{"id":2696,"date":"2021-10-08T23:02:16","date_gmt":"2021-10-08T21:02:16","guid":{"rendered":"https:\/\/gregoryderville.com\/?p=2696"},"modified":"2025-05-17T12:59:14","modified_gmt":"2025-05-17T10:59:14","slug":"richard-hawley-coles-corner","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/2021\/10\/08\/richard-hawley-coles-corner\/","title":{"rendered":"Richard Hawley &#8211; \u00ab\u00a0Coles corner\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"\n<p>Richard Hawley est un guitariste, auteur, compositeur et chanteur anglais n\u00e9 en 1967, qui a d&rsquo;abord offici\u00e9 au sein de l&rsquo;excellent groupe The Pulp avant de d\u00e9marrer une carri\u00e8re solo de plus en plus convaincante.<\/p>\n\n\n\n<p>J&rsquo;ai d\u00e9j\u00e0 partag\u00e9 deux morceaux d&rsquo;un autre de ses albums, le formidable \u00ab\u00a0Truelove&rsquo;s gutter\u00a0\u00bb . Ce disque l\u00e0 est un v\u00e9ritable chef d&rsquo;oeuvre, et si vous ne connaissez pas <a href=\"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/tag\/richard-hawley\/\" data-type=\"link\" data-id=\"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/tag\/richard-hawley\/\">Richard Hawley<\/a>, je vous conseille plus que vivement de le d\u00e9couvrir par l\u00e0.<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;album \u00ab\u00a0Coles corner\u00a0\u00bb est un peu plus ancien (2005). Apr\u00e8s trois albums solo un peu t\u00e2tonnants, Richard Hawley atteint ici une maturit\u00e9 \u00e9patante, qui lui permet de se pr\u00e9senter tranquillement tel qu&rsquo;il est, sans se fatiguer \u00e0 suivre la mode du moment, sans chercher \u00e0 s&rsquo;adapter pour plaire \u00e0 la critique ou au grand public. L&rsquo;esbroufe, il laisse \u00e7a aux gamins impatients, provocants et arrogants. Pas besoin non plus de se forcer \u00e0 se r\u00e9inventer \u00e0 chaque album: on peut tr\u00e8s bien avancer sur son chemin en restant peu ou prou le m\u00eame. Le rock de Richard Hayley est impossible \u00e0 dater, et gr\u00e2ce \u00e0 cela il passe les ann\u00e9es en se patinant et en prenant de plus en plus de rondeur. C&rsquo;est du rock adulte, et de temps en temps, qu&rsquo;est-ce que c&rsquo;est agr\u00e9able \u00e0 entendre!<\/p>\n\n\n\n<p>La musique que Richard Hayley aime, compose, joue et chante, c&rsquo;est le rock des origines, qui fait la part belle \u00e0 la guitare, qui est parfaitement adapt\u00e9 \u00e0 sa voix de <a href=\"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/tag\/crooner\/\" data-type=\"link\" data-id=\"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/tag\/crooner\/\">crooner<\/a>, et auquel il ajoute une dose variable de psych\u00e9d\u00e9lisme et de sonorit\u00e9s satur\u00e9es, selon les albums et au gr\u00e9 des des morceaux. Sur l&rsquo;album \u00ab\u00a0Coles corner\u00a0\u00bb, il se permet une chanson qui semble tout droit sortie de Memphis, et sur laquelle sa voix et la musique ressemblent \u00e0 s&rsquo;y m\u00e9prendre \u00e0 un 45 tours d&rsquo;Elvis Presley (\u00ab\u00a0Wading through the waters of my time\u00a0\u00bb). Chez d&rsquo;autres ce serait une singerie un peu ridicule, mais il a une assurance qui fait que \u00e7a passe comme un sorbet l\u00e9ger \u00e0 la fin d&rsquo;un repas. Cette chanson sonne ann\u00e9es 50, elle para\u00eet \u00e0 certains d\u00e9su\u00e8te ? Et alors ?