{"id":2576,"date":"2021-10-28T18:38:06","date_gmt":"2021-10-28T16:38:06","guid":{"rendered":"https:\/\/gregoryderville.com\/?p=2576"},"modified":"2025-05-03T22:22:33","modified_gmt":"2025-05-03T20:22:33","slug":"duke-ellington-im-beginning-to-see-the-light-doris-day","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/2021\/10\/28\/duke-ellington-im-beginning-to-see-the-light-doris-day\/","title":{"rendered":"Duke Ellington &#8211; \u00ab\u00a0I&rsquo;m beginning to see the light\u00a0\u00bb (Doris Day)"},"content":{"rendered":"\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab\u00a0I&rsquo;m Beginning to See the Light\u00a0\u00bb est un merveilleux standard de jazz dont la musique a \u00e9t\u00e9 compos\u00e9e par <a href=\"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/tag\/duke-ellington\/\" data-type=\"link\" data-id=\"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/tag\/duke-ellington\/\">Duke Ellington<\/a>, Johnny Hodges et Harry James, et dont les paroles ont \u00e9t\u00e9 \u00e9crites par Don George.<\/p>\n\n\n\n<p>Elle a \u00e9t\u00e9 jou\u00e9e et enregistr\u00e9e pour la premi\u00e8re fois en 1944. \u00c0 cette date-l\u00e0, on commen\u00e7ait \u00e0 esp\u00e9rer vraiment la fin de la guerre, et c&rsquo;est peut-\u00eatre \u00e0 ce bout du tunnel l\u00e0, entre autre choses, que ce morceau fait r\u00e9f\u00e9rence.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais plus probablement, \u00ab\u00a0I&rsquo;m beginning to see the light\u00a0\u00bb est tout simplement une magnifique chanson d&rsquo;amour comme les jazzmen en ont le secret, joyeuse et entra\u00eenante. Il y a en elle tout ce que le jazz peut offrir de plus beau et de plus rafra\u00eechissant: le lyrisme, l&rsquo;\u00e9l\u00e9gance, la po\u00e9sie, le swing\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Le texte donne la parole \u00e0 une personne qui compare la vie assez morne qu&rsquo;elle a v\u00e9cue auparavant \u00e0 l&rsquo;excitation et au bonheur qu&rsquo;elle entrevoit subitement face \u00e0 quelqu&rsquo;un qui la bouleverse et la fait chavirer. Le contraste entre ces deux temps est soulign\u00e9 par une m\u00e9taphore fil\u00e9e, celle de la lumi\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>Au d\u00e9but de chaque couplet, la personne qui chante constate qu&rsquo;elle n&rsquo;a jamais \u00e9t\u00e9 attir\u00e9e par la lumi\u00e8re, sous aucune de ses formes: elle n&rsquo;a jamais aim\u00e9 les clairs de lune, elle n&rsquo;a jamais jet\u00e9 un \u0153il aux lucioles, elle ne s&rsquo;est jamais assise pour observer un soleil couchant, elle n&rsquo;a jamais remarqu\u00e9 d&rsquo;arc en ciel dans son vin, elle n&rsquo;a jamais fait l&rsquo;amour \u00e0 la lueur des lanternes\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Mais dans la suite de chaque couplet, cette lumi\u00e8re qui n&rsquo;a jamais \u00e9t\u00e9 per\u00e7ue, en tous cas pas observ\u00e9e avec int\u00e9r\u00eat, elle devient \u00e9clatante et elle capte irr\u00e9sistiblement son attention. L&rsquo;autre qui se pr\u00e9sente soudain sur le chemin, il a des \u00e9toiles dans les yeux, il d\u00e9clenche une \u00e9tincelle, il \u00e9teint doucement la lampe, et ses l\u00e8vres br\u00fblent tant qu&rsquo;il d\u00e9clenche un incendie dans son coeur. Alors chacun des couplets se conclut par la m\u00eame phrase toute simple, ressentie et prononc\u00e9e comme un soulagement immense et comme une promesse de bonheur: \u00ab\u00a0<em>I&rsquo;m beginning to see the light<\/em>\u00a0\u00bb .<\/p>\n\n\n\n<p>Ce standard de jazz ne fait pas partie de mes tout pr\u00e9f\u00e9r\u00e9s, mais si je le choisis, \u00e0 la veille du dernier partage de ce qui aura \u00e9t\u00e9 \u00ab\u00a0une ann\u00e9e en musique\u00a0\u00bb, c&rsquo;est parce qu&rsquo;il a pour moi une signification toute particuli\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>Je l&rsquo;ai dit il y a quelques jours, et j&rsquo;en parle maintenant assez librement, j&rsquo;ai connu il y a quelques ann\u00e9es une p\u00e9riode extr\u00eamement sombre, o\u00f9 je n&rsquo;arrivais m\u00eame plus \u00e0 percevoir et \u00e0 appr\u00e9cier les lumi\u00e8res (pourtant nombreuses et chaleureuses) que mes proches prenaient soin d&rsquo;entretenir autour de moi. J&rsquo;\u00e9tais dans les abysses, et je n&rsquo;arrivais m\u00eame plus \u00e0 imaginer pouvoir m&rsquo;en extraire.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"802\" height=\"533\" src=\"https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/Van-Gogh-Nuit-etoilee-sur-le-Rhone.