agresser des fleurs \u00e0 peine f\u00e9cond\u00e9es\u2026<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-ee3e854cb1974b89ce23118d996ff68d wp-block-paragraph\">Mais en attendant que la douloureuse nous soit pr\u00e9sent\u00e9e, il serait dommage et vain de ne pas jouir des plaisirs que ce printemps anormalement pr\u00e9coce nous procure. Pendant ma semaine de vacances de f\u00e9vrier et les longs week-ends qui les ont suivies, j&rsquo;ai d\u00e9j\u00e0 pu profiter d&rsquo;une douceur d\u00e9licieuse, les fen\u00eatres grandes ouvertes sur le vert des prairies, le bleu du ciel, le jaune des jonquilles, le rouge du cam\u00e9lia, le rose des fleurs de p\u00eachers, le blanc des fleurs d&rsquo;amandiers et de pruniers\u2026 Les insectes commencent \u00e0 sortir et \u00e0 bourdonner, les oiseaux chantent \u00e0 qui mieux mieux pour marquer leur territoire, les l\u00e9zards reprennent l&rsquo;habitude de courir sur la terrasse et le long des murets, les grenouilles du bassin se remettent \u00e0 sauter dans l&rsquo;eau d\u00e8s que je m&rsquo;en approche\u2026 On dit que la nature se r\u00e9veille, et c&rsquo;est tellement vrai&nbsp;! Chaque ann\u00e9e je ressens que d\u00e9cid\u00e9ment le printemps est ma saison pr\u00e9f\u00e9r\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-456da42787cc5e9189633b6b092ab815 wp-block-paragraph\">T\u00f4t ce matin, j&rsquo;ai eu envie de partager un morceau consacr\u00e9 au printemps, et tr\u00e8s vite je me suis dit \u00ab\u00a0Mais pourquoi pas Vivaldi&nbsp;?\u00a0\u00bb<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full\"><a href=\"https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/Vivaldi-Les-Quatre-saisons-enfants.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"350\" height=\"350\" src=\"https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/Vivaldi-Les-Quatre-saisons-enfants.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-15103\" srcset=\"https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/Vivaldi-Les-Quatre-saisons-enfants.jpg 350w, https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/Vivaldi-Les-Quatre-saisons-enfants-300x300.jpg 300w, https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/Vivaldi-Les-Quatre-saisons-enfants-150x150.jpg 150w\" sizes=\"auto, (max-width: 350px) 100vw, 350px\" \/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-62ef4c912d6824585f0fea5292d66cb7 wp-block-paragraph\">\u00c0 l&rsquo;origine, les \u00ab\u00a0Quatre saisons\u00a0\u00bb n&rsquo;est pas une \u0153uvre \u00e0 part enti\u00e8re mais c&rsquo;est un ensemble de quatre concertos, les quatre premiers d&rsquo;un cycle de douze concertos que Vivaldi a r\u00e9unis sous le titre \u00ab\u00a0Il cimento dell&rsquo;armonia e dell&rsquo;inventione\u00a0\u00bb (\u00ab\u00a0La confrontation entre l&rsquo;harmonie et l&rsquo;invention\u00a0\u00bb). C&rsquo;est un genre que le compositeur v\u00e9nitien affectionnait tout particuli\u00e8rement&nbsp;: il a \u00e9crit plus de 200 concertos pour violon et de nombreux concertos pour violoncelle, pour fl\u00fbte, pour fl\u00fbte \u00e0 bec, pour basson, pour mandoline\u2026<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-8417926bd24e047c93962cadcdcc45e7 wp-block-paragraph\">Ces quatre concertos n&rsquo;ont pas connu d&#8217;embl\u00e9e un succ\u00e8s fulgurant&nbsp;: ils ont \u00e9t\u00e9 jou\u00e9s pour la premi\u00e8re fois en 1728 \u00e0 Paris et \u00e0 Londres, et ils ont \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s appr\u00e9ci\u00e9s du vivant de Vivaldi, notamment \u00e0 Venise, mais apr\u00e8s sa mort ils sont quasiment tomb\u00e9s dans l&rsquo;oubli. C&rsquo;est au milieu du XX\u00e8me si\u00e8cle qu&rsquo;ils ont \u00e9t\u00e9 red\u00e9couverts&nbsp;: en quelques