{"id":15424,"date":"2026-04-16T10:02:59","date_gmt":"2026-04-16T08:02:59","guid":{"rendered":"https:\/\/gregoryderville.com\/?p=15424"},"modified":"2026-04-16T10:09:51","modified_gmt":"2026-04-16T08:09:51","slug":"bryan-ferry-dont-stop-the-dance","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/2026\/04\/16\/bryan-ferry-dont-stop-the-dance\/","title":{"rendered":"Bryan Ferry &#8211; \u00ab\u00a0Don&rsquo;t stop the dance\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"\n<p><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-8ef3154340f826292bf698a1eb6b77fb\">Un peu de douceur dans ce monde de brutes \u00e9paisses&#8230;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-560436712e1d48f4c1d65a1dc48f0b96\">En 1985, trois ans apr\u00e8s la sortie du dernier album de <a href=\"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/tag\/roxy-music\/\">Roxy Music<\/a> (le chef d&rsquo;oeuvre \u00ab\u00a0Avalon\u00a0\u00bb ), <a href=\"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/tag\/bryan-ferry\/\">Bryan Ferry<\/a> publie \u00ab\u00a0Boys and girls\u00a0\u00bb, un disque solo qui creuse \u00e0 nouveau le sillon classieux dans lequel le groupe anglais faisait merveille au d\u00e9but des ann\u00e9es 80 (certains avaient m\u00eame parl\u00e9 de \u00ab\u00a0sophisti-pop\u00a0\u00bb). Rien qu&rsquo;\u00e0 voir le nom de quelques-uns des musiciens invit\u00e9s par le dandy de Newcastle pour les nombreuses sessions d&rsquo;enregistrement (David Gilmour,\u00a0Mark Knopfler\u2026), on se doute que la musique va \u00eatre particuli\u00e8rement l\u00e9ch\u00e9e. Gagn\u00e9\u00a0: l&rsquo;album entier diffuse une pop soign\u00e9e, raffin\u00e9e, \u00e9l\u00e9gante, luxueuse \u2013 j&rsquo;ai presque envie de dire aristocratique, pour dire \u00e0 quel point elle s&rsquo;extrait de la m\u00eal\u00e9e boueuse qu&rsquo;\u00e9tait \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque une grande partie de la vari\u00e9t\u00e9 internationale.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-1219f712a69778e8beae11c4799bae6e\">Ce parti-pris n&rsquo;a pas emp\u00each\u00e9 Bryan Ferry de recevoir un tr\u00e8s grand succ\u00e8s&nbsp;: c&rsquo;est le seul disque pour lequel il ait atteint la premi\u00e8re place dans les&nbsp;charts britanniques et re\u00e7u une certification disque de platine. Cela est d\u00fb notamment \u00e0 deux splendides singles&nbsp;: \u00ab\u00a0Slave to love\u00a0\u00bb, dont je parlerai s\u00fbrement une autre fois, et ce superbe \u00ab\u00a0Don&rsquo;t stop the dance\u00a0\u00bb que je partage aujourd&rsquo;hui.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignright size-full is-resized\"><a href=\"https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/Ferry-Bryan-Boys-and-girls.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"724\" height=\"720\" src=\"https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/Ferry-Bryan-Boys-and-girls.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-15425\" style=\"width:355px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/Ferry-Bryan-Boys-and-girls.jpg 724w, https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/Ferry-Bryan-Boys-and-girls-300x298.jpg 300w, https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/Ferry-Bryan-Boys-and-girls-150x150.jpg 150w, https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/Ferry-Bryan-Boys-and-girls-623x620.jpg 623w, https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/Ferry-Bryan-Boys-and-girls-600x597.jpg 600w, https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/Ferry-Bryan-Boys-and-girls-400x398.jpg 