{"id":2647,"date":"2021-10-13T22:09:25","date_gmt":"2021-10-13T20:09:25","guid":{"rendered":"https:\/\/gregoryderville.com\/?p=2647"},"modified":"2025-06-02T08:32:13","modified_gmt":"2025-06-02T06:32:13","slug":"alain-bashung-je-me-dore","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/2021\/10\/13\/alain-bashung-je-me-dore\/","title":{"rendered":"Alain Bashung &#8211; \u00ab\u00a0Je me dore\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Voici une chanson qui apporte une solution \u00e9blouissante \u00e0 une \u00e9quation <em>a priori<\/em> impossible: comment est-il possible de faire encore mieux que ce qui est pourtant d\u00e9j\u00e0 parfait ?<\/p>\n\n\n\n<p>Sorti en 1998, \u00ab\u00a0Fantaisie militaire\u00a0\u00bb avait \u00e9t\u00e9 pour Alain Bashung l&rsquo;album de la cons\u00e9cration critique et publique. Un chef d&rsquo;oeuvre compact et dense, dont \u00e9mergeaient un tube flamboyant (\u00ab\u00a0La nuit je mens\u00a0\u00bb ) , et quelques titres encore bien plus puissants \u00e0 mon go\u00fbt (par ordre de pr\u00e9f\u00e9rence: \u00ab\u00a0Angora\u00a0\u00bb , \u00ab\u00a0Aucun express\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Fantaisie militaire\u00a0\u00bb ).<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s un disque pareil, Bashung aurait pu faire une pause, \u00e9tourdi par sa r\u00e9ussite artistique et commerciale. Peut-\u00eatre m\u00eame aurait-il pu s&rsquo;arr\u00eater l\u00e0, au sommet, \u00e9puis\u00e9 par un processus cr\u00e9atif qui est chez lui extr\u00eamement vorace en temps et en \u00e9nergie.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais quatre ans plus tard, en 2002, il revient avec \u00ab\u00a0L&rsquo;imprudence\u00a0\u00bb , un album tr\u00e8s diff\u00e9rent mais tout aussi formidable et magistral, o\u00f9 sa puissance cr\u00e9ative est \u00e0 son climax.<\/p>\n\n\n\n<p>C&rsquo;est un disque qui, sur le plan commercial, porte bien son nom, car il ne correspond gu\u00e8re \u00e0 ce qui permet des passages \u00e0 la radio ou \u00e0 la t\u00e9l\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>D&rsquo;abord il y a l&rsquo;ambiance musicale, presque en permanence lugubre, et qui \u00e0 plusieurs reprises sombre carr\u00e9ment dans les abysses. La seule couleur de ce disque est le noir, d&rsquo;o\u00f9 d&rsquo;ailleurs la pochette en N&amp;B, sur laquelle Bashung semble photographi\u00e9 en marge d&rsquo;un enterrement, dans un manteau noir, raide comme la justice, le regard en biais et foudroyant, comme s&rsquo;il \u00e9tait furieux d&rsquo;\u00eatre surpris dans son intimit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Par ailleurs il n&rsquo;y a pas de tube potentiel. M\u00eame pas (ou quasiment pas) d&rsquo;alternance couplets \/ refrains. Des textes toujours aussi \u00e9nigmatiques (quasiment tous co-\u00e9crits en mode ping-pong avec Jean Fauque). Une voix grave et solennelle qui parle plut\u00f4t qu&rsquo;elle ne chante. Des rythmes lents. Des arrangements majestueux de cordes, de musique \u00e9lectronique et de sons plus ou moins incongrus\u2026 En r\u00e9alit\u00e9, la plupart des morceaux ne sont pas ce qu&rsquo;on appelle habituellement des \u00ab\u00a0chansons\u00a0\u00bb , mais plut\u00f4t des divagations po\u00e9tiques et auditives, dans la m\u00eame veine que le \u00ab\u00a0Cantique des cantiques\u00a0\u00bb, que Bashung a enregistr\u00e9 \u00e0 peu pr\u00e8s au m\u00eame moment avec sa derni\u00e8re compagne Chlo\u00e9 Mons.