{"id":15180,"date":"2026-04-01T19:07:00","date_gmt":"2026-04-01T17:07:00","guid":{"rendered":"https:\/\/gregoryderville.com\/?p=15180"},"modified":"2026-04-20T09:04:55","modified_gmt":"2026-04-20T07:04:55","slug":"cocorosie-beautiful-boyz","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/2026\/04\/01\/cocorosie-beautiful-boyz\/","title":{"rendered":"Cocorosie &#8211; \u00ab\u00a0Beautiful boyz\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-ec3941e174ef3946797c09b564aeef65 wp-block-paragraph\">CocoRosie est un dr\u00f4le de duo form\u00e9 en 2003 par deux s\u0153urs am\u00e9ricaines qui vivaient alors ensemble \u00e0 Paris, apr\u00e8s avoir pass\u00e9 toute leur enfance loin l&rsquo;une de l&rsquo;autre&nbsp;: n\u00e9e dans l&rsquo;Iowa, Sierra Casady a v\u00e9cu avec leur m\u00e8re une vie de boh\u00e8me dans plusieurs \u00c9tats am\u00e9ricains, tandis que la cadette, Bianca, est n\u00e9e \u00e0 Hawa\u00ef et a v\u00e9cu avec leur p\u00e8re, un fermier de l&rsquo;Iowa. Bien que s\u00e9par\u00e9s, leurs parents avaient en commun un int\u00e9r\u00eat marqu\u00e9 pour les cultures am\u00e9rindiennes, ainsi que la conviction que les enfants peuvent en apprendre davantage dans le \u00ab\u00a0monde r\u00e9el\u00a0\u00bb qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;\u00e9cole, sur le plan artistique en tous cas \u2013 et de fait aucune des deux s\u0153urs n&rsquo;a termin\u00e9 l&rsquo;\u00e9cole secondaire.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-1027cb4f130c78209a25762c84f6b5a3 wp-block-paragraph\">\u00c0 la fin de l&rsquo;adolescence, Sierra a emm\u00e9nag\u00e9 \u00e0 New York puis dans le quartier Montmartre \u00e0 Paris, avec le r\u00eave de faire une carri\u00e8re de chanteuse d&rsquo;op\u00e9ra&nbsp;: elle a \u00e9tudi\u00e9 au Conservatoire national sup\u00e9rieur de musique de Paris. Quant \u00e0 Bianca, \u00e0 la m\u00eame \u00e9poque elle suivait \u00e0 New York des \u00e9tudes de linguistique et de sociologie, tout en essayant de donner corps \u00e0 sa passion pour l&rsquo;\u00e9criture et les arts visuels.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-a3088933e932277d7504bd2a40cdbccd wp-block-paragraph\">L&rsquo;\u00e9loignement n&rsquo;a pas emp\u00each\u00e9 les soeurs Casady de se retrouver autour d&rsquo;un projet commun, celui de faire ensemble de la musique. Pour baptiser leur duo, elles ont tout simplement choisi d&rsquo;accoler les deux surnoms affectueux que leur m\u00e8re leur avait choisi, \u00ab\u00a0Rosie\u00a0\u00bb pour Sierra et \u00ab\u00a0Coco\u00a0\u00bb pour Bianca.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-5ac3c5d949f2fc545d8fe1014da09f5e wp-block-paragraph\">J&rsquo;avais entendu parler de CocoRosie, mais il a fallu attendre l&rsquo;\u00e9t\u00e9 dernier pour que je d\u00e9couvre ce groupe, gr\u00e2ce \u00e0 la playlist de mon ami Christophe qui passait quelques jours \u00e0 la maison. D\u00e8s les premi\u00e8res \u00e9coutes j&rsquo;ai \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s s\u00e9duit, j&rsquo;ai eu envie de creuser, et l&rsquo;histoire de sa gen\u00e8se m&rsquo;a paru si singuli\u00e8re que je me suis dit qu&rsquo;il y aurait mati\u00e8re \u00e0 r\u00e9diger une chronique, que voici.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"341\" height=\"427\" src=\"https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/CocoRosie-soeurs-dans-la-baignoire.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-15185\" srcset=\"https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/CocoRosie-soeurs-dans-la-baignoire.jpg 341w, https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/CocoRosie-soeurs-dans-la-baignoire-240x300.jpg 240w\" sizes=\"auto, (max-width: 341px) 100vw, 341px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-d19285df91eb2d7e8577b2158dd9ab51 wp-block-paragraph\">L&rsquo;univers musical des s\u0153urs Casidy est aussi original que leur histoire&nbsp;: il est tr\u00e8s po\u00e9tique, surprenant, parfois incongru, avec des instruments de musique bien s\u00fbr (Sierra joue de la guitare, de la harpe et chante, Bianca est joue des percussions et de la fl\u00fbte, elle chante et parfois elle enregistre des beatbox), mais aussi avec des sonorit\u00e9s inattendues (des bruits d&rsquo;eau, d&rsquo;animaux, de casseroles, de jouets pour enfants\u2026).