d\u00e9cennies, \u00ab\u00a0les Quatre saisons\u00a0\u00bb est alors devenu l&rsquo;une des \u0153uvres les plus jou\u00e9es du r\u00e9pertoire classique (il en existe plus de 1.000 enregistrements diff\u00e9rents, dans des styles et pour des instruments aussi vari\u00e9s que possible), et c&rsquo;est incontestablement LE tube de la <a href=\"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/tag\/musique-baroque\/\">musique baroque<\/a>. Tout le monde ou presque conna\u00eet au moins quelques-unes de ses phrases musicales, que l&rsquo;on retient parce qu&rsquo;on les a \u00e9cout\u00e9es \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole maternelle, ou parce qu&rsquo;on a entendu un parent ou un grand-parent les chantonner ou les siffloter, ou parce qu&rsquo;elles ont \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s souvent utilis\u00e9es dans des films, des g\u00e9n\u00e9riques ou des publicit\u00e9s\u2026<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-bae9c134b9208a4ff301f3c352ecc6a9 wp-block-paragraph\">Lorsque Antonio Vivaldi a compos\u00e9 les \u00ab\u00a0Quatre saisons\u00a0\u00bb, il a voulu rendre hommage \u00e0 la splendeur de la nature sous toutes ses formes, et il l&rsquo;a fait avec un langage musical d&rsquo;une expressivit\u00e9 exceptionnelle. Il fait par exemple gazouiller le violon pour exprimer le chant du merle, ou il signifie le calme et le repos par des mouvements aussi lents et amples que les respirations d&rsquo;un enfant plong\u00e9 dans le sommeil. Comme l&rsquo;explique <a href=\"https:\/\/www.radiofrance.fr\/francemusique\/les-quatre-saisons-de-vivaldi-pourquoi-un-tel-succes-2712379\">la violoniste Amandine Beyer<\/a>, dans le concerto n\u00b0 2 sur l&rsquo;\u00e9t\u00e9, Vivaldi choisit des sonorit\u00e9s moins agr\u00e9ables pour exprimer la chaleur et la lourdeur, la crainte de l&rsquo;orage qui finit par \u00e9clater furieusement. Dans le concerto n\u00b0 4 consacr\u00e9 \u00e0 l&rsquo;hiver, les indications de Vivaldi invitent \u00e0 frotter les cordes \u00e0 toute vitesse pour illustrer les battements des pieds pour se r\u00e9chauffer, ou bien elles pr\u00e9cisent \u00ab\u00a0<em>Dans le froid extr\u00eame, claquer des dents<\/em>\u00a0\u00bb . Dans le concerto n\u00b0 1, au-dessus des notes jou\u00e9es par l&rsquo;alto, on peut aussi lire \u00ab\u00a0<em>Le chien aboie<\/em>\u00a0\u00bb . Bref, c&rsquo;est une musique qui n&rsquo;a rien d&rsquo;abstraite, mais qui au contraire est profond\u00e9ment incarn\u00e9e dans le vivant sous toutes ses formes.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignright size-full is-resized\"><a href=\"https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/Vivaldi.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"479\" height=\"600\" src=\"https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/Vivaldi.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-15102\" style=\"width:296px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/Vivaldi.jpg 479w, https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/Vivaldi-240x300.jpg 240w, https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/Vivaldi-359x450.jpg 359w\" sizes=\"auto, (max-width: 479px) 100vw, 479px\" \/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-1ec22b748f1fcbcc91ddb8ef03dd8737 wp-block-paragraph\">\u00c0 titre personnel je n&rsquo;ai jamais vraiment ador\u00e9 cette \u0153uvre, que je trouve souvent trop virtuose et d\u00e9bordante, avec m\u00eame un soup\u00e7on de grandiloquence dans certains passages (d\u00e9cid\u00e9ment, en bon introverti, je pr\u00e9f\u00e8re la musique plus intime et int\u00e9rieure\u2026). Quitte \u00e0 mettre en musique les saisons, je pr\u00e9f\u00e8re la majest\u00e9 d\u00e9charn\u00e9e du <a href=\"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/2021\/02\/25\/henry-purcell-cold-song-king-arthur-acte-iii-scene-2-arthur-deller\/\">\u00ab\u00a0Cold song\u00a0\u00bb de Henry Purcell<\/a>. Mais il faut reconna\u00eetre que dans le concerto n\u00b01 consacr\u00e9 au printemps, c&rsquo;est pr\u00e9cis\u00e9ment le jaillissement musical \u00e9clatant qui rend l&rsquo;\u0153uvre de Vivaldi si p\u00e9tillante, si prenante et si enthousiasmante, aussi revigorante qu&rsquo;un concentr\u00e9 de vitamines ou une boisson \u00e0 l&rsquo;orange (vous savez, celle dont le slogan \u00e9tait \u00ab\u00a0Secouez moiiiiii&nbsp;!\u00a0\u00bb)&nbsp;: l&rsquo;utilisation de l&rsquo;orchestre et du violon capte et transcrit \u00e0 merveille, de fa\u00e7on g\u00e9niale, la l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 et l&rsquo;all\u00e9gresse si propre \u00e0 cette saison, et en particulier le caract\u00e8re virevoltant du vol et du chant des oiseaux.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-a331b361777e2f191a38c5069344f997 wp-block-paragraph\">Ce premier concerto est compos\u00e9 de trois parties, qui suivent la structure classique du concerto baroque, \u00e0 savoir une succession de trois mouvements&nbsp;: un vif pour accrocher l&rsquo;auditoire, un lent pour le laisser respirer et l&rsquo;inviter \u00e0 la m\u00e9ditation, et un vif pour reprendre la main et pour conclure en beaut\u00e9. Plut\u00f4t que de faire semblant de la conna\u00eetre sur le bout des doigts, je pr\u00e9f\u00e8re recopier ci-dessous la description tr\u00e8s claire et \u00e9vocatrice que l&rsquo;on trouve sur <a href=\"https:\/\/pad.philharmoniedeparis.fr\/0753248-printemps-quatre-saisons-vivaldi.aspx?_lg=fr-FR\">le site de la philharmonie de Paris<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-2e04b301fcb2e9c26d14d64ba0c5985b wp-block-paragraph\">La premi\u00e8re partie, jou\u00e9e allegro et en mi majeur, \u00ab\u00a0<em>commence avec une&nbsp;ritournelle&nbsp;joyeuse et entra\u00eenante (A), jou\u00e9e par tout l\u2019orchestre, et qui reviendra \u00e0 plusieurs reprises au cours du mouvement. Les&nbsp;oiseaux, qui chantent l\u2019arriv\u00e9e de la nouvelle saison (B), sont repr\u00e9sent\u00e9s par le violon solo dialoguant avec les violons I et II. Leurs p\u00e9piements joyeux sont figur\u00e9s par une multitude d\u2019effets imitatifs&nbsp;:&nbsp;mordant, trille, groupe de notes rapides descendantes, r\u00e9p\u00e9titions de notes piqu\u00e9es\u2026 Le \u00ab&nbsp;doux murmure&nbsp;\u00bb du&nbsp;ruisseau&nbsp;(C) leur r\u00e9pond par une m\u00e9lodie ondulante, nuance piano, jou\u00e9e par tout l\u2019orchestre. Mais&nbsp;l\u2019orage&nbsp;arrive (D)&nbsp;: le grondement du tonnerre se fait entendre dans les&nbsp;tr\u00e9molos&nbsp;des cordes, tandis que les \u00e9clairs fusent en notes rapides ascendantes. Le vent tournoyant est figur\u00e9 par le jeu virtuose du violon solo virevoltant. Une fois le calme revenu au son de la ritournelle tutti, les&nbsp;oiseaux&nbsp;peuvent chanter de nouveau (E)&nbsp;: les violons reprennent leur dialogue p\u00e9tillant et le mouvement se termine dans l\u2019all\u00e9gresse retrouv\u00e9e de la ritournelle.<\/em>\u00a0\u00bb <\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-531a88852e6b4863b4092c2731921b5f wp-block-paragraph\">Dans la deuxi\u00e8me mouvement du concerto, jou\u00e9 largo e pianissimo et en mode mineur, l&rsquo;atmosph\u00e8re se fait subitement lourde. \u00ab\u00a0<em>Le chevrier s\u2019endort (F)&nbsp;: la m\u00e9lodie languissante du violon solo \u00e9voque la s\u00e9r\u00e9nit\u00e9 du personnage somnolant, berc\u00e9 par le murmure du feuillage. Celui-ci est jou\u00e9 par les violons qui font entendre un motif rythmique inlassablement r\u00e9p\u00e9t\u00e9 (ostinato), nuance pianissimo, comme un balancement r\u00e9gulier. Pas m\u00eame les&nbsp;aboiements&nbsp;ponctuels du chien, figur\u00e9 par deux notes courtes nuance forte, ne viendront troubler le sommeil du chevrier.