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab\u00a0L&rsquo;imprudence\u00a0\u00bb est un disque aust\u00e8re, ambitieux, audacieux, exigeant, fervent, et donc difficile d&rsquo;acc\u00e8s et parfois inconfortable \u00e0 \u00e9couter (en particulier sur \u00ab\u00a0Dans la foul\u00e9e\u00a0\u00bb , sur \u00ab\u00a0Laisse venir\u00a0\u00bb , et sur \u00ab\u00a0Jamais d&rsquo;autre que toi\u00a0\u00bb , qui met en musique un po\u00e8me de Robert Desnos). Il a suscit\u00e9 l&rsquo;enthousiasme de la critique, mais il ne pouvait pas marcher aussi bien que le pr\u00e9c\u00e9dent aupr\u00e8s du grand public. \u00ab\u00a0<em>Continent \u00e0 la d\u00e9rive, qui m&rsquo;aime me suive<\/em>\u00a0\u00bb , chante Bashung: ce n&rsquo;est pas donn\u00e9 \u00e0 tout le monde d&rsquo;arpenter ces cimes l\u00e0.<\/p>\n\n\n\n<p>La force de cet album provient surtout de la fa\u00e7on dont Alain Bashung a offert \u00e0 ses musiciens la possibilit\u00e9 de trifouiller et d&rsquo;enrichir ses compositions, dans une d\u00e9marche particuli\u00e8rement collaborative. Dans une s\u00e9rie de podcasts diffus\u00e9e sur France Inter et consacr\u00e9e \u00e0 sa carri\u00e8re, un \u00e9pisode entier d\u00e9crit ce processus de cr\u00e9ation, et je me souviens encore de mon \u00e9tonnement quand je l&rsquo;avais \u00e9cout\u00e9. Ses musiciens ont re\u00e7u carte blanche pour cr\u00e9er des sons (cordes pinc\u00e9es, coups d&rsquo;archet brusques et stridents, arp\u00e8ges de guitare, courts appels d&rsquo;harmonica, brefs soubresauts \u00e9lectroniques\u2026), collecter des bruits (porte qui grince, clochette l\u00e9g\u00e8re, corne de brume\u2026), et tenter des collages entre toute cette mati\u00e8re h\u00e9t\u00e9roclite. Chaque soir, Bashung venait \u00e9couter en silence le produit de leur imagination et de leurs cogitations. De temps en temps il indiquait d&rsquo;un geste, d&rsquo;un mouvement de t\u00eate, d&rsquo;une mimique ou d&rsquo;un simple mot que ce qu&rsquo;il venait d&rsquo;entendre lui plaisait, le touchait, l&rsquo;intriguait, et c&rsquo;\u00e9tait le signe qu&rsquo;on pouvait le garder, sous cette forme, ou accol\u00e9 \u00e0 une autre tentative sonore, ou pourquoi pas dans une autre chanson\u2026 Ce travail d&rsquo;orf\u00e8vre maniaque a dur\u00e9 un an, en trois sessions d&rsquo;enregistrement!