{"id":3203,"date":"2021-07-04T01:28:23","date_gmt":"2021-07-03T23:28:23","guid":{"rendered":"https:\/\/gregoryderville.com\/?p=3203"},"modified":"2025-06-02T11:15:48","modified_gmt":"2025-06-02T09:15:48","slug":"sufjan-stevens-fourth-of-july","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/2021\/07\/04\/sufjan-stevens-fourth-of-july\/","title":{"rendered":"Sufjan Stevens &#8211; \u00ab\u00a0Fourth of july\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Attention, miracle\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Sorti en 2015, l&rsquo;album \u00ab\u00a0Carrie &amp; Lowell\u00a0\u00bb , le septi\u00e8me de <a href=\"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/tag\/sufjan-stevens\/\" data-type=\"link\" data-id=\"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/tag\/sufjan-stevens\/\">Sufjan Stevens<\/a>, a \u00e9t\u00e9 d\u00e9crit \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque par <em>Les Inrocks<\/em> comme un recueil de \u00ab\u00a0<em>onze morceaux \u00e0 la beaut\u00e9 d\u00e9sarmante<\/em>\u00a0\u00bb . On ne saurait mieux dire\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Sufjan Stevens s&rsquo;est lanc\u00e9 dans l&rsquo;\u00e9criture de cet album apr\u00e8s la mort de sa m\u00e8re en 2012, des suites d&rsquo;un cancer de l&rsquo;estomac. Cet \u00e9v\u00e9nement l&rsquo;a d&rsquo;abord plong\u00e9 dans une tristesse cinglante et t\u00e9tanisante, pendant plusieurs ann\u00e9es. Lui qui aime tant les envol\u00e9es lyriques, les voyages musicaux \u00e9bouriffants et aventureux, les orchestrations riches et enflamm\u00e9es, jusqu&rsquo;\u00e0 aller parfois \u00e0 la limite de l&rsquo;esbroufe et du grandiloquent, a \u00e9t\u00e9 clou\u00e9 au sol, le souffle coup\u00e9 par la perte.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais la mort de sa m\u00e8re a aussi \u00e9t\u00e9 pour Sufjan Stevens le d\u00e9clencheur d&rsquo;une envie de replonger dans sa propre enfance, et de la d\u00e9crire de fa\u00e7on brute, sans fard, sans artifice, sans rien enjoliver, et pourtant avec une \u00e9mouvante forme de pudeur, de d\u00e9licatesse et m\u00eame de tendresse. Le voyage a du \u00eatre \u00e9prouvant et douloureux, puisqu&rsquo;il lui a fallu quelques ann\u00e9es pour le raconter dans ce disque en forme de th\u00e9rapie\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Sur plusieurs chansons de \u00ab\u00a0Carrie &amp; Lowell\u00a0\u00bb , Sufjan Stevens raconte son enfance chaotique, au sein d&rsquo;une famille recompos\u00e9e et bringuebalante qui, c&rsquo;est le moins que l&rsquo;on puisse dire, ne lui a pas offert un cadre s\u00e9curisant pour grandir de fa\u00e7on tranquille et \u00e9panouie.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignright size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"359\" height=\"300\" src=\"https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/Stevens-Carrie-Lowell.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-8067\" style=\"width:436px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/Stevens-Carrie-Lowell.jpg 359w, https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/Stevens-Carrie-Lowell-300x251.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 359px) 100vw, 359px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Ce qui l&rsquo;a surtout marqu\u00e9, c&rsquo;est l&rsquo;instabilit\u00e9 de sa m\u00e8re Carrie, bipolaire, schizophr\u00e8ne, maniaco-d\u00e9pressive, chroniquement accro \u00e0 l&rsquo;alcool, aux drogues et aux m\u00e9dicaments, souvent intern\u00e9e en h\u00f4pital psychiatrique, et qui a quitt\u00e9 sa famille alors que le petit Sufjan n&rsquo;\u00e9tait \u00e2g\u00e9 que d&rsquo;un an, le laissant sans doute totalement d\u00e9sempar\u00e9 et d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9. Elle n&rsquo;est ensuite reparue que de fa\u00e7on \u00e9pisodique, jamais plus de quelques jours, quand il avait entre cinq et huit ans, et il ne l&rsquo;a plus revue jusqu&rsquo;aux semaines qui ont pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 sa mort. Sufjan Stevens a beau \u00e9voquer \u00e7a et l\u00e0 des souvenirs heureux avec son beau-p\u00e8re Lowell, notamment les vacances dans l&rsquo;Oregon, c&rsquo;est bien l&rsquo;ombre de cette m\u00e8re ins\u00e9curisante et frustrante qui plane au-dessus de l&rsquo;album.