<\/em>\u00a0\u00bb <\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-7f570bdc9bd35d7cc97fb3ff99d97941 wp-block-paragraph\">Quant au dernier mouvement, de nouveau jou\u00e9 allegro et en mi majeur, il est \u00ab\u00a0<em>une \u00ab danse pastorale&nbsp;\u00bb aux accents populaires. La ritournelle d\u2019introduction est une m\u00e9lodie simple et entra\u00eenante au rythme de&nbsp;sicilienne, soutenue par une&nbsp;note p\u00e9dale. On retrouve l\u2019all\u00e9gresse du premier mouvement, tandis que le berger c\u00e9l\u00e8bre le retour du printemps (G)&nbsp;: ses&nbsp;pas de danse&nbsp;sont illustr\u00e9s par les solos successifs du violon, entrecoup\u00e9s de la joyeuse ritournelle. Par moment, les nymphes&nbsp;se joignent&nbsp;au berger&nbsp;: les violons de l\u2019orchestre s\u2019associent alors au violon solo, dont le jeu en doubles cordes \u00e9voque le bourdon de la&nbsp;\u00ab&nbsp;musette rustique&nbsp;\u00bb.<\/em>\u00a0\u00bb <\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-1cc70afb7415986573c16c1e962a25e8 wp-block-paragraph\">Comme tr\u00e8s souvent, le fait de lire des descriptions de la musique au sujet de laquelle je suis en train de pr\u00e9parer une chronique me fait penser que j&rsquo;\u00e9tais tr\u00e8s loin d&rsquo;en saisir les subtilit\u00e9s et les merveilles&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-a722276c85f26ea7abdaf94c96269044 wp-block-paragraph\">Les \u00ab\u00a0Quatre saisons\u00a0\u00bb ont enfin une particularit\u00e9 m\u00e9connue (en tous cas je n&rsquo;\u00e9tais pas au courant avant ce matin)&nbsp;: chacun de ces quatre concertos est accompagn\u00e9 d\u2019un bref sonnet qui d\u00e9crit en quelques vers la saison qu&rsquo;il met en musique. Aujourd&rsquo;hui encore, on ne sait pas si c&rsquo;est Antonio Vivaldi qui les a \u00e9crits. La violoniste Amandine Bayer est persuad\u00e9e que c&rsquo;est le cas&nbsp;: \u00ab\u00a0<em>Moi, je pense que oui car le texte colle tellement \u00e0 la musique et la musique colle tellement au texte, que je ne peux pas imaginer que ce soit une autre personne que le compositeur qui les ait \u00e9crits.<\/em>\u00a0\u00bb Peu importe, \u00e0 vrai dire.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-02b28ce3852bd388f065692020471fe0 wp-block-paragraph\">Mais le soleil brille d\u00e9j\u00e0, alors il est temps pour moi de suivre le conseil de Vivaldi, de l\u00e2cher mon ordinateur, d&rsquo;ouvrir les fen\u00eatres, d&rsquo;\u00e9couter les oiseaux et d&rsquo;aller m&rsquo;occuper de mon jardin et de mes pas japonais, en vous laissant avec le premier mouvement interpr\u00e9t\u00e9 par Nemanja Radulovic&nbsp;et ses complices de Double Sens (une version moderne et florale, \u00e9tonnamment chantante et rythm\u00e9e, libre et charnelle), et avec le texte des trois sonnets du concerto \u00ab\u00a0Primavera\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-fab9b9e53fba047d07c4ea854a165e7b wp-block-paragraph\">\u00ab\u00a0Le Printemps est revenu&nbsp;; tout enjou\u00e9s,<br>les oiseaux le saluent d\u2019un chant all\u00e8gre,<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-38575ddbbd1519b99e8fa9aa37c4c05b wp-block-paragraph\">tandis que les sources, au souffle des z\u00e9phyrs,<br>courent en \u00e9mettant un doux murmure.<br>Mais le ciel se couvre de nuages noirs,<br>suivis d\u2019\u00e9clairs et de coups de tonnerre&nbsp;;<br>Lorsqu\u2019ils se sont tus, enfin, les oiseaux<br>emplissent \u00e0 nouveau l\u2019air de leurs chants.