<\/p>\n\n\n\n<p>Le r\u00e9sultat de cette mani\u00e8re de travailler originale, cr\u00e9ative et \u00e9minemment collective, de ce que Bashung lui-m\u00eame a appel\u00e9 \u00ab\u00a0<em>des trafics de sons<\/em>\u00a0\u00bb , c&rsquo;est un album d&rsquo;une richesse sonore incroyable, un labyrinthe sophistiqu\u00e9 et fascinant, un fleuve qui charrie dans ses eaux troubles une profusion de tr\u00e9sors musicaux et de trouvailles po\u00e9tiques. Une musique si vivante, si vibrante, si anim\u00e9e, qu&rsquo;elle semble \u00e0 peine avoir \u00e9t\u00e9 invent\u00e9e et enregistr\u00e9e au moment m\u00eame o\u00f9 nous l&rsquo;\u00e9coutons.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce n&rsquo;est vraiment pas le genre de disque que l&rsquo;on peut d\u00e9couvrir et appr\u00e9cier en l&rsquo;\u00e9coutant comme une musique d&rsquo;ambiance et d&rsquo;une oreille \u00e9tourdie: il faut s&rsquo;y mettre attentivement, avec application, plusieurs fois, et de pr\u00e9f\u00e9rence au casque. En fait ce n&rsquo;est pas un disque qu&rsquo;il faut \u00e9couter, c&rsquo;est un disque dans lequel il faut plonger. Comme pour la derni\u00e8re p\u00e9riode de Talk Talk (et ce n&rsquo;est pas un hasard si parmi les musiciens invit\u00e9s il y a le bassiste Simon Edwards).<\/p>\n\n\n\n<p>Parmi les morceaux que j&rsquo;ai envie de sortir du lot, il y a \u00ab\u00a0Tel\u00a0\u00bb , qui ouvre l&rsquo;album et qui claque \u00e0 la fois comme un d\u00e9fi \u00e0 l&rsquo;industrie du disque, une prise de risque et une profession de foi: \u00ab\u00a0<em>\u00c0 l&rsquo;avenir, \/ laisse venir \/ Laisse le vent du soir d\u00e9cider \/ l&rsquo;imprudence<\/em>\u00a0\u00bb .<\/p>\n\n\n\n<p>Dans la m\u00eame veine il y a aussi la chanson titre, \u00ab\u00a0L&rsquo;imprudence\u00a0\u00bb , qui met en musique une notion ch\u00e8re \u00e0 certains th\u00e9rapeutes: comme il faut accepter et embrasser \u00ab\u00a0l&rsquo;inconfort d&rsquo;exister\u00a0\u00bb si l&rsquo;on veut profiter de l&rsquo;existence, la musique devient magique et ouvre sur un autre monde lorsqu&rsquo;elle cesse de respecter des canons et des conventions et lorsqu&rsquo;elle part \u00e0 l&rsquo;aventure, ouvre des portes derri\u00e8re lesquelles elle-m\u00eame ne sait pas ce qu&rsquo;elle va trouver. Ce morceau de 20 minutes, qui cl\u00f4ture l&rsquo;album, n&rsquo;est pas une chanson, c&rsquo;est une m\u00e9ditation musicale, o\u00f9 Bashung reprend comme un mantra la formule par laquelle il a ouvert l&rsquo;album (\u00ab\u00a0<em>Laisse venir<\/em>\u00a0\u00bb ) , puis r\u00e9p\u00e8te les paroles de \u00ab\u00a0Tel\u00a0\u00bb, et se pour finir fait chamane. \u00ab\u00a0<em>Laisse venir l&rsquo;imprudence<\/em>\u00a0\u00bb .<\/p>\n\n\n\n<p>Il y a aussi le deuxi\u00e8me titre, \u00ab\u00a0Faites Monter\u00a0\u00bb , qui s&rsquo;ouvre sur une d\u00e9finition de la vie assez traumatisante (\u00ab\u00a0<em>Dans ma cornue \/ j&rsquo;y ai vers\u00e9 \/ six gouttes de cigu\u00eb, \/ un peu d&rsquo;espoir, \/ \u00e7a d&rsquo;\u00e9paisseur \/ Et j&rsquo;ai touill\u00e9<\/em>\u00a0\u00bb ) , et qui d\u00e9ploie une \u00e9nergie \u00e9tourdissante et magn\u00e9tique, jusqu&rsquo;\u00e0 un crescendo final \u00e9poustouflant. Texte, musique et interpr\u00e9tation me font ici penser \u00e0 un animal d\u00e9cha\u00een\u00e9 qui n&rsquo;ob\u00e9it qu&rsquo;un un seul mot d&rsquo;ordre: \u00ab\u00a0<em>Faites monter le mercure \/ Faites monter l&rsquo;aventure<\/em>\u00a0\u00bb .