{"id":15125,"date":"2026-03-26T09:52:00","date_gmt":"2026-03-26T08:52:00","guid":{"rendered":"https:\/\/gregoryderville.com\/?p=15125"},"modified":"2026-03-26T07:37:52","modified_gmt":"2026-03-26T06:37:52","slug":"dire-straits-telegraph-road-live","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/2026\/03\/26\/dire-straits-telegraph-road-live\/","title":{"rendered":"Dire Straits &#8211; \u00ab\u00a0Telegraph road\u00a0\u00bb (live)"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-a1151df70f96aaef56aad276286b79a1 wp-block-paragraph\">Form\u00e9 en 1977, le groupe anglais <a href=\"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/tag\/dire-straits\/\">Dire Straits<\/a> est aujourd&rsquo;hui pass\u00e9 de mode&nbsp;: on n&rsquo;en entend plus gu\u00e8re parler, il semble \u00eatre aussi ringard que le bandeau de tennis de son leader Mark Knopfler (qui \u00e9tait tout \u00e0 la fois guitariste, chanteur et unique compositeur), et je n&rsquo;ai pas le souvenir de reprises marquantes de ses chansons, mise \u00e0 part \u00ab\u00a0<a href=\"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/2021\/05\/21\/dire-straits-brothers-in-arms\/\">Brother in arms<\/a>\u00a0\u00bb par Joan Baez et par Metallica (mais dans un cas comme dans l&rsquo;autre ce n&rsquo;est pas terrible\u2026). Ce d\u00e9sint\u00e9r\u00eat est assez \u00e9tonnant, car dans les ann\u00e9es 80 c&rsquo;\u00e9tait l&rsquo;un des plus grands groupes de rock (ou disons de soft rock, ou de rock FM, comme on disait alors). Du point de vue commercial, en tous cas, Dire Straits mangeait \u00e0 la m\u00eame table que Queen ou Pink Floyd&nbsp;: depuis ses d\u00e9buts il a vendu plus de 140 millions d&rsquo;albums dans le monde&nbsp;!<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><a href=\"https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/Mark-Knopfler-a-la-guitare.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"684\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/Mark-Knopfler-a-la-guitare.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-15127\" style=\"width:306px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/Mark-Knopfler-a-la-guitare.jpg 684w, https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/Mark-Knopfler-a-la-guitare-200x300.jpg 200w, https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/Mark-Knopfler-a-la-guitare-414x620.jpg 414w, https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/Mark-Knopfler-a-la-guitare-668x1000.jpg 668w, https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/Mark-Knopfler-a-la-guitare-434x650.jpg 434w, https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/Mark-Knopfler-a-la-guitare-301x450.jpg 301w\" sizes=\"auto, (max-width: 684px) 100vw, 684px\" \/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-0c2565350b3f7254cb7db97b7d5e864f wp-block-paragraph\">D\u00e8s son origine, le groupe s&rsquo;est fait conna\u00eetre gr\u00e2ce \u00e0 une patte musicale qui ne variera pas tout au long de sa carri\u00e8re&nbsp;: un son de guitare \u00e9lectrique cristallin et d&rsquo;une impeccable nettet\u00e9, et de longs solos virtuoses de Mark Knopfler, parfois ins\u00e9r\u00e9s dans des chansons qui \u00e9taient elles-m\u00eames tr\u00e8s \u00e9tir\u00e9es (certain\u00b7es dont le soft rock n&rsquo;est pas la came diront plut\u00f4t qu&rsquo;elles sont \u00ab\u00a0interminables\u00a0\u00bb). Le son de Dire Straits est tr\u00e8s loin d&rsquo;\u00e0 peu pr\u00e8s tout ce qui rencontrait du succ\u00e8s au tournant des ann\u00e9es 1980&nbsp;: loin du punk, loin du funk, loin du disco, loin de la new wave\u2026 Peut-\u00eatre est-ce justement cela, ce c\u00f4t\u00e9 d\u00e9bonnaire et insoucieux des modes musicales, qui a assur\u00e9 le succ\u00e8s du groupe, un peu comme Fleetwood Mac de l&rsquo;autre c\u00f4t\u00e9 de l&rsquo;Atlantique&nbsp;? En tous cas il est un fait qu&rsquo;il y avait un large public pour ce rock classique, m\u00e9lodieux, techniquement irr\u00e9prochable, agr\u00e9able \u00e0 l&rsquo;oreille mais quand m\u00eame assez lisse, voire c\u00e9r\u00e9bral, froid et d\u00e9sincarn\u00e9 \u2013 pour moi en tous cas, \u00e7a manque de chair, de spontan\u00e9it\u00e9 et d&rsquo;\u00e9motions.