{"id":2620,"date":"2021-10-19T19:24:52","date_gmt":"2021-10-19T17:24:52","guid":{"rendered":"https:\/\/gregoryderville.com\/?p=2620"},"modified":"2025-04-19T15:32:45","modified_gmt":"2025-04-19T13:32:45","slug":"portishead-roads-live-in-roseland-new-york","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/2021\/10\/19\/portishead-roads-live-in-roseland-new-york\/","title":{"rendered":"Portishead &#8211; \u00ab\u00a0Roads\u00a0\u00bb (live in Roseland, New York)"},"content":{"rendered":"\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/tag\/portishead\/\" data-type=\"link\" data-id=\"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/tag\/portishead\/\">Portishead <\/a>est un groupe de provinciaux anglais (c&rsquo;est le nom d&rsquo;une petite ville c\u00f4ti\u00e8re), form\u00e9 notamment de Geoff Barrow, un guitariste ayant travaill\u00e9 comme ing\u00e9nieur du son sur le premier album de Massive Attack, et de la fascinante chanteuse <a href=\"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/tag\/beth-gibbons\/\" data-type=\"link\" data-id=\"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/tag\/beth-gibbons\/\">Beth Gibbons<\/a>. Le premier a rep\u00e9r\u00e9 la seconde dans un pub o\u00f9 elle se produisait avec autant de talent qu&rsquo;elle manquait d&rsquo;assurance (j&rsquo;y reviendrai): ce cocktail l&rsquo;a scotch\u00e9 \u00e0 jamais, et comme je le comprends.<\/p>\n\n\n\n<p>Sortie en 1994 sur le premier album de Portishead (\u00ab\u00a0Dummy\u00a0\u00bb ) , \u00ab\u00a0Roads\u00a0\u00bb est assur\u00e9ment l&rsquo;un des morceaux qui ont contribu\u00e9 \u00e0 populariser le trip-hop ou le \u00ab\u00a0Bristol sound\u00a0\u00bb , ce cross-over musical venu de nulle part (ou plut\u00f4t d&rsquo;un peu partout). Une bonne partie de la presse musicale britannique a \u00e9lu \u00ab\u00a0Dummy\u00a0\u00bb comme l&rsquo;album de l&rsquo;ann\u00e9e, et le groupe a re\u00e7u le prestigieux Mercury Music Prize au nez et \u00e0 la barbe d&rsquo;Oasis et Blur (qui se tiraient la bourre pour le titre auto-proclam\u00e9 de \u00ab\u00a0meilleur groupe du monde\u00a0\u00bb) , et de la patronne du rock ind\u00e9 PJ Harvey. Suite \u00e0 cet accueil critique quasi pl\u00e9biscitaire, le succ\u00e8s commercial a \u00e9t\u00e9 au rendez-vous.<\/p>\n\n\n\n<p>Je n&rsquo;y ai pas contribu\u00e9, car \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque je ne suivais plus du tout l&rsquo;actualit\u00e9 musicale. Il faut dire qu&rsquo;en 1994-95, je finissais ma th\u00e8se et j&rsquo;effectuais mon service militaire sur la base a\u00e9rienne d&rsquo;Orange (un chouette souvenir, si si). L&rsquo;ann\u00e9e suivante, j&rsquo;ai d\u00e9marr\u00e9 ma carri\u00e8re d&rsquo;enseignant. C&rsquo;\u00e9tait aussi et surtout la p\u00e9riode o\u00f9 mon coeur et mon esprit \u00e9taient tout entier occup\u00e9s par la rencontre avec l&rsquo;amour de ma vie, puis par l&#8217;emm\u00e9nagement \u00e0 Lille dans notre premier vrai chez nous, et enfin par la perspective de la naissance de notre premier enfant. Autant dire que la musique \u00e9tait alors assez loin dans l&rsquo;ordre de mes priorit\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce n&rsquo;est donc que quelques ann\u00e9es plus tard que j&rsquo;ai d\u00e9couvert ce disque, dont j&rsquo;avais seulement entendu le tube \u00ab\u00a0Glory box\u00a0\u00bb (partag\u00e9 en jour 155). Je me souviens tr\u00e8s bien qu&rsquo;un jour, un des salari\u00e9s de la m\u00e9diath\u00e8que de Beauvais, constatant que je ne connaissais pas Portishead, avait pris un air ahuri et m&rsquo;avait vann\u00e9 d&rsquo;une fa\u00e7on qui m&rsquo;avait bien fait marrer: \u00ab\u00a0<em>Mais tu sors de prison ou quoi ?