<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab\u00a0Mes bras\u00a0\u00bb est une longue et imp\u00e9riale d\u00e9claration d&rsquo;amour (\u00e0 moins que ce ne soit une r\u00e9f\u00e9rence cach\u00e9e \u00e0 l&rsquo;h\u00e9ro\u00efne ?) o\u00f9 la m\u00e9lodie n&rsquo;existe que sous la forme d&rsquo;arrangements de cordes amples et lents, de gouttes de piano qui tombent du ciel, d&rsquo;une basse l\u00e9g\u00e8re et discr\u00e8te\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Le texte oscille entre plusieurs constats d\u00e9sol\u00e9s: celui d&rsquo;une promesse de tendresse et de protection que l&rsquo;on n&rsquo;a pas su tenir (\u00ab\u00a0<em>J&rsquo;\u00e9tais cens\u00e9 t&rsquo;\u00e9tourdir \/ sans aviron sans \u00e9lixir \/ J&rsquo;\u00e9tais cens\u00e9 te soustraire \u00e0 la glu (\u2026) J&rsquo;\u00e9tais cens\u00e9 te ravir \/ \u00e0 la col\u00e8re de Dieu (\u2026) J&rsquo;\u00e9tais cens\u00e9 te couvrir \/ \u00e0 l&rsquo;approche des cyclones (\u2026) J&rsquo;\u00e9tais cens\u00e9 t&rsquo;extraire \/ le pieu dans le c\u0153ur \/ qui t&#8217;emp\u00eache de courir<\/em>\u00a0\u00bb ) , celui de la fatigue \u00e0 essayer de faire vivre un amour qui n&rsquo;en peut plus (\u00ab\u00a0<em>Mes h\u00e9lices se sont lass\u00e9es \/ de te porter aux nues<\/em>\u00ab\u00a0) , celui de la solitude gla\u00e7ante dans laquelle on se retrouve ensuite (\u00ab\u00a0<em>Les impasses \/ Les grands espaces \/ Mes bras connaissent \/ Mes bras connaissent \/ Une \u00e9toile sur le point de s&rsquo;\u00e9teindre<\/em>\u00a0\u00bb ) , celui de l&rsquo;angoisse qui parcourt l&rsquo;\u00e9chine (\u00ab\u00a0<em>La menace du futur, les d\u00e9lices qu&rsquo;on ampute<\/em>\u00a0\u00bb ). Tout cela est d&rsquo;une beaut\u00e9 sid\u00e9rale et renversante.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab\u00a0La ficelle\u00a0\u00bb , \u00e9tonnante r\u00e9flexion sur l&rsquo;attente de la mort, et affirmation d&rsquo;un d\u00e9sir de l&rsquo;apprivoiser et de choisir l&rsquo;heure de tirer sa r\u00e9v\u00e9rence: \u00ab\u00a0<em>Par la meurtri\u00e8re, \/ guette l&rsquo;ennemi (\u2026) \/ guette l&rsquo;horizon \/ guette la vie \/ Je n&rsquo;attendrai pas l&rsquo;automne, \/ ses sonates \u00e0 mon sonotone \/ Je n&rsquo;attendrai pas \/ que s&rsquo;abaisse le pont-levis<\/em>\u00a0\u00bb .<\/p>\n\n\n\n<p>Et puis il y a \u00ab\u00a0Je me dore\u00a0\u00bb , la seule respiration et la seule chanson lumineuse de l&rsquo;album \u2013 et c&rsquo;est peut-\u00eatre pour cela que je l&rsquo;aime tant.<\/p>\n\n\n\n<p>Musicalement, ce morceau est une merveille absolue. La tension reste pr\u00e9sente, soulign\u00e9e ou attis\u00e9e par l&rsquo;intro au piano et \u00e0 l&rsquo;harmonica, par les fins balais de la batterie, par quelques embard\u00e9es rythmiques (les guitares distordues \u00e0 2&rsquo;27)\u2026 Mais le piano et quelques inventions sonores nous permettent de reprendre notre respiration (par exemple la minuscule phrase de piano qui s&rsquo;envole \u00e0 1&rsquo;52, comme une bulle d&rsquo;air qui s&rsquo;\u00e9chappe du fond de l&rsquo;eau), et les \u00e9lans de cordes \u00e0 2&rsquo;45 nous propulsent dans les nuages.