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-2044cc12ef2e060c59c213a598f96955 wp-block-paragraph\">Parue en 1982 sur le quatri\u00e8me album de Dire Straits (\u00ab\u00a0Love over gold\u00a0\u00bb), \u00ab\u00a0Telegraph road\u00a0\u00bb est la quintessence de tout cela, \u00e0 un degr\u00e9 encore plus aigu de m\u00e9ticulosit\u00e9. Je l&rsquo;ai pas mal \u00e9cout\u00e9e lorsque j&rsquo;\u00e9tais coll\u00e9gien, car j&rsquo;avais enregistr\u00e9 le double album \u00ab\u00a0Alchemy live\u00a0\u00bb sur une cassette audio de 90 minutes, une face pour chaque disque, et il m&rsquo;arrivait assez souvent de la faire tourner durant mes longs apr\u00e8s-midi de lecture. En concert elle est \u00e0 peine moins longue (13&rsquo;28 contre 14&rsquo;18), mais dans les deux versions on retrouve la m\u00eame construction minutieuse\u00a0: le m\u00eame crescendo initial d&rsquo;environ deux minutes, le retour plusieurs fois du th\u00e8me qui est \u00e9nonc\u00e9 \u00e0 la guitare ou au synth\u00e9, un pont tr\u00e8s lent ouvert par le piano, deux solos de guitare aussi magistraux que m\u00e9lancoliques, et pour finir une course-poursuite effr\u00e9n\u00e9e de quasiment cinq minutes entre la guitare virevoltante, les notes martel\u00e9es au piano et les roulements de la batterie. En d\u00e9pit du decrescendo final, j&rsquo;aime bien ce point de vue du journaliste musical Michael Oldfield qui a \u00e9crit que cette chanson \u00ab\u00a0<em>entre en sc\u00e8ne comme un agneau et en sort comme un lion.<\/em>\u00a0\u00bb <\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignright size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"210\" height=\"336\" src=\"https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/Knut-Hamsun-Leveil-de-la-glebe.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-15129\" style=\"width:262px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/Knut-Hamsun-Leveil-de-la-glebe.jpg 210w, https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/Knut-Hamsun-Leveil-de-la-glebe-188x300.jpg 188w\" sizes=\"auto, (max-width: 210px) 100vw, 210px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-c001618ae956b4f8171eb6093f772e0a wp-block-paragraph\">Comme pour la quasi totalit\u00e9 des chansons en anglais que j&rsquo;\u00e9coutais dans mon adolescence, je ne savais \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque \u00e0 peu pr\u00e8s rien de ce dont parle \u00ab\u00a0Telegraph road\u00a0\u00bb. Comme Dire Straits est un groupe que je n&rsquo;\u00e9coute quasiment plus jamais (sauf pour \u00ab\u00a0Brother in arms\u00a0\u00bb que j&rsquo;adore), il m&rsquo;a fallu attendre de pr\u00e9parer cette chronique pour que je d\u00e9couvre le sens que Mark Knopfler a voulu y mettre. Il a \u00e9crit cette chanson alors que le groupe, en tourn\u00e9e aux \u00c9tats-Unis, voyageait en bus dans les environs de Detroit, et que lui-m\u00eame lisait <em>L&rsquo;\u00e9veil de la gl\u00e8be<\/em>, un roman du prix Nobel norv\u00e9gien&nbsp;Knut Hamsun. Ce livre raconte l&rsquo;histoire d&rsquo;un couple qui d\u00e9cide de quitter la ville et d&rsquo;aller s&rsquo;\u00e9tablir dans le grand nord de la Norv\u00e8ge pour y exp\u00e9rimenter un mode de vie traditionnel et rude, qui parvient \u00e0 cr\u00e9er autour de lui une petite communaut\u00e9 soud\u00e9e, mais qui est petit \u00e0 petit rattrap\u00e9 par la civilisation et par le \u00ab\u00a0progr\u00e8s\u00a0\u00bb. Fortement impressionn\u00e9 par le parall\u00e8le entre l&rsquo;histoire qu&rsquo;il \u00e9tait en train de lire et la crise \u00e9conomique qui commen\u00e7ait \u00e0 frapper la capitale de l&rsquo;industrie automobile am\u00e9ricaine, qui allait \u00eatre bient\u00f4t le symbole de la \u00ab\u00a0rust bell\u00a0\u00bb, Knopfler