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-43ddf5efb7517e469eaf6cad74183040 wp-block-paragraph\">C&rsquo;est en 2004 que le premier album de CocoRosie est sorti. Intitul\u00e9 \u00ab\u00a0La Maison de mon r\u00eave\u00a0\u00bb (en fran\u00e7ais), il a \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9 dans la salle de bains de leur chambre de bonne de la butte Montmartre, car Sierra et Bianca avaient estim\u00e9 qu&rsquo;elle avait une excellente acoustique \u2013 pourquoi pas. On y entend une musique assez inclassable, \u00e9trange, onirique, riche en bruits issus de leur environnement imm\u00e9diat, un peu comme dans \u00ab\u00a0L&rsquo;art du bruit\u00a0\u00bb du compositeur fran\u00e7ais Pascal Comelade. \u00c0 l&rsquo;\u00e9couter on a l&rsquo;impression que les s\u0153urs Casidy ont \u00e9crit et compos\u00e9 les chansons en se replongeant avec d\u00e9lice dans leur enfance, jouant avec les sons et les mots comme les enfants s&rsquo;\u00e9merveillent \u00e0 creuser et remplir des trous dans le sable, \u00e0 cuisiner un improbable gloubiboulga pour leurs poup\u00e9es ou leurs doudous, ou bien encore \u00e0 b\u00e2tir des cabanes dans le salon avec des couettes, des plaids, des chaises et des pinces \u00e0 linge (toute ressemblance avec ce que mes deux enfants adoraient faire n&rsquo;est absolument pas fortuite)\u2026<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-e0f3a146f1ea870cbf71aa395ec3ec79 wp-block-paragraph\">Au-del\u00e0 du bricolage musical artisanal et int\u00e9ressant, m\u00e9lange de folk psych\u00e9d\u00e9lique, de chant lyrique, de gospel, de pop (tr\u00e8s) lo-fi, parfois m\u00eame de hip-hop, ce qui me pla\u00eet chez CocoRosie c&rsquo;est cette spontan\u00e9it\u00e9, cette fa\u00e7on d&rsquo;essayer et d&rsquo;exp\u00e9rimenter, sans entrave ni autocensure, avec la joie et l&rsquo;enthousiasme propres aux enfants quand ils n&rsquo;ont pas encore \u00e9t\u00e9 entrav\u00e9s ou \u00e9teints par des ann\u00e9es de socialisation aux r\u00e8gles et aux normes auxquelles ces gens si accablants de s\u00e9rieux et d&rsquo;impatience qu&rsquo;on appelle les \u00ab\u00a0adultes\u00a0\u00bb trouvent scandaleux de d\u00e9sob\u00e9ir. Sierra et Bianca ne se rebellent pas (du moins je n&rsquo;en ai pas l&rsquo;impression), simplement elles suivent la ligne de conduite qui leur fait envie, elles imaginent la musique qui leur passe par la t\u00eate, elles chantent ce qui leur chante, et peu importe si le r\u00e9sultat est un peu de bric et de broc, \u00e0 l&rsquo;instar d&rsquo;un Erik Satie par exemple. Elles sont une assez jolie incarnation de ce qu&rsquo;en analyse transactionnelle on appelle \u00ab\u00a0l&rsquo;enfant libre\u00a0\u00bb. Je trouve leurs \u0153uvre non seulement cr\u00e9ative et belle, mais aussi d\u00e9routante et tr\u00e8s rafra\u00eechissante.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-ea32cacebacd3e756bf133566c53a4a4 wp-block-paragraph\">\u00ab\u00a0Beautiful boyz\u00a0\u00bb est l&rsquo;une des chansons phares du deuxi\u00e8me album de CocoRosie, \u00ab\u00a0Noah&rsquo;s ark\u00a0\u00bb. Il suffit de jeter un \u0153il sur la pochette, un dessin \u00e9nigmatique qui semble tout droit sorti de l&rsquo;imagination d\u00e9bordante d&rsquo;une fillette un peu space, avec des licornes qui se chevauchent, du vomi en forme de paillettes et de gouttes multicolores, des nuages \u00e9vanescents, un arc-en-ciel qui surgit d&rsquo;un \u0153il, pour comprendre qu&rsquo;on va rester dans le registre de l&rsquo;inventivit\u00e9 d\u00e9brid\u00e9e, ou de l&rsquo;excentrisme naturaliste, si je puis dire.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignright size-full is-resized\"><a href=\"https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/CocoRosie-soeurs-dejantees.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"800\" height=\"800\" src=\"https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/CocoRosie-soeurs-dejantees.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-15183\" style=\"width:387px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/CocoRosie-soeurs-dejantees.jpg 800w, https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/CocoRosie-soeurs-dejantees-300x300.jpg 300w, https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/CocoRosie-soeurs-dejantees-150x150.jpg 150w, https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/CocoRosie-soeurs-dejantees-768x768.jpg 768w, https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/CocoRosie-soeurs-dejantees-620x620.jpg 620w, https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/CocoRosie-soeurs-dejantees-600x600.jpg 600w, https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/CocoRosie-soeurs-dejantees-400x400.jpg 400w\" sizes=\"auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-07ba18824ad146fd8b17b301d967ecaf wp-block-paragraph\">La musique est \u00e0 l&rsquo;avenant&nbsp;: comme les onze autres comptines de ce disque, \u00ab\u00a0Beautiful boyz\u00a0\u00bb est un bijou de folk intimiste et r\u00eaveuse, une fantasmagorie sonore. Le rythme est bluesy, les notes de piano sont cristallines et a\u00e9riennes, les bruitages sont inattendus, la rythmique ressemble \u00e0 un froissement d&rsquo;on ne sait trop quoi\u2026 La chanson est d&rsquo;autant plus troublante qu&rsquo;en plus de la voix des s\u0153urs Casidy, on y entend celle d&rsquo;un invit\u00e9 dont le tr\u00e9molo tremblant est \u00e0 la limite du chevrotant, je veux parler d&rsquo;Antony Hegarty, celui l\u00e0 m\u00eame dont j&rsquo;ai partag\u00e9 \u00ab\u00a0Birdgherl\u00a0\u00bb, une merveilleuse ode \u00e0 la lib\u00e9ration.