{"id":2581,"date":"2021-10-27T18:44:08","date_gmt":"2021-10-27T16:44:08","guid":{"rendered":"https:\/\/gregoryderville.com\/?p=2581"},"modified":"2026-03-01T10:57:50","modified_gmt":"2026-03-01T09:57:50","slug":"talk-talk-ascension-day","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/2021\/10\/27\/talk-talk-ascension-day\/","title":{"rendered":"Talk Talk &#8211; \u00ab\u00a0Ascension day\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"\n<p><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-4bf7983abf20d4a64a7d47153b8f6a88\">J&rsquo;ai d\u00e9j\u00e0 partag\u00e9 beaucoup de titres de <a href=\"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/tag\/talk-talk\/\" data-type=\"link\" data-id=\"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/tag\/talk-talk\/\">Talk Talk<\/a>, pour des morceaux que je trouve pour la plupart encore sup\u00e9rieurs \u00e0 celui d&rsquo;aujourd&rsquo;hui. Mais il y a quelques mois, je n&rsquo;avais pas encore pris l&rsquo;habitude de parler du groupe et des raisons pour lesquelles je l&rsquo;adore. Comme cette playlist tire \u00e0 sa fin (eh oui, plus que deux jours), c&rsquo;est le moment o\u00f9 jamais.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-3bc5cdae2e31a827c04f2e6b92f69776\">L&rsquo;\u00e9volution artistique de Talk Talk est assez extraordinaire.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-6c902c24d9b8ec1c2855c3d5a1fde3df\">Le premier album repr\u00e9sente un peu un Mordor musical pour moi, surtout le single \u00ab\u00a0Talk Talk\u00a0\u00bb (des m\u00e9lodies m\u00e9caniques, des synth\u00e9tiseurs glaciaux, une batterie \u00e9lectronique en plastoc\u2026).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-8f789c338ba0fe513e80076086ea8ec7\">Le deuxi\u00e8me, d\u00e9j\u00e0 beaucoup plus expressif, a rencontr\u00e9 en 1984 un grand succ\u00e8s un peu partout en Europe, notamment pour la voix si expressive de Mark Hollis. On y trouve deux \u00e9normes tubes (\u00ab\u00a0It&rsquo;s my life\u00a0\u00bb et Such a shame\u00a0\u00bb ), et un tr\u00e8s grand morceau, \u00ab\u00a0Tomorrow started\u00a0\u00bb . Le groupe est d\u00e9j\u00e0 en train de sortir du lot.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-f40af1d2cf4ee5b717bf037e7e5edfc4\">\u00c0 partir de son troisi\u00e8me album paru en 1986, Talk Talk s&rsquo;est \u00e9loign\u00e9 progressivement de ses origines et a produit une musique de plus en plus exp\u00e9rimentale et de plus en plus merveilleuse (pour moi cela ne va pas toujours ensemble, loin de l\u00e0, mais ici c&rsquo;est le cas \u00e0 100%).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-47a48c9264cc2798b0bc224edcb569bb\">Dans ce troisi\u00e8me disque (\u00ab\u00a0The colour of spring\u00a0\u00bb ), le groupe abandonne les synth\u00e9tiseurs et privil\u00e9gie le piano et la guitare, il multiplie les sonorit\u00e9s (pas moins de dix-sept musiciens participent \u00e0 l&rsquo;enregistrement du disque!). C&rsquo;est un album charni\u00e8re, qui amorce une \u00e9volution vers une musique moins accessible pour le grand public (cf. le splendide \u00ab\u00a0April 5th\u00a0\u00bb ), mais qui contient encore quelques chansons r\u00e9solument pop (\u00ab\u00a0Life&rsquo;s What You Make It\u00a0\u00bb , \u00ab\u00a0Living in another world\u00a0\u00bb ). Selon moi, Talk Talk atteint ici l&rsquo;\u00e9quilibre parfait entre la musicalit\u00e9 \u00ab\u00a0populaire\u00a0\u00bb ou conventionnelle (je veux dire avec des m\u00e9lodies clairement identifiables, une alternance couplets \/ refrain\u2026), et l&rsquo;exp\u00e9rimentation sonore.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-bbf73e42be43c97c4d12a1e26ad2dac9\">Deux ans apr\u00e8s cet album de la transition sort le tr\u00e8s ambitieux \u00ab\u00a0Spirit of Eden\u00a0\u00bb , un OVNI dans la production musicale de l&rsquo;\u00e9poque. Ici c&rsquo;est l&rsquo;album de la rupture. Le groupe a pass\u00e9 un an \u00e0 improviser en studio, et il int\u00e8gre des \u00e9l\u00e9ments issus de styles musicaux tr\u00e8s diff\u00e9rents (la musique classique, le jazz, l&rsquo;ambient\u2026). Les morceaux tendent \u00e0 s&rsquo;allonger nettement, la division entre les titres est bien moins claire (d&rsquo;ailleurs les trois premiers ont d&rsquo;abord \u00e9t\u00e9 int\u00e9gr\u00e9s sur une seule plage)\u2026 On ne sait plus trop o\u00f9 on est, mais on s&rsquo;y sent merveilleusement bien.