a alors d\u00e9cid\u00e9 d&rsquo;\u00e9crire une chanson m\u00e9taphorique qui dresserait une fresque de la colonisation de l\u2019Am\u00e9rique. Comme il l&rsquo;a expliqu\u00e9 plus tard dans une interview, \u00ab\u00a0<em>Nous \u00e9tions en train de rouler sur cette route et je lisais \u00e0 l\u2019\u00e9poque un livre intitul\u00e9 \u2018Growth of the Soil\u2019, et j\u2019ai simplement mis les deux ensemble. On roulait sur cette route\u2026 et elle n\u2019en finissait pas de s\u2019\u00e9tendre. Et j\u2019ai commenc\u00e9 \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir, je me suis demand\u00e9 comment cette route avait commenc\u00e9, ce qu\u2019elle devait \u00eatre au d\u00e9but. Et c\u2019est comme \u00e7a que tout est arriv\u00e9, j\u2019ai juste mis&nbsp;<\/em><em>ensemble&nbsp;ce livre et l\u2019endroit o\u00f9 j\u2019\u00e9tais\u2026<\/em>\u00a0\u00bb <\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-f551949854550c7fdf11447fb9e1fecc wp-block-paragraph\">Le texte de \u00ab\u00a0Telegraph road\u00a0\u00bb commence donc par exposer l&rsquo;espoir de vie meilleure des pionniers\u00a0: \u00ab\u00a0<em>A long time ago came a man on a track, \/ walking thirty miles with a sack on his back \/ And he put down his load where he thought it was the best \/ He made a home in the wilderness<\/em>\u00a0\u00bb ). La libert\u00e9 et la l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 conquises sont alors soulign\u00e9es par l\u2019introduction \u00e0 la fl\u00fbte, laquelle \u00e9voque la culture am\u00e9rindienne et le partenariat amical entre les humains et leur environnement naturel. Dans un deuxi\u00e8me temps, le texte d\u00e9crit le domptage de la nature sauvage et les transformations entra\u00een\u00e9es par le d\u00e9veloppement \u00e9conomique le long de la fameuse Telegraph Road, ouverte en 1848, qui a d&rsquo;abord \u00e9t\u00e9 un vague chemin mais qui est petit \u00e0 petit devenue une route, puis une autoroute \u00e0 quatre voies, puis \u00e0 six\u00a0: \u00ab\u00a0<em>Then came the churches, then came the schools \/ Then came the lawyers, then came the rules \/ Then came the trains and the trucks with their loads \/ And the dirty old track was the Telegraph Road \/ Then came the mines, then came the ore<\/em>\u00a0\u00bb\u00a0; \u00ab\u00a0<em>There&rsquo;s six lanes of trafic<\/em>\u00a0\u00bb . Assez subtilement, Knopfler glisse que les gazouillis des oiseaux dont profitaient chaque matin les pionniers sont d\u00e9sormais supplant\u00e9s par les crissements des fils de t\u00e9l\u00e9graphe sur lesquels ils viennent se poser. Enfin la chanson \u00e9voque les d\u00e9sillusions g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par le ch\u00f4mage, la pauvret\u00e9 et les conflits politiques\u00a0: \u00ab\u00a0<em>Then there was the hard times, then there was a war<\/em>\u00a0\u00bb . Le r\u00eave, les efforts, les douleurs, les chagrins, les d\u00e9chirements, la d\u00e9b\u00e2cle, la chute, tout cela est symbolis\u00e9 par l&rsquo;histoire de cette route, qui \u00e9tait un chemin vers l&rsquo;Eden au c\u0153ur de la nature sauvage, mais qui n&rsquo;est plus qu&rsquo;un canal urbanis\u00e9 sur lequel s&rsquo;engouffre en permanence un flux fr\u00e9n\u00e9tique et infini de bagnoles et de camions\u2026 Comme le livre de Knut Hamsun, les paroles de cette chanson Dire Straits r\u00e9sonnent encore plus aujourd&rsquo;hui,\u00a0 \u00e0 l&rsquo;heure o\u00f9 les effets secondaires de la croissance \u00e9conomique apparaissent de plus en plus \u00e9vidents et de plus en plus d\u00e9vastateurs.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><a href=\"https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/Telegraph-road-autoroute.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"900\" height=\"507\" src=\"https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/Telegraph-road-autoroute.