<\/p>\n\n\n\n<p>Le fait de tracer son sillon sans se tracasser de ce qu&rsquo;on en pensera n&rsquo;a pas emp\u00each\u00e9 Richard Hawley de recevoir un succ\u00e8s public assez important, et d&rsquo;\u00eatre \u00e9galement reconnu par des groupes tr\u00e8s en vue. \u00c0 la sortie de l&rsquo;album \u00ab\u00a0Coles Corner\u00a0\u00bb, il a \u00e9t\u00e9 nomin\u00e9 aux Mercury Prize (un genre de NRJ music Awards organis\u00e9 par Virgin), et dans leur discours de remerciements, le groupe vainqueur, Arctic Monkeys, lui a rendu hommage avec des mots amusants mais n\u00e9anmoins tr\u00e8s forts: \u00ab\u00a0<em>Que quelqu&rsquo;un appelle la police, on a vol\u00e9 Richard Hawley<\/em>\u00a0\u00bb .<\/p>\n\n\n\n<p>Parmi les atouts de Richard Hawley, il y a les arrangements \u00e9l\u00e9gants, tr\u00e8s orchestr\u00e9s, qui composent pour sa guitare un parfait \u00e9crin. Musicalement c&rsquo;est vraiment tr\u00e8s, tr\u00e8s classieux, avec des m\u00e9lodies qui s&rsquo;installent ais\u00e9ment dans la m\u00e9moire et qui donnent envie de chantonner les yeux ferm\u00e9s, surtout quand on se sent en phase avec la m\u00e9lancolie subtile qui parcourt la plupart de ses compositions (sur \u00ab\u00a0Truelove&rsquo;s gutter\u00a0\u00bb, c&rsquo;est m\u00eame plut\u00f4t d&rsquo;une ambiance cr\u00e9pusculaire qu&rsquo;il faut parler).<\/p>\n\n\n\n<p>Mais surtout, quelle voix! Richard Hawley a un timbre de baryton et une chaleur dans la gorge qui en font un instrument parfait pour les balades romantiques. M\u00eame lorsque la guitare se fait plus hargneuse (comme sur la moiti\u00e9 de l&rsquo;album \u00ab\u00a0Standing at the sky&rsquo;s edge\u00a0\u00bb) , jamais le <a href=\"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/tag\/crooner\/\" data-type=\"link\" data-id=\"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/tag\/crooner\/\">crooner <\/a>ne brutalise nos oreilles, jamais sa voix n&rsquo;est forc\u00e9e, jamais elle ne se lance dans des vocalises inutiles pour \u00e9pater la galerie: elle reste toujours la m\u00eame, caressante, enveloppante, rassurante et famili\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>Quant aux textes, eux aussi sont frapp\u00e9s au coin du bon sens et de la simplicit\u00e9 tranquille. En bon songwriter, Richard Hawley observe avec attention et avec d\u00e9tachement (les deux ne sont pas incompatibles) sa vie quotidienne et celle de ses proches et de ses contemporains, et il en tire la mati\u00e8re de chansons qui ne sont jamais pr\u00e9tentieuses, qui s&rsquo;adressent \u00e0 tout le monde, dans lesquelles tout le monde peut se reconna\u00eetre, ou reconna\u00eetre au moins une \u00e9motion v\u00e9cue \u00e0 un moment de sa vie.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"678\" height=\"381\" src=\"https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/Richard-Hawley.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-9727\" style=\"width:651px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/Richard-Hawley.jpg 678w, https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/Richard-Hawley-300x169.jpg 300w, https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/Richard-Hawley-600x337.jpg 600w, https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/Richard-Hawley-400x225.jpg 400w\" sizes=\"auto, (max-width: 678px) 100vw, 678px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Souvent l&rsquo;inspiration lui vient de souvenirs \u00e9mus. Ou bien de petits moments quotidiens auxquels pas grand monde ne fait attention\u2026 mais lui, si. Par exemple sur cette chanson: <a