<\/em>\u00a0\u00bb <\/p>\n\n\n\n<p>De fait, cette d\u00e9couverte musicale tardive a \u00e9t\u00e9 plus qu&rsquo;heureuse, car j&rsquo;adore la musique sensuelle et chaloup\u00e9e de Portishead.<\/p>\n\n\n\n<p>Un peu moins cependant que celle d&rsquo;Archive ou de Massive Attack.<\/p>\n\n\n\n<p>Sans doute parce que la plupart du temps, l&rsquo;ambiance musicale de Portishead est \u00e9galement assez lourde, parfois limite poisseuse et glauque (notamment sur \u00ab\u00a0Numb\u00a0\u00bb ). \u00ab\u00a0It could be sweet\u00a0\u00bb (titre de la troisi\u00e8me plage de \u00ab\u00a0Dummy\u00a0\u00bb ) , et parfois \u00e7a l&rsquo;est, oui (par exemple sur \u00ab\u00a0It&rsquo;s a fire\u00a0\u00bb, plac\u00e9e pile au milieu de l&rsquo;album comme pour permettre une respiration lumineuse). Mais pas souvent. \u00ab\u00a0Strangers\u00a0\u00bb , par exemple, est un morceau qui plonge droit dans les t\u00e9n\u00e8bres et qui n&rsquo;offre pas une once d&rsquo;espoir de compr\u00e9hension ni m\u00eame de communication (\u00ab\u00a0<em>Did you realize \/ no one can see inside your view<\/em>\u00a0\u00bb ). Sur presque tout l&rsquo;album, on est t\u00e9moin de ruminations poignantes, confident d&rsquo;angoisses hors de contr\u00f4le. \u00ab\u00a0<em>Please could you stay awhile to share my grief?<\/em>\u00a0\u00bb , demande Beth Gibbons dans le premier vers de \u00ab\u00a0Wandering star\u00a0\u00bb , en tremblant d&rsquo;\u00eatre totalement abandonn\u00e9e \u00e0 elle-m\u00eame. \u00c0 l&rsquo;occasion de la r\u00e9\u00e9dition du disque en vinyle pour ses vingt ans, la journaliste des <em>Inrocks<\/em> L\u00e9lia Loison a parl\u00e9 de chansons \u00ab\u00a0<em>empoisonn\u00e9es<\/em>\u00ab\u00a0, qui \u00ab\u00a0<em>\u00e9corchent le c\u0153ur et les tripes<\/em>\u00a0\u00bb . Tr\u00e8s bien vu.<\/p>\n\n\n\n<p>Musicalement, l&rsquo;impression de malaise est redoubl\u00e9e par les lignes de basse enveloppantes, les samples r\u00e9p\u00e9titifs, les scratches avant-arri\u00e8re, les superpositions de lignes sonores. Pour la chanteuse Beth Gibbons, les s\u00e9ances d&rsquo;enregistrement \u00e9taient une v\u00e9ritable torture, alors les parties musicales \u00e9taient enregistr\u00e9es rapidement, puis sampl\u00e9es, retouch\u00e9es, transform\u00e9es par des effets sonores vari\u00e9s, r\u00e9assembl\u00e9es, m\u00e9lang\u00e9es \u00e0 d&rsquo;autres \u00e9chantillons. Tout cela donne l&rsquo;impression d&rsquo;un son \u00e9cras\u00e9, assourdi, d\u00e9sincarn\u00e9, et j&rsquo;imagine que si on est un tantinet claustrophobe, cette musique finit \u00e0 la longue par donner envie de ruer dans les brancards pour retrouver de l&rsquo;air frais et de la lumi\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais le c\u00f4t\u00e9 captivant de Portishead tient aussi beaucoup, de fa\u00e7on bien plus positive cette fois-ci, \u00e0 la personnalit\u00e9 de Beth Gibbons et \u00e0 sa fa\u00e7on de chanter si caract\u00e9ristique. Son extr\u00eame et maladive timidit\u00e9 (elle \u00e9tait tellement traumatis\u00e9e par les concerts qu&rsquo;elle arrivait parfois sur sc\u00e8ne salement \u00e9m\u00e9ch\u00e9e), sa voix fragile et d\u00e9senchant\u00e9e qui flirte avec le plaintif et le tortur\u00e9\u2026 Chez elle, l&rsquo;\u00e9motion semble jaillir par gicl\u00e9es saccad\u00e9es, comme si elle la laissait sortir d&rsquo;elle-m\u00eame \u00e0 contre-coeur, apr\u00e8s avoir lutt\u00e9 de toutes ses forces pour la tenir secr\u00e8te et pour que personne ne soit t\u00e9moin de sa vuln\u00e9rabilit\u00e9\u2026 Sa voix apporte sur chaque morceau une dimension \u00e9motionnelle terriblement poignante. Au sein de Portishead, Beth Gibbons est celle qui fait le trait d&rsquo;union entre les bas-fonds et le septi\u00e8me ciel. Elle est l&rsquo;\u00e2me du groupe (elle a ensuite entam\u00e9 une carri\u00e8re solo par un album magnifique, dont j&rsquo;ai partag\u00e9 le splendide \u00ab\u00a0Mysteries\u00a0\u00bb en jour 64).