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-15139\" style=\"width:655px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/Telegraph-road-autoroute.jpg 900w, https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/Telegraph-road-autoroute-300x169.jpg 300w, https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/Telegraph-road-autoroute-768x433.jpg 768w, https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/Telegraph-road-autoroute-825x465.jpg 825w, https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/Telegraph-road-autoroute-600x338.jpg 600w, https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/Telegraph-road-autoroute-400x225.jpg 400w\" sizes=\"auto, (max-width: 900px) 100vw, 900px\" \/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-d82eb3bdae07542c19d393c401868829 wp-block-paragraph\">Comme Knopfler n&rsquo;\u00e9tait pas romantique pour rien (il a quand m\u00eame intitul\u00e9 l&rsquo;un de ses plus grands tubes \u00ab\u00a0Romeo and Juliet\u00a0\u00bb), il a entretiss\u00e9 ce bout d&rsquo;histoire sociale, \u00e9conomique et politique des \u00c9tats-Unis avec la description d&rsquo;un amour qui, lui aussi, s&rsquo;effiloche un peu. La deuxi\u00e8me moiti\u00e9 de la chanson donne en effet la parole \u00e0 un homme qui s&rsquo;afflige et qui promet \u00e0 son amoureuse qu&rsquo;il va les sortir de la noirceur et les ramener \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque o\u00f9 la vie \u00e9tait pour eux une d\u00e9couverte joyeuse, et m\u00eame un pari enthousiasmant sur l&rsquo;avenir\u00a0: \u00ab\u00a0<em>You had your head on my shoulder, you had your hand in my hair \/ Now you act a little colder like you don&rsquo;t seem to care \/ But just believe in me, baby, and I&rsquo;ll take you away \/ from out of this darkness and into the day<\/em>\u00a0\u00bb . De ce point de vue aussi, Mark Knopfler est fid\u00e8le \u00e0 l&rsquo;inspiration qu&rsquo;il a puis\u00e9e dans le roman de Knut Hamsun, car celui-ci est une m\u00e9taphore quasi-biblique qui adapte l&rsquo;histoire d&rsquo;Adam et Eve dans un jardin d\u2019Eden moderne en passe de devenir post-apocalyptique (je n&rsquo;ai pas lu ce roman, mais je le mets sur ma liste!)<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-8f89131ec5129fd268592d1189897dc8 wp-block-paragraph\">Comme souvent, apr\u00e8s avoir lu pour pr\u00e9par\u00e9 cette chronique et apr\u00e8s l&rsquo;avoir \u00e9crite, j&rsquo;ai chang\u00e9 d&rsquo;avis au sujet de ce morceau. Je croyais que c&rsquo;\u00e9tait une chanson romantique et, sur le plan musical, une simple succession de morceaux de bravoure \u00e0 la guitare. Mais en fait j&rsquo;ai d\u00e9couvert qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une v\u00e9ritable \u00e9pop\u00e9e qui, en \u00e9voquant l&rsquo;histoire d&rsquo;une route, retrace en r\u00e9alit\u00e9 l&rsquo;histoire d&rsquo;un pays nouveau, et qui plus largement encore illustre le d\u00e9sir \u00e9ternel d&rsquo;une vie meilleure, la perte in\u00e9luctable des illusions que tous les humains ou presque finissent pas subir un jour ou l&rsquo;autre, et l&rsquo;envie de ne pas pour autant baisser les bras.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-d64cb6b4435a4e46f7dbdc469075eb92 wp-block-paragraph\">Mark Knopfler a lui-m\u00eame dit de \u00ab\u00a0Telegraph road\u00a0\u00bb que c&rsquo;est une chanson \u00ab\u00a0<em>cin\u00e9matographique<\/em>\u00a0\u00bb&nbsp;: \u00ab\u00a0<em>Pendant le passage lent au milieu du morceau, je visualise tr\u00e8s bien un travelling arri\u00e8re qui laisserait d\u00e9couvrir un panorama de grands espaces.<\/em>\u00a0\u00bb Cela me para\u00eet tr\u00e8s juste&nbsp;: en effet les deux premi\u00e8res minutes ont l&rsquo;allure d&rsquo;un lever de soleil, en effet la cavalcade guitare-piano ressemble \u00e0 une \u00e9meute ou \u00e0 une guerre\u2026 Knopfler a bel et bien r\u00e9ussi \u00e0 accrocher l\u2019auditeur, \u00e0 le captiver et \u00e0 le t\u00e9l\u00e9porter dans une atmosph\u00e8re, dans une ambiance, dans un paysage.