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-c931e2c05e6b58eddd8ec0c833596fdd wp-block-paragraph\">Maintenant, sur le charmant pr\u00e9 fleuri,<br>au doux murmure que forment les feuillages et les plantes,<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-7def7be40f8fa4023acfb5c725f80683 wp-block-paragraph\">le chevrier s\u2019endort, son chien fid\u00e8le \u00e0 ses c\u00f4t\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-84298582ea2116da88ef796fced792a2 wp-block-paragraph\">Au son joyeux de la musette rustique,<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-00d2c0e3236f543edad151eb96f12c85 wp-block-paragraph\">le berger amoureux danse avec les nymphes,<br>leurs visages rayonnent dans la lumi\u00e8re du printemps nouveau.\u00a0\u00bb<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"Vivaldi: Concerto for Violin and Strings in E, Op. 8, No. 1, R.269 &quot;La Primavera&quot; - 1. Allegro\" width=\"1230\" height=\"923\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/xKfSw7XbaB4?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n<!-- templates\/buttons-placeholder.php -->\n<div class=\"da-reactions-outer TpostID15100\">\n\t    <div class=\"da-reactions-data da-reactions-container-async center\"\n         data-type=\"post\"\n         data-id=\"15100\"\n         id=\"da-reactions-slot-post-15100\">\n        <div class=\"da-reactions-exposed\">\n\t\t\t<img src=\"https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/plugins\/da-reactions\/assets\/dist\/loading.svg\" alt=\"Loading spinner\" width=\"64\" height=\"64\" style=\"width:64px\" \/>\n        <\/div>\n    <\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En th\u00e9orie, c&rsquo;est aujourd&rsquo;hui le premier jour du printemps. Je dis \u00ab\u00a0en th\u00e9orie\u00a0\u00bb, parce que en r\u00e9alit\u00e9, cela fait bien deux semaines que je suis plong\u00e9 dans un printemps anticip\u00e9,&hellip;<a href=\"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/2026\/03\/21\/antonio-vivaldi-les-quatre-saisons-concerto-n-1-le-printemps\/\" class=\"more-link\"><span class=\"more-button\">Continue reading<span class=\"screen-reader-text\">Antonio Vivaldi &#8211; \u00ab\u00a0Les Quatre saisons\u00a0\u00bb \u2013 Concerto n\u00b0 1 \u00ab\u00a0Le printemps\u00a0\u00bb<\/span><\/span><\/a><\/p>\n<!-- templates\/buttons-placeholder.php -->\n<div class=\"da-reactions-outer TpostID15100\">\n\t    <div class=\"da-reactions-data da-reactions-container-async center\"\n         data-type=\"post\"\n         data-id=\"15100\"\n         id=\"da-reactions-slot-post-15100\">\n        <div class=\"da-reactions-exposed\">\n\t\t\t<img src=\"https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/plugins\/da-reactions\/assets\/dist\/loading.svg\" alt=\"Loading spinner\" width=\"64\" height=\"64\" style=\"width:64px\" \/>\n        <\/div>\n    <\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":15101,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[81],"tags":[190,237,857],"class_list":["post-15100","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-musique","tag-musique-classique","tag-musique-baroque","tag-vivaldi"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/15100","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=15100"}],"version-history":[{"count":7,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/15100\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":15113,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/15100\/revisions\/15113"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/15101"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=15100"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=15100"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=15100"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}