400w\" sizes=\"auto, (max-width: 724px) 100vw, 724px\" \/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-dbf9412691de6cc4a27594f3c9cd0ca0\">Introduit par une mesure de batterie trigg\u00e9e aux allures de bo\u00eete \u00e0 rythme, le morceau est une force tranquille qui se d\u00e9ploie en ondulant dans une atmosph\u00e8re nocturne, envo\u00fbtante et sensualissime&nbsp;: les nappes de synth\u00e9 glissent suavement, les boucles de gratte ondoient, les riffs de guitare se noient dans la reverb, les choeurs f\u00e9minins typiquement eighties apportent une touche de douceur plaintive, et quelques phrases soyeuses de sax alto accentuent l&rsquo;impression d&rsquo;\u00eatre dans un night-club chic de Manhattan, entour\u00e9 de couples qui dansent r\u00eaveusement et lascivement. Le rythme, un peu plus de 100 battements par minute, est juste assez rapide pour inviter au d\u00e9hanchement, mais assez lent pour que celui-ci n&rsquo;ait rien de m\u00e9canique et de sautillant, comme il sied \u00e0 une chanson d&rsquo;amour un rien d\u00e9sabus\u00e9e\u2026<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-fa39ed4b5da24dcc7a9f429c27cc76ec\">Car \u00e0 lire les paroles, au-del\u00e0 du glamour et du velours, c&rsquo;est aussi de m\u00e9lancolie qu&rsquo;il s&rsquo;agit. Certaines phrases font allusion aux difficult\u00e9s de la vie dans un monde confortable, certes, mais n\u00e9anmoins impitoyable pour les c\u0153urs trop tendres \u2013 ces c\u0153urs qui, peut-\u00eatre \u00e0 force d&rsquo;avoir \u00e9t\u00e9 trop d\u00e9\u00e7us par la vie, \u00e0 force de s&rsquo;\u00eatre sentis flou\u00e9s (\u00ab\u00a0<em>Mama says truth is all that matters \/ Lying or deceiving is a sin<\/em>\u00a0\u00bb ), se demandent un peu quel est le sens de la vie qu&rsquo;ils m\u00e8nent (\u00ab\u00a0<em>Drifting through a world that&rsquo;s torn and tattered, \/ yvery thought I have don&rsquo;t mean a thing<\/em>\u00a0\u00bb )&nbsp;; ces c\u0153urs qui sont min\u00e9s par la crainte de s&rsquo;\u00eatre \u00e9gar\u00e9s \u00e0 jamais (\u00ab\u00a0<em>Will I ever find my way again<\/em>\u00a0\u00bb ), et qui sentent bien que s&rsquo;ils s&rsquo;\u00e9teignent un peu trop, ils vont finir par s&rsquo;effriter de l&rsquo;int\u00e9rieur. Alors ces c\u0153urs fragiles, ils s&rsquo;exhortent mutuellement \u00e0 ne pas s&rsquo;arr\u00eater de danser, \u00e0 continuer encore et encore \u00e0 s&rsquo;\u00e9tourdir, au-del\u00e0 de la fatigue. La danse est ici une m\u00e9taphore de la pers\u00e9v\u00e9rance qui est n\u00e9cessaire pour faire face aux vicissitudes de la vie&nbsp;: lorsque la temp\u00eate fait rage, rester en mouvement n&rsquo;est pas une option, c&rsquo;est la condition <em>sine qua non<\/em> pour rester vivant (\u00ab\u00a0<em>Got to keep on moving or I&rsquo;ll die<\/em>\u00a0\u00bb ).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-2b96ddb774cf0719c18e3ef138656f39\">Ce texte subtil est chant\u00e9 par la voix si caract\u00e9ristique du <a href=\"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/tag\/crooner\/\">crooner<\/a> aux yeux bleus, une voix charnelle et rac\u00e9e, un soup\u00e7on d\u00e9sinvolte aussi (la classe est d&rsquo;autant plus classe qu&rsquo;elle semble ne pas se soucier de l&rsquo;\u00eatre, bien s\u00fbr)&nbsp;: m\u00eame ses cordes vocales sont tir\u00e9es \u00e0 quatre \u00e9pingles.