href=\"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/tag\/richard-hawley\/\" data-type=\"link\" data-id=\"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/tag\/richard-hawley\/\">Richard Hawley<\/a> a racont\u00e9 que la magnifique m\u00e9lodie, planante et d\u00e9licate, lui est venue \u00ab\u00a0<em>au coin de la rue<\/em>\u00a0\u00bb , pendant qu&rsquo;il jouait avec ses enfants en poussant leur balan\u00e7oire. L&rsquo;anecdote me pla\u00eet. Il n&rsquo;y a pas besoin d&rsquo;\u00eatre englu\u00e9 dans l&rsquo;imaginaire du \u00ab\u00a0sex, drugs &amp; rock&rsquo;n roll\u00a0\u00bb pour trouver l&rsquo;inspiration dans le registre rock. \u00c7a ne viendrait s\u00fbrement jamais \u00e0 l&rsquo;id\u00e9e de Richard Hawley de se maquiller outrageusement, de porter des v\u00eatements improbables, de mettre des doigts \u00e0 tout le monde, de r\u00e9pondre aux interviews sans regarder les journalistes ou de fracasser des chambres d&rsquo;h\u00f4tel. Il est \u00e0 un \u00e2ge o\u00f9 ces simagr\u00e9es font plut\u00f4t de la peine qu&rsquo;autre chose, et o\u00f9 il se contente d&rsquo;\u00eatre ce qu&rsquo;il est, sans pour autant le revendiquer et r\u00e9clamer la reconnaissance.<\/p>\n\n\n\n<p>Encore une fois, le rock de Richard Hawley est empreint de profondeur, de bonhomie, d&rsquo;humilit\u00e9, de sagesse. Il est autant un artiste qu&rsquo;un artisan. \u00c7a en fait un homme que j&rsquo;aimerais conna\u00eetre, non pas parce que je l&rsquo;admire comme un groupie, mais parce que je me dis qu&rsquo;il gagne sans doute \u00e0 \u00eatre connu, et que je l&rsquo;imagine comme un excellent ami.<\/p>\n\n\n\n<p>La chanson titre, \u00ab\u00a0Coles corner\u00a0\u00bb , raconte pr\u00e9cis\u00e9ment un de ces petits moments du quotidiens que l&rsquo;on a tous v\u00e9cus et auquel on repense, selon ce qui s&rsquo;est pass\u00e9 et comment on l&rsquo;a dig\u00e9r\u00e9, avec un spleen l\u00e9ger et passager ou avec une tristesse plus lancinante et cafardeuse.<\/p>\n\n\n\n<p>Comme plusieurs autres chansons, celle-ci d\u00e9crit les \u00e9motions d&rsquo;un amoureux transi, dont les sentiments ne sont manifestement pas pay\u00e9s en retour. Sur la photo de la pochette de l&rsquo;album, Richard Hawley attend \u00e0 Coles Corner (un c\u00e9l\u00e8bre lieu de rendez-vous galants de Sheffield), un bouquet \u00e0 la main, une amoureuse qui ne viendra pas, et suite \u00e0 ce lapin cuisant il se prend \u00e0 r\u00eaver \u00e0 un autre rendez-vous, plus couronn\u00e9 de succ\u00e8s celui-l\u00e0, avec une belle et jeune femme qui l&rsquo;attendra avec un magnifique sourire et une fleur dans les cheveux.<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;imaginaire est adolescent, mais sans condescendance. Richard Hawley se souvient simplement de ce qu&rsquo;il a v\u00e9cu, il se d\u00e9crit avec bienveillance et tendresse, il s&rsquo;adresse gentiment au jeune homme amoureux qu&rsquo;il a \u00e9t\u00e9, sans lui faire sentir qu&rsquo;il a \u00e9t\u00e9 na\u00eff ou stupide d&rsquo;y croire \u2013 non, il s&rsquo;est laiss\u00e9 traverser par ses \u00e9motions et il les a exprim\u00e9es sans se masquer, par exemple en prenant soin d&rsquo;acheter un joli bouquet pour les offrir \u00e0 la jeune fille qu&rsquo;il courtisait, juste parce que \u00e7a se faisait, parce qu&rsquo;elle attendait sans doute ce geste-l\u00e0, et puis aussi pour le plaisir de faire plaisir.