<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab\u00a0Roads\u00a0\u00bb est mon titre pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 non seulement de l&rsquo;album mais de toute la discographie de Portishead.<\/p>\n\n\n\n<p>On retrouve sur ce morceau magistral la rythmique caract\u00e9ristique du trip-hop, basique mais d&rsquo;une efficacit\u00e9 mortelle. Ici pourtant, il y a bien plus: cette rythmique est soulign\u00e9e par des curieux tr\u00e9molos de guitare \u00e9lectrique qui scandent tout le morceau, par des cordes et par une ligne d&rsquo;orgue majestueuses, qui se r\u00e9pandent doucement dans notre cerveau comme un fluide glacial dans un labyrinthe, jusqu&rsquo;\u00e0 en prendre le contr\u00f4le implacablement.<\/p>\n\n\n\n<p>En studio, le morceau est d\u00e9j\u00e0 d&rsquo;une puissance telle qu&rsquo;il est pour moi impossible de r\u00e9sister \u00e0 son attraction fatale, pas plus qu&rsquo;un fr\u00eale vaisseau spatial ne peut s&rsquo;extraire de l&rsquo;aimantation d&rsquo;une plan\u00e8te myst\u00e9rieuse qu&rsquo;il a imprudemment fr\u00f4l\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab\u00a0Roads\u00a0\u00bb est l&rsquo;illustration musicale de la th\u00e9orie du soft power: il n&rsquo;est pas besoin de montrer les muscles pour s&rsquo;imposer et tenir en respect \u2013 en tous cas le pouvoir ne s&rsquo;exerce jamais plus s\u00fbrement que lorsque la soumission est d\u00e9sir\u00e9e par ceux-l\u00e0 m\u00eame qui le subissent. \u00c0 l&rsquo;\u00e9coute de \u00ab\u00a0Roads\u00a0\u00bb , je n&rsquo;ai qu&rsquo;une envie: me rendre, et r\u00e9\u00e9couter ce morceau envo\u00fbtant une nouvelle fois, et puis une troisi\u00e8me. Il est doux parfois de s&rsquo;abandonner au charme d\u00e9licieux de l&rsquo;assujettissement, et de remettre son sort entre les mains (et la voix!) de quelqu&rsquo;un d&rsquo;autre que soi.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais que dire de cette version enregistr\u00e9e en concert au Roseland de New-York! Ici les orchestrations de cordes prennent davantage de place et rendent la balade encore plus \u00e9mouvante, sans pour autant que la rythmique trip-hop soit affadie.<\/p>\n\n\n\n<p>Quant \u00e0 Beth Gibbons, elle appara\u00eet vo\u00fbt\u00e9e comme si elle portait le poids du monde sur ses \u00e9paules, accroch\u00e9e \u00e0 son micro comme pour ne pas s&rsquo;effondrer sur elle-m\u00eame, et presque \u00e0 chaque pause dans le texte, elle tourne et \u00e9loigne la t\u00eate du micro comme si elle \u00e9tait effray\u00e9e de ce qu&rsquo;elle a \u00e0 chanter quelques secondes plus tard. Transcendante de sinc\u00e9rit\u00e9 malgr\u00e9 ses yeux constamment ferm\u00e9s, elle rend les armes et elle se met \u00e0 nu comme il est rare de le faire, exposant sur son visage grima\u00e7ant les stigmates d&rsquo;une d\u00e9tresse bouleversante.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c9coutez ce \u00ab\u00a0Ouhhhh\u00a0\u00bb aigu qui d\u00e9marre chaque couplet, et qui me colle des frissons. Comment y \u00eatre insensible, comment ne pas avoir envie de se pr\u00e9cipiter pour la prendre dans ses bras et pour la consoler comme une enfant qui \u00e9merge tout juste d&rsquo;un m\u00e9chant cauchemar ?<\/p>\n\n\n\n<p>Cette version live de \u00ab\u00a0Roads\u00a0\u00bb est un enchantement qui vrille le coeur. Cette formule, qui vient de me traverser l&rsquo;esprit, et dont je dois dire que je suis assez content, c&rsquo;est peut-\u00eatre une bonne m\u00e9taphore pour d\u00e9crire une vie humaine: c&rsquo;est (ou ce peut \u00eatre) un enchantement, mais bon sang, que \u00e7a vrille le coeur!