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-69fe33c4b9a874eac0f4cca095561fd6 wp-block-paragraph\">Cela dit ce serait une erreur de s&rsquo;imaginer que \u00ab\u00a0Beautiful boyz\u00a0\u00bb est une chanson r\u00e9gressive et innocente. La pochette, on l&rsquo;a vu, est \u00e0 mille lieues de l&rsquo;univers de \u00ab\u00a0Pandi Panda\u00a0\u00bb&nbsp;: si licornes il y a, elles s&rsquo;enfilent bien bien gaiement (peut-\u00eatre avec des pr\u00e9servatifs saveur Barbapapa&nbsp;?). Quant au texte, il parle de voyous ang\u00e9liques qui ne se reconnaissent pas dans la masculinit\u00e9 arrogante qu&rsquo;on voudrait leur imposer, qui sont tatou\u00e9s de larmes et de bateaux, et qui se r\u00eavent en reines de la nuit dot\u00e9es d&rsquo;ailes de colombes. La chanson n&rsquo;est pas seulement habit\u00e9e par une gr\u00e2ce m\u00e9lancolique, mais aussi par \u00ab\u00a0<em>l&rsquo;inqui\u00e9tante \u00e9tranget\u00e9<\/em>\u00a0\u00bb dont parlait un certain Sigmund Freud. C&rsquo;est que Sierra et Bianca n&rsquo;entendent pas seulement inventer leur propre musique, mais aussi leur propre vie, leur propre sexualit\u00e9, leur propre identit\u00e9. Le r\u00e9sultat est plus que s\u00e9duisant&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"Beautiful Boyz\" width=\"1230\" height=\"923\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/RPnvkIYj4Po?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n<!-- templates\/buttons-placeholder.php -->\n<div class=\"da-reactions-outer TpostID15180\">\n\t    <div class=\"da-reactions-data da-reactions-container-async center\"\n         data-type=\"post\"\n         data-id=\"15180\"\n         id=\"da-reactions-slot-post-15180\">\n        <div class=\"da-reactions-exposed\">\n\t\t\t<img src=\"https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/plugins\/da-reactions\/assets\/dist\/loading.svg\" alt=\"Loading spinner\" width=\"64\" height=\"64\" \/>\n        <\/div>\n    <\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>CocoRosie est un dr\u00f4le de duo form\u00e9 en 2003 par deux s\u0153urs am\u00e9ricaines qui vivaient alors ensemble \u00e0 Paris, apr\u00e8s avoir pass\u00e9 toute leur enfance loin l&rsquo;une de l&rsquo;autre&nbsp;: n\u00e9e&hellip;<a href=\"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/2026\/04\/01\/cocorosie-beautiful-boyz\/\" class=\"more-link\"><span class=\"more-button\">Continue reading<span class=\"screen-reader-text\">Cocorosie &#8211; \u00ab\u00a0Beautiful boyz\u00a0\u00bb<\/span><\/span><\/a><\/p>\n<!-- templates\/buttons-placeholder.php -->\n<div class=\"da-reactions-outer TpostID15180\">\n\t    <div class=\"da-reactions-data da-reactions-container-async center\"\n         data-type=\"post\"\n         data-id=\"15180\"\n         id=\"da-reactions-slot-post-15180\">\n        <div class=\"da-reactions-exposed\">\n\t\t\t<img src=\"https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/plugins\/da-reactions\/assets\/dist\/loading.svg\" alt=\"Loading spinner\" width=\"64\" height=\"64\" \/>\n        <\/div>\n    <\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":15181,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[81],"tags":[777,859,20,9],"class_list":["post-15180","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-musique","tag-artiste-a-decouvrir","tag-cocorosie","tag-inde","tag-pop"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/15180","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=15180"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/15180\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":15317,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/15180\/revisions\/15317"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/15181"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=15180"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=15180"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=15180"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}