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-9546\" srcset=\"https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/Van-Gogh-Nuit-etoilee-sur-le-Rhone.jpg 802w, https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/Van-Gogh-Nuit-etoilee-sur-le-Rhone-300x199.jpg 300w, https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/Van-Gogh-Nuit-etoilee-sur-le-Rhone-768x510.jpg 768w, https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/Van-Gogh-Nuit-etoilee-sur-le-Rhone-600x399.jpg 600w, https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/Van-Gogh-Nuit-etoilee-sur-le-Rhone-400x266.jpg 400w\" sizes=\"auto, (max-width: 802px) 100vw, 802px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Vincent Van Gogh &#8211; Nuit \u00e9toil\u00e9e sur le Rh\u00f4ne (1889=<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Il y a dans le beau livre du psychiatre Christophe Andr\u00e9, \u00ab\u00a0L&rsquo;art du bonheur\u00a0\u00bb , un paragraphe qui d\u00e9crit tr\u00e8s bien l&rsquo;effort que j&rsquo;ai fini par trouver l&rsquo;\u00e9nergie de faire, et qui m&rsquo;a sauv\u00e9 la vie: \u00ab\u00a0<em>On se sent parfois si loin du bonheur qu&rsquo;on a le sentiment qu&rsquo;il n&rsquo;existe plus. Voil\u00e0 si longtemps que l&rsquo;on n&rsquo;en per\u00e7oit plus que la rumeur lointaine. Abandonner, renoncer ? Non, cette rumeur loin de nous, c&rsquo;est la preuve que le bonheur existe, quelque part. Alors il faut lutter. Non seulement contre l&rsquo;ext\u00e9rieur, mais contre soi-m\u00eame. Contre les t\u00e9n\u00e8bres de l&rsquo;\u00e2me qui montent en nous. Et plus encore, ne pas seulement lutter <\/em>contre<em>, mais lutter <\/em>pour<em>: pour ne pas oublier la lumi\u00e8re<\/em>\u00a0\u00bb . Ce paragraphe figure dans un chapitre consacr\u00e9 \u00e0 un tableau de Van Gogh, \u00ab\u00a0Des \u00e9toiles dans la nuit\u00a0\u00bb , dont Christophe Andr\u00e9 tire ainsi la le\u00e7on: \u00ab\u00a0<em>Les \u00e9clats du bonheur pour sortir des t\u00e9n\u00e8bres<\/em>\u00a0\u00bb .<\/p>\n\n\n\n<p>Avant m\u00eame cette terrible <a href=\"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/tag\/depression\/\" data-type=\"link\" data-id=\"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/tag\/depression\/\">d\u00e9pression<\/a>, c&rsquo;est d\u00e9j\u00e0 la lecture que je faisais de ce standard: pour moi c&rsquo;est la chanson de la joie \u2013 ou plus pr\u00e9cis\u00e9ment la chanson de la joie retrouv\u00e9e, en tous cas de la joie qu&rsquo;on entrevoit et \u00e0 qui on se pr\u00e9pare \u00e0 faire la f\u00eate quand elle sera l\u00e0 pour de bon, aussi follement qu&rsquo;un chien soulag\u00e9 de voir r\u00e9appara\u00eetre son ma\u00eetre ador\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Comme par hasard, j&rsquo;ai souvent chantonn\u00e9 \u00ab\u00a0<em>I&rsquo;m beginning to see the light<\/em>\u00a0\u00bb dans les moments o\u00f9 je me sentais plus all\u00e8gre qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;accoutum\u00e9e, par exemple au coeur d&rsquo;une belle et douce soir\u00e9e de printemps, ou pendant une promenade en v\u00e9lo, ou lorsqu&rsquo;il m&rsquo;arrivait un \u00e9v\u00e9nement heureux. Alors je me rendais souvent compte que cette chanson s&rsquo;\u00e9tait immisc\u00e9e dans mon esprit sans m\u00eame que je m&rsquo;en aper\u00e7oive.<\/p>\n\n\n\n<p>C&rsquo;est une chanson qui me met en joie, et c&rsquo;est pour cela que je l&rsquo;aime et que je voulais la partager presque tout \u00e0 la fin de ma playlist, puisque c&rsquo;est un \u00e9tat d&rsquo;esprit que je connais de mieux en mieux. Je n&rsquo;aime pas trop la formule \u00ab\u00a0La vie est belle\u00a0\u00bb (qui ne me para\u00eet pas tr\u00e8s soucieuse des gens pour qui elle ne l&rsquo;est pas), mais je constate que pour moi elle le devient de plus en plus souvent. Moi aussi, je commence \u00e0 voir la lumi\u00e8re\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>La version la plus connue de \u00ab\u00a0<em>I&rsquo;m beginning to see the light<\/em>\u00a0\u00bb est chant\u00e9e par Ella Fizgerald. Mais en d\u00e9pit de multiples tentatives, je n&rsquo;arrive pas \u00e0 appr\u00e9cier sa fa\u00e7on de chanter, car je suis d\u00e9cid\u00e9ment agac\u00e9 par sa tendance \u00e0 scatter \u00e0 tout bout de champ. Ella Fitzgerald chante comme le colibri vole pendant la parade amoureuse: elle fait tout ce qu&rsquo;elle sait faire (vol stationnaire, acc\u00e9l\u00e9rations, vol \u00e0 reculons, pirouettes, piqu\u00e9, loopings\u2026) Pour moi c&rsquo;est trop de virtuosit\u00e9, trop de d\u00e9monstration, trop de mani\u00e9risme.