<\/p>\n\n\n\n<p>Si \u00ab\u00a0Je me dore\u00a0\u00bb est plus lumineux, c&rsquo;est aussi parce que le texte, sublime, est tourn\u00e9 vers le ciel plut\u00f4t que vers les entrailles de la terre, vers le pr\u00e9sent plut\u00f4t que vers le pass\u00e9 ou le futur, vers l&rsquo;amour plut\u00f4t que vers la souffrance. \u00ab\u00a0<em>Un missile a \u00e9lu domicile \/ \u00e0 l&rsquo;h\u00f4tel de l&rsquo;oiseau-lyre<\/em>\u00a0\u00bb , c&rsquo;est \u00e0 la fois merveilleusement beau et chaudement \u00e9rotique (cet oiseau est ainsi appel\u00e9 pour la forme que prend sa queue lorsqu&rsquo;il la d\u00e9ploie pendant la parade nuptiale\u2026 et pour le missile, pas besoin de faire un dessin).<\/p>\n\n\n\n<p>Et enfin il y a dans \u00ab\u00a0Je me dore\u00a0\u00bb ces mots, que je me r\u00e9p\u00e8te souvent comme un mantra, en modifiant un peu les paroles: \u00ab\u00a0<em>D\u00e9sormais je me dore \u00e0 la chaleur humaine<\/em>\u00a0\u00bb , j&rsquo;en demande et j&rsquo;en profite, et j&rsquo;essaye d&rsquo;en donner \u00e0 qui en a besoin. Cette petite formule est aujourd&rsquo;hui devenue pour moi une devise, ou mieux encore un engagement: elle fait partie de celles qui ont chang\u00e9 ma vie.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab\u00a0D\u00e9sormais je me dore<\/p>\n\n\n\n<p>\u00e0 tes rires<\/p>\n\n\n\n<p>Je me dore \u00e0 tes nerfs,<\/p>\n\n\n\n<p>\u00e0 la poussi\u00e8re des m\u00e9t\u00e9ores,<\/p>\n\n\n\n<p>\u00e0 la chaleur humaine<\/p>\n\n\n\n<p>D\u00e9sormais je me dore<\/p>\n\n\n\n<p>\u00e0 la crypte des monast\u00e8res<\/p>\n\n\n\n<p>Je me dore \u00e0 l&rsquo;ordinaire,<\/p>\n\n\n\n<p>\u00e0 tombeau ouvert,<\/p>\n\n\n\n<p>\u00e0 la chaleur humaine\u00a0\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"Je me dore\" width=\"1230\" height=\"923\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/z8ve0PVrmNE?list=PLiN-7mukU_REkisMZhskMBhl0dfkCv4aT\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n<!-- templates\/buttons-placeholder.php -->\n<div class=\"da-reactions-outer TpostID2647\">\n\t    <div class=\"da-reactions-data da-reactions-container-async center\"\n         data-type=\"post\"\n         data-id=\"2647\"\n         id=\"da-reactions-slot-post-2647\">\n        <div class=\"da-reactions-exposed\">\n\t\t\t<img src=\"https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/plugins\/da-reactions\/assets\/dist\/loading.svg\" alt=\"Loading spinner\" width=\"64\" height=\"64\" style=\"width:64px\" \/>\n        <\/div>\n    <\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Voici une chanson qui apporte une solution \u00e9blouissante \u00e0 une \u00e9quation a priori impossible: comment est-il possible de faire encore mieux que ce qui est pourtant d\u00e9j\u00e0 parfait ? 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