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-3310afc70a7191f6d6f20d7b7351d133\">Quant au cinqui\u00e8me et dernier album de Talk Talk (\u00ab\u00a0Laughing Stock\u00a0\u00bb , 1991), il franchit encore un pas vers le minimalisme m\u00e9lodique (Mark Hollis a dit un jour \u00ab\u00a0<em>Before you play two notes, learn how to play one note &#8211; and don&rsquo;t play one note unless you&rsquo;ve got a reason to play it<\/em>\u00a0\u00bb ), vers l&rsquo;exp\u00e9rimentation et l&rsquo;improvisation, en incorporant les sons d&rsquo;une foule d&rsquo;instruments, dont sept altos. La musique est ici complexe, ambitieuse, visionnaire, d&rsquo;une richesse \u00e9poustouflante.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-3801658087d159de60274032a15cfc0c\">Mais ce cinqui\u00e8me album est le dernier, et il est marqu\u00e9 sous le sceau du silence: celui de quinze secondes avant que le premier morceau ne d\u00e9marre, celui qui suit un \u00ab\u00a0Ascension Day\u00a0\u00bb coup\u00e9 en plein envol, celui que met en musique le dernier titre \u00ab\u00a0Runeii\u00a0\u00bb . \u00ab\u00a0Laughing Stock\u00a0\u00bb est le dernier envoi avant l&rsquo;extinction des feux et l&rsquo;effacement.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-4460a8d80c84d04a5547f3e3e5b8cbac\">\u00c9couter \u00e0 la suite ces cinq albums est une exp\u00e9rience particuli\u00e8rement d\u00e9routante. C&rsquo;est \u00e0 se demander comment, en si peu de temps (neuf ans seulement), un banal groupe de new wave a pu sortir de sa chrysalide et devenir ce collectif \u00e0 la cr\u00e9ativit\u00e9 d\u00e9bordante, aussi moderne qu&rsquo;intemporel.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-108b2d629e06cc3766ae062087e3e02c\">Si je devais utiliser une m\u00e9taphore spatiale, je r\u00e9sumerais ainsi la carri\u00e8re de Talk Talk.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-3bc4e51f898074ee599040aecd6ab60e\">Le groupe a commenc\u00e9 par produire de la musique enferm\u00e9 dans une chambre, \u00e9troitement corset\u00e9 par un style musical bien particulier (la syntpop), avec n\u00e9anmoins des titres plus un peu plus amples et vari\u00e9s sur son second album \u00ab\u00a0It&rsquo;s my life\u00a0\u00bb .<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-bd423bcaebaff5f25cdf35d83c8d589d\">\u00c0 partir du troisi\u00e8me album, Mark Hollis et les siens sont sortis au grand air et ont explor\u00e9 un univers de plus en plus vaste, de plus en plus d\u00e9gag\u00e9, et surtout de plus en plus libre. \u00ab\u00a0The colour of spring\u00a0\u00bb , c&rsquo;est le ruisseau qui cherche son chemin et qui se fait rivi\u00e8re, dans une atmosph\u00e8re printani\u00e8re \u00e9voquant la nature qui bourgeonne et qui \u00e9clate de vie.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-9d2f5150552358765b10752523524bb3\">Avec \u00ab\u00a0Spirit of Eden\u00a0\u00bb , Talk Talk rend hommage \u00e0 la diversit\u00e9 et \u00e0 la luxuriance du vivant: la rivi\u00e8re p\u00e9n\u00e8tre dans un estuaire ou un delta de plus en plus ouverts, elle commence \u00e0 se diversifier dans tous les sens\u2026<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-7a6a871b1a145e2f6e7dce90acad6bf7\">Quant \u00e0 \u00ab\u00a0Laughing Stock\u00a0\u00bb , ce serait comme une entr\u00e9e dans l&rsquo;oc\u00e9an: d\u00e9sormais le groupe largue les amarres et n&rsquo;a plus d&rsquo;autre limite que son imagination.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-8b1cea887f69342f35bc5c2ee5d4935c\">Ce qui fait aussi l&rsquo;originalit\u00e9 de Talk Talk, et qui en fait un immense groupe, c&rsquo;est que cette progression artistique s&rsquo;est faite explicitement gr\u00e2ce \u00e0 un refus acharn\u00e9 de toute soumission \u00e0 la logique commerciale.