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-cf427fb4384335a5cf1cd257704dbdda wp-block-paragraph\">Est-ce que cette red\u00e9couverte de \u00ab\u00a0Telegraph road\u00a0\u00bb me suffira pour r\u00e9\u00e9couter davantage les albums de Dire Straits&nbsp;? Ce n&rsquo;est pas certain. Mais en tous cas lorsque je le ferai, ce sera s\u00fbrement avec davantage de plaisir, notamment pour ce morceau monumental\u2026 que je continue d\u00e9cid\u00e9ment \u00e0 pr\u00e9f\u00e9rer dans la version en concert du Alchemy live.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-d68aaee6a9f691d902ca0140dd62190b wp-block-paragraph\">\u00ab\u00a0I&rsquo;ve seen desperation explode into flames<br>And I don&rsquo;t want to see it again\u00a0\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-5561b54bdf9ded4860508f2499bed699 wp-block-paragraph\">[Je signale et je conseille cette tr\u00e8s belle et int\u00e9ressante chronique, qui m&rsquo;a inspir\u00e9 quelques id\u00e9es : <a href=\"https:\/\/cafe-geo.net\/telegraph-road-ou-la-desillusion-du-mythe-americain-de-la-conquete\/\">Telegraph Road ou la d\u00e9sillusion du mythe am\u00e9ricain de la conqu\u00eate.<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"Telegraph Road (Live At Hammersmith Odeon, London\/1983)\" width=\"1230\" height=\"923\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/CKbTBieoqfg?list=OLAK5uy_kQqxWuz-1-mBUbchDKsW2xq-9sGI1oJok\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n<!-- templates\/buttons-placeholder.php -->\n<div class=\"da-reactions-outer TpostID15125\">\n\t    <div class=\"da-reactions-data da-reactions-container-async center\"\n         data-type=\"post\"\n         data-id=\"15125\"\n         id=\"da-reactions-slot-post-15125\">\n        <div class=\"da-reactions-exposed\">\n\t\t\t<img src=\"https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/plugins\/da-reactions\/assets\/dist\/loading.svg\" alt=\"Loading spinner\" width=\"64\" height=\"64\" \/>\n        <\/div>\n    <\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Form\u00e9 en 1977, le groupe anglais Dire Straits est aujourd&rsquo;hui pass\u00e9 de mode&nbsp;: on n&rsquo;en entend plus gu\u00e8re parler, il semble \u00eatre aussi ringard que le bandeau de tennis de&hellip;<a href=\"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/2026\/03\/26\/dire-straits-telegraph-road-live\/\" class=\"more-link\"><span class=\"more-button\">Continue reading<span class=\"screen-reader-text\">Dire Straits &#8211; \u00ab\u00a0Telegraph road\u00a0\u00bb (live)<\/span><\/span><\/a><\/p>\n<!-- templates\/buttons-placeholder.php -->\n<div class=\"da-reactions-outer TpostID15125\">\n\t    <div class=\"da-reactions-data da-reactions-container-async center\"\n         data-type=\"post\"\n         data-id=\"15125\"\n         id=\"da-reactions-slot-post-15125\">\n        <div class=\"da-reactions-exposed\">\n\t\t\t<img src=\"https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/plugins\/da-reactions\/assets\/dist\/loading.svg\" alt=\"Loading spinner\" width=\"64\" height=\"64\" \/>\n        <\/div>\n    <\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":15126,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[81],"tags":[13,858,654],"class_list":["post-15125","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-musique","tag-angleterre","tag-dire-straits","tag-soft-rock"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/15125","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=15125"}],"version-history":[{"count":14,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/15125\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":15148,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/15125\/revisions\/15148"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/15126"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=15125"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=15125"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=15125"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}