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-45001ae41b4f69ee232da8feec31f4f7\">On peut imaginer que les \u00ab\u00a0<em>Don&rsquo;t stop the dance<\/em>\u00a0\u00bb susurr\u00e9s par Brian Ferry, qui r\u00e9sonnent de multiples fois tout au long de la chanson, sont prononc\u00e9s par les amants qu&rsquo;il met en sc\u00e8ne les yeux dans les yeux et les l\u00e8vres entr&rsquo;ouvertes&nbsp;: chacun\u00b7e est \u00e9mu\u00b7e par la beaut\u00e9 de l&rsquo;\u00eatre aim\u00e9, par ce qui resplendit \u00e0 sa surface mais aussi par ce qui, en lui ou en elle, rayonne de l&rsquo;int\u00e9rieur (\u00ab\u00a0<em>Beauty should be deeper than the skin<\/em>\u00a0\u00bb ). L&rsquo;homme qui chante semble peut-\u00eatre un brin d\u00e9tach\u00e9, mais en v\u00e9rit\u00e9 il place l&rsquo;amour au-dessus de tout (il a bien appris la le\u00e7on de sa maman&nbsp;: \u00ab\u00a0<em>Mama says love is all that matters<\/em>\u00a0\u00bb ). Et c&rsquo;est justement pour cela qu&rsquo;il veut rester sur la piste de danse&nbsp;: parce que pour lui il est \u00e9vident que c&rsquo;est l\u00e0 que la vie prend vraiment vie, c&rsquo;est l\u00e0 que l&rsquo;amour s&rsquo;exprime de la fa\u00e7on la plus libre et la plus \u00e9clatante.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-5137a8c63a7a1b121e25fb4fcf178721\">En me renseignant sur cette chanson, j&rsquo;ai d\u00e9couvert que Bryan Ferry aimait beaucoup une phrase d&rsquo;un po\u00e8te et musicien du 19\u00e8me si\u00e8cle que je ne connais pas, Sidney Lanier&nbsp;: \u00ab\u00a0<em>La musique, c&rsquo;est l&rsquo;amour \u00e0 la recherche d&rsquo;un mot.<\/em>\u00a0\u00bb Je ne sais pas exactement ce que cette formule \u00e9voquait pour lui, mais \u00e0 moi elle me fait penser que la musique est peut-\u00eatre, pour les amants, le meilleur moyen de communiquer et d&rsquo;exprimer leur amour.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-1a026eaffa1eba62119d7290a4d8ba12\">\u00ab\u00a0Footsteps in the dark come together\u00a0\u00bb<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"Bryan Ferry - Don&#039;t Stop The Dance\" width=\"1230\" height=\"923\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/XjhTHQhJLxs?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; 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\u00ab\u00a0Don&rsquo;t stop the dance\u00a0\u00bb<\/span><\/span><\/a><\/p>\n<!-- templates\/buttons-placeholder.php -->\n<div class=\"da-reactions-outer TpostID15424\">\n\t    <div class=\"da-reactions-data da-reactions-container-async center\"\n         data-type=\"post\"\n         data-id=\"15424\"\n         id=\"da-reactions-slot-post-15424\">\n        <div class=\"da-reactions-exposed\">\n\t\t\t<img src=\"https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/plugins\/da-reactions\/assets\/dist\/loading.svg\" alt=\"Loading spinner\" width=\"64\" height=\"64\" style=\"width:64px\" \/>\n        <\/div>\n    <\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":15426,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[81],"tags":[127,13,863,771,9,255],"class_list":["post-15424","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-musique","tag-amour","tag-angleterre","tag-bryan-ferry","tag-crooner","tag-pop","tag-roxy-music"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/15424","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=15424"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/15424\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":15430,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/15424\/revisions\/15430"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/15426"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=15424"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=15424"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=15424"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}