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-2d3fdfffcc1e6c6b990e398e4e30bf9b\">\u00ab\u00a0It&rsquo;s my life\u00a0\u00bb avait \u00e9t\u00e9 un grand succ\u00e8s public, au point que deux singles (\u00ab\u00a0It&rsquo;s My Life\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Such a Shame\u00a0\u00bb ) sont entr\u00e9s dans le Top 10 des ventes dans plusieurs pays. \u00ab\u00a0The colour of spring\u00a0\u00bb a \u00e9galement tr\u00e8s bien march\u00e9, y compris (et pour la premi\u00e8re fois) en Angleterre, et il a \u00e9t\u00e9 suivi d&rsquo;une tourn\u00e9e internationale de plusieurs mois, marqu\u00e9e notamment par un exceptionnel concert lors du Montreux Jazz Festival de 1986.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-f4c2c23226115aa9b17b790e9e8762b4\">Mais \u00e0 partir de \u00ab\u00a0Spirit of Eden\u00a0\u00bb , Talk Talk quitte brutalement les autoroutes du succ\u00e8s et s&rsquo;engage dans un v\u00e9ritable hara-kiri commercial, d&rsquo;abord parce qu&rsquo;il sait tr\u00e8s bien que la musique qu&rsquo;il d\u00e9cide alors de produire n&rsquo;a aucune chance de passer dans les radios ou \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision, mais aussi parce qu&rsquo;il refuse de partir en tourn\u00e9e pour promouvoir ce nouveau disque.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-ffc274ccda408589a000fe4cc9ea851c\">Une \u00e9tape de plus est franchie lorsque Mark Hollis, se sentant contraint par l&#8217;emprise de son label EMI, fait des pieds des mains pour rompre le contrat de Talk Talk et passer chez Verve. Lorsque EMI a sorti en 1991, sans l&rsquo;accord du groupe, une compilation de titres remix\u00e9s par des DJ (\u00ab\u00a0History Revisited: The Remixes\u00a0\u00bb ), Mark Hollis poursuit la maison de disques en justice et obtient gain de cause: tous les exemplaires restants de cette compilation ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9truits, et elle n&rsquo;a jamais \u00e9t\u00e9 r\u00e9\u00e9dit\u00e9e. Le bonhomme ne cherche pas le succ\u00e8s \u00e0 tout prix, c&rsquo;est le moins que l&rsquo;on puisse dire. L&rsquo;int\u00e9grit\u00e9, quoi qu&rsquo;il en co\u00fbte.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-d66a5e69942b6216fd20b0cfde2e2488\">Avec \u00ab\u00a0Laughing stock\u00a0\u00bb , Talk Talk se l\u00e2che totalement, sans le moindre compromis artistique. L&rsquo;album a \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9 au cours de longues sessions qui ont r\u00e9uni presque \u00e0 chaque fois plus d&rsquo;une dizaine de musiciens diff\u00e9rents (principalement des guitares, des cordes et des cuivres), rassembl\u00e9s sans savoir au d\u00e9part ce qu&rsquo;on allait leur demander, et guid\u00e9s par la ligne directrice d&rsquo;un Mark Hollis de plus en plus m\u00e9ticuleux et perfectionniste. Il para\u00eet que pour l&rsquo;occasion, les fen\u00eatres du studio ont \u00e9t\u00e9 bouch\u00e9es et que les horloges ont \u00e9t\u00e9 retir\u00e9es, pour que les musiciens perdent la notion du temps et que leur esprit tout entier soit focalis\u00e9 sur une seule chose, la cr\u00e9ation. On dit aussi que plus de cinquante musiciens sont pass\u00e9s par le studio, que plus des trois quarts de ce qui a \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9 a \u00e9t\u00e9 mis \u00e0 la poubelle\u2026<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"556\" src=\"https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/Mark-Hollis-1024x556.