<\/p>\n\n\n\n<p>Il fallait donc une autre version.<\/p>\n\n\n\n<p>Je v\u00e9n\u00e8re litt\u00e9ralement Billie Holiday, que je trouve tellement plus intense et spontan\u00e9e, mais malheureusement elle n&rsquo;a jamais enregistr\u00e9 ce standard (et pour cause, sans doute).<\/p>\n\n\n\n<p>Alors j&rsquo;ai cherch\u00e9 une version qui m&#8217;emballerait vraiment, et je dois dire que je n&rsquo;en ai pas trouv\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Celle-ci, chant\u00e9e par Doris Day, n&rsquo;est pas totalement convaincante, mais elle est quand m\u00eame bien dans l&rsquo;esprit de ce standard. Les balais de la batterie, les petits coups de fl\u00fbte ou de piano, les cordes qui entrent en sc\u00e8ne \u00e0 1&rsquo;03, soulignent superbement le soulagement et le plaisir qui s&#8217;emparent de cette femme amoureuse: elle aussi a des \u00e9toiles dans les yeux.<\/p>\n\n\n\n<p>Comme quoi le bonheur aussi peut \u00eatre communicatif, et c&rsquo;est heureux.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab\u00a0Then you came and caused a spark<\/p>\n\n\n\n<p>That&rsquo;s a four-alarm fire now<\/p>\n\n\n\n<p>(\u2026)<\/p>\n\n\n\n<p>But now that the stars are in your eyes,<\/p>\n\n\n\n<p>I&rsquo;m beginning to see the light<\/p>\n\n\n\n<p>(\u2026)<\/p>\n\n\n\n<p>But now when you turn the lamp down low,<\/p>\n\n\n\n<p>I&rsquo;m beginning to see the light<\/p>\n\n\n\n<p>(\u2026)<\/p>\n\n\n\n<p>But now that your lips are burning mine,<\/p>\n\n\n\n<p>I&rsquo;m beginning to see the light\u00a0\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"Doris Day sings I&#039;m Beginning To See The Light\" width=\"1230\" height=\"923\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/ouGPjY9Ks7o?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n<!-- templates\/buttons-placeholder.php -->\n<div class=\"da-reactions-outer TpostID2576\">\n\t    <div class=\"da-reactions-data da-reactions-container-async center\"\n         data-type=\"post\"\n         data-id=\"2576\"\n         id=\"da-reactions-slot-post-2576\">\n        <div class=\"da-reactions-exposed\">\n\t\t\t<img src=\"https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/plugins\/da-reactions\/assets\/dist\/loading.svg\" alt=\"Loading spinner\" width=\"64\" height=\"64\" style=\"width:64px\" \/>\n        <\/div>\n    <\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab\u00a0I&rsquo;m Beginning to See the Light\u00a0\u00bb est un merveilleux standard de jazz dont la musique a \u00e9t\u00e9 compos\u00e9e par Duke Ellington, Johnny Hodges et Harry James, et dont les paroles&hellip;<a href=\"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/2021\/10\/28\/duke-ellington-im-beginning-to-see-the-light-doris-day\/\" class=\"more-link\"><span class=\"more-button\">Continue reading<span class=\"screen-reader-text\">Duke Ellington &#8211; \u00ab\u00a0I&rsquo;m beginning to see the light\u00a0\u00bb (Doris Day)<\/span><\/span><\/a><\/p>\n<!-- templates\/buttons-placeholder.php -->\n<div class=\"da-reactions-outer TpostID2576\">\n\t    <div class=\"da-reactions-data da-reactions-container-async center\"\n         data-type=\"post\"\n         data-id=\"2576\"\n         id=\"da-reactions-slot-post-2576\">\n        <div class=\"da-reactions-exposed\">\n\t\t\t<img src=\"https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/plugins\/da-reactions\/assets\/dist\/loading.svg\" alt=\"Loading spinner\" width=\"64\" height=\"64\" style=\"width:64px\" \/>\n        <\/div>\n    <\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":2578,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[81],"tags":[686,601,426,179],"class_list":["post-2576","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-musique","tag-bonheur","tag-depression","tag-duke-ellington","tag-jazz"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2576","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2576"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2576\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":9549,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2576\/revisions\/9549"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2578"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2576"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2576"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2576"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}