<\/p>\n\n\n\n<p>Dans les moments de peine et de fragilit\u00e9, quel soulagement de pouvoir se sentir accueilli, compris et consol\u00e9 par les arrangements magiques de Portishead et par la voix de Beth Gibbons. Elle se sent seule (\u00ab\u00a0<em>I got nobody on my side<\/em>\u00a0\u00bb ) , elle ne sait pas encore o\u00f9 elle va (\u00ab\u00a0<em>Never found our way<\/em>\u00a0\u00bb ) , et cela fait \u00e9cho \u00e0 ce qui se passe en nous, bien souvent.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais elle chante, et nous l&rsquo;\u00e9coutons. Nous pouvons ainsi nous r\u00e9conforter mutuellement \u2013 en tous cas elle me r\u00e9conforte.<\/p>\n\n\n\n<p>Merci Beth.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab\u00a0I got nobody on my side<\/p>\n\n\n\n<p>and surely that ain&rsquo;t right<\/p>\n\n\n\n<p>Surely that ain&rsquo;t right<\/p>\n\n\n\n<p>Ohh, can&rsquo;t anybody see<\/p>\n\n\n\n<p>we&rsquo;ve got a war to fight<\/p>\n\n\n\n<p>Never found our way<\/p>\n\n\n\n<p>regardless of what they say<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"Portishead - Roads\" width=\"1230\" height=\"923\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/Vg1jyL3cr60?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n<!-- templates\/buttons-placeholder.php -->\n<div class=\"da-reactions-outer TpostID2620\">\n\t    <div class=\"da-reactions-data da-reactions-container-async center\"\n         data-type=\"post\"\n         data-id=\"2620\"\n         id=\"da-reactions-slot-post-2620\">\n        <div class=\"da-reactions-exposed\">\n\t\t\t<img src=\"https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/plugins\/da-reactions\/assets\/dist\/loading.svg\" alt=\"Loading spinner\" width=\"64\" height=\"64\" style=\"width:64px\" \/>\n        <\/div>\n    <\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Portishead est un groupe de provinciaux anglais (c&rsquo;est le nom d&rsquo;une petite ville c\u00f4ti\u00e8re), form\u00e9 notamment de Geoff Barrow, un guitariste ayant travaill\u00e9 comme ing\u00e9nieur du son sur le premier&hellip;<a href=\"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/2021\/10\/19\/portishead-roads-live-in-roseland-new-york\/\" class=\"more-link\"><span class=\"more-button\">Continue reading<span class=\"screen-reader-text\">Portishead &#8211; \u00ab\u00a0Roads\u00a0\u00bb (live in Roseland, New York)<\/span><\/span><\/a><\/p>\n<!-- templates\/buttons-placeholder.php -->\n<div class=\"da-reactions-outer TpostID2620\">\n\t    <div class=\"da-reactions-data da-reactions-container-async center\"\n         data-type=\"post\"\n         data-id=\"2620\"\n         id=\"da-reactions-slot-post-2620\">\n        <div class=\"da-reactions-exposed\">\n\t\t\t<img src=\"https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/plugins\/da-reactions\/assets\/dist\/loading.svg\" alt=\"Loading spinner\" width=\"64\" height=\"64\" style=\"width:64px\" \/>\n        <\/div>\n    <\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":2621,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[81],"tags":[13,20,184,185],"class_list":["post-2620","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-musique","tag-angleterre","tag-inde","tag-portishead","tag-trip-hop"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2620","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2620"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2620\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":8466,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2620\/revisions\/8466"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2621"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2620"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2620"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2620"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}