<\/p>\n\n\n\n<p>Musicalement, \u00ab\u00a0Coles corner\u00a0\u00bb est une parfaite illustration du style de Richard Hawley. Elle ouvre l&rsquo;album sur une splendide phrase musicale de cordes d\u00e9licates, qui nous met tout de suite au diapason: ici on n&rsquo;aime pas le bruit et la fureur, et on s&rsquo;attache \u00e0 ciseler une musique qui transporte et plane tr\u00e8s haut au dessus de la m\u00eal\u00e9e. En l&rsquo;\u00e9coutant la premi\u00e8re fois, j&rsquo;ai tout de suite \u00e9t\u00e9 saisi par la beaut\u00e9 de ces m\u00e9lodies, et par ce refrain magnifique:<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab\u00a0I&rsquo;m going downtown where there&rsquo;s music<\/p>\n\n\n\n<p>I&rsquo;m going where voices fill the air<\/p>\n\n\n\n<p>Maybe there&rsquo;s someone waitin&rsquo; for me<\/p>\n\n\n\n<p>with a smile and a flower in her hair\u00a0\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"Coles Corner\" width=\"1230\" height=\"923\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/MqKbgg2jDGs?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<p><\/p>\n<!-- templates\/buttons-placeholder.php -->\n<div class=\"da-reactions-outer TpostID2696\">\n\t    <div class=\"da-reactions-data da-reactions-container-async center\"\n         data-type=\"post\"\n         data-id=\"2696\"\n         id=\"da-reactions-slot-post-2696\">\n        <div class=\"da-reactions-exposed\">\n\t\t\t<img src=\"https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/plugins\/da-reactions\/assets\/dist\/loading.svg\" alt=\"Loading spinner\" width=\"64\" height=\"64\" style=\"width:64px\" \/>\n        <\/div>\n    <\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Richard Hawley est un guitariste, auteur, compositeur et chanteur anglais n\u00e9 en 1967, qui a d&rsquo;abord offici\u00e9 au sein de l&rsquo;excellent groupe The Pulp avant de d\u00e9marrer une carri\u00e8re solo&hellip;<a href=\"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/2021\/10\/08\/richard-hawley-coles-corner\/\" class=\"more-link\"><span class=\"more-button\">Continue reading<span class=\"screen-reader-text\">Richard Hawley &#8211; \u00ab\u00a0Coles corner\u00a0\u00bb<\/span><\/span><\/a><\/p>\n<!-- templates\/buttons-placeholder.php -->\n<div class=\"da-reactions-outer TpostID2696\">\n\t    <div class=\"da-reactions-data da-reactions-container-async center\"\n         data-type=\"post\"\n         data-id=\"2696\"\n         id=\"da-reactions-slot-post-2696\">\n        <div class=\"da-reactions-exposed\">\n\t\t\t<img src=\"https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/plugins\/da-reactions\/assets\/dist\/loading.svg\" alt=\"Loading spinner\" width=\"64\" height=\"64\" style=\"width:64px\" \/>\n        <\/div>\n    <\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":2699,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[81],"tags":[127,777,771,20,9,18,10],"class_list":["post-2696","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-musique","tag-amour","tag-artiste-a-decouvrir","tag-crooner","tag-inde","tag-pop","tag-richard-hawley","tag-rock"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2696","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2696"}],"version-history":[{"count":6,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2696\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":9728,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2696\/revisions\/9728"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2699"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2696"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2696"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2696"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}