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-10226\" style=\"width:844px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/Mark-Hollis-1024x556.jpg 1024w, https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/Mark-Hollis-300x163.jpg 300w, https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/Mark-Hollis-768x417.jpg 768w, https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/Mark-Hollis-825x448.jpg 825w, https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/Mark-Hollis-600x326.jpg 600w, https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/Mark-Hollis-400x217.jpg 400w, https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/Mark-Hollis-1320x716.jpg 1320w, https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/Mark-Hollis.jpg 1323w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-abb9fee0f6d1cb2c7d250df07a63788a\">Et pourtant, de ces conditions d&rsquo;enregistrement \u00e9prouvantes est n\u00e9 un album fait de s\u00e9r\u00e9nit\u00e9, qui met en musique les mots contemplation, d\u00e9pouillement, m\u00e9ditation. Les six plages, largement improvis\u00e9es, sont pourtant d&rsquo;une grande coh\u00e9rence. Elles se d\u00e9roulent sur des rythmes lents, avec des percussions l\u00e9g\u00e8res (o\u00f9 cymbales et caisse claire se d\u00e9tachent), une instrumentation complexe et subtile, un art d&rsquo;utiliser et de souligner les silences, et la voix de Mark Hollis toujours aussi intense\u2026 Tous les morceaux sont comme en apesanteur, d&rsquo;une beaut\u00e9 sonore fulgurante et bouleversante, notamment \u00ab\u00a0After the flood\u00a0\u00bb et surtout \u00ab\u00a0New grass\u00a0\u00bb , qui me donne \u00e0 chaque fois envie que jamais \u00e7a ne s&rsquo;arr\u00eate.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-b0c7bf9166c97c3d9522fb8fcc5e859f\">De tous les tr\u00e9sors de ce fantastique album, \u00ab\u00a0Ascension Day\u00a0\u00bb n&rsquo;est pas celui que je pr\u00e9f\u00e8re, mais c&rsquo;est celui qu&rsquo;il convient de partager, les yeux vers le ciel, alors que cette playlist d&rsquo;un an se termine presque.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-227af1d558e5212e3e30d0e34850ec12\">Ici l&rsquo;ascension se fait d&rsquo;abord en douceur, avec une rythmique d\u00e9licate, une phrase cristalline de guitare qui revient en ostinato, des plaintes \u00e0 l&rsquo;harmonica\u2026 Mais au fur et \u00e0 mesure que le morceau avance, les guitares s&rsquo;imposent, d&rsquo;abord sous la forme de brefs jaillissements (\u00e0 0&rsquo;44, \u00e0 3&rsquo;44\u2026), puis sous celle d&rsquo;un \u00e9bouriffant crescendo final (\u00e0 partir de 5&rsquo;15), conclu par un brutal cut final.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-1007a5d6e1d3c3b8e90b46561ef31871\">Cette chanson est une ascension dans laquelle Talk Talk jette toutes ses forces et met tout son coeur. Elle est aussi, je trouve, une assez bonne m\u00e9taphore d&rsquo;une vie humaine: on grandit, on s&rsquo;\u00e9l\u00e8ve, on s&rsquo;\u00e9tend, on se d\u00e9ploie, et soudain, couic.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-6b64bf7791bb393878a3e5749c401c3f\">T\u00e2chons de faire en sorte que durant tout ce temps, l&rsquo;intensit\u00e9, la joie et la s\u00e9r\u00e9nit\u00e9 soient au rendez-vous, comme dans un album de Talk Talk dont le titre peut \u00eatre traduit par \u00ab\u00a0r\u00e9serve de rires\u00a0\u00bb .<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"Talk Talk - ASCENSION DAY\" width=\"1230\" height=\"923\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/sGHwWwQw3tc?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n<!-- templates\/buttons-placeholder.php -->\n<div class=\"da-reactions-outer TpostID2581\">\n\t    <div class=\"da-reactions-data da-reactions-container-async center\"\n         data-type=\"post\"\n         data-id=\"2581\"\n         id=\"da-reactions-slot-post-2581\">\n        <div class=\"da-reactions-exposed\">\n\t\t\t<img src=\"https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/plugins\/da-reactions\/assets\/dist\/loading.svg\" alt=\"Loading spinner\" width=\"64\" height=\"64\" style=\"width:64px\" \/>\n        <\/div>\n    <\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>J&rsquo;ai d\u00e9j\u00e0 partag\u00e9 beaucoup de titres de Talk Talk, pour des morceaux que je trouve pour la plupart encore sup\u00e9rieurs \u00e0 celui d&rsquo;aujourd&rsquo;hui. 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