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 moins d&rsquo;avoir eu la chance de trouver de l&rsquo;aide pour la surmonter, on ne se remet pas facilement d&rsquo;une enfance pareille, en tous cas pas sans un intense et tenace sentiment d&rsquo;abandon, qui rend difficile et m\u00eame douloureux le fait de cr\u00e9er des liens d&rsquo;attachement avec les lieux et les gens. \u00c0 la lumi\u00e8re des r\u00e9cits que proposent plusieurs chansons de \u00ab\u00a0Carrie &amp; Lowell\u00a0\u00bb , on comprend donc mieux la m\u00e9lancolie et les d\u00e9mons intimes que Sufjan Stevens nous avait souvent laiss\u00e9 entrevoir dans ses albums pr\u00e9c\u00e9dents\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Mais la lente agonie de sa m\u00e8re semble lui avoir permis d&rsquo;entamer un travail de r\u00e9paration non seulement de leur lien, mais aussi de lui-m\u00eame. Cet album, notamment cette chanson, est donc celui de la r\u00e9demption, des retrouvailles et de la r\u00e9conciliation, aussi belles que poignantes.<\/p>\n\n\n\n<p>Parmi les trois chansons dans lesquelles Sufjan Stevens \u00e9voque la mort de sa m\u00e8re, \u00ab\u00a0Fourth of july\u00a0\u00bb est la plus d\u00e9chirante. \u00c9crite de fa\u00e7on subtile, en forme de berceuse post-mortem, elle met en miroir, couplet apr\u00e8s couplet, les mots de Carrie et de Sufjan.<\/p>\n\n\n\n<p>Au seuil de la mort, allong\u00e9e sur son lit d&rsquo;agonie, ou peut-\u00eatre d\u00e9j\u00e0 au ciel (puisque <a href=\"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/tag\/sufjan-stevens\/\" data-type=\"link\" data-id=\"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/tag\/sufjan-stevens\/\">Sufjan Stevens<\/a> y croit), Carrie pr\u00e9sente ses excuses \u00e0 son fils, elle lui dit ses regrets de ne pas avoir su s&rsquo;occuper de sa famille et d&rsquo;avoir du partir pour cesser de la tourmenter. Mais elle lui dit aussi toute l&rsquo;admiration et l&rsquo;amour qu&rsquo;elle \u00e9prouve pour l&rsquo;homme qu&rsquo;il est devenu, en reprenant les surnoms familiers qu&rsquo;elle lui adressait quand il \u00e9tait petit (\u00ab\u00a0<em>my little hawk<\/em>\u00a0\u00bb , \u00ab\u00a0<em>my little dove<\/em>\u00a0\u00bb , \u00ab\u00a0<em>my little loon<\/em>\u00a0\u00bb ). Elle esp\u00e8re qu&rsquo;il a malgr\u00e9 tout re\u00e7u assez d&rsquo;affection dans sa vie pour surmonter le chagrin de son enfance (\u00ab\u00a0<em>Did you get enough love ?<\/em>\u00a0\u00bb ). Enfin elle lui demande de ne pas la pleurer trop longtemps \u00ab\u00a0(<em>Why do you cry ?<\/em>\u00a0\u00bb ) , de se souvenir que son d\u00e9part prochain est dans l&rsquo;ordre des choses (\u00ab\u00a0<em>We all gonna die<\/em>\u00a0\u00bb , ces derniers mots de la chanson sont r\u00e9p\u00e9t\u00e9s huit fois, d&rsquo;une voix infiniment douce), et surtout, surtout, de faire que sa vie soit aussi fructueuse et lumineuse que possible.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"260\" height=\"300\" src=\"https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/Stevens-Carrie-Lowell-mother.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-8072\" style=\"width:341px;height:auto\"\/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>En retour, Sufjan, boulevers\u00e9, regrette de ne pas avoir pu sauver sa maman, car ce n&rsquo;est plus de \u00ab\u00a0m\u00e8re\u00a0\u00bb qu&rsquo;il s&rsquo;agit alors (\u00ab\u00a0<em>What could I have said to raise you from the dead ?<\/em>\u00a0\u00bb ), et il lui t\u00e9moigne une nouvelle fois de son amour, de fa\u00e7on d&rsquo;autant plus libre et touchante que, cette fois-ci, cette d\u00e9claration est entendue et re\u00e7ue avec gratitude, les bras et le coeur ouverts. Lui aussi utilise plusieurs images animali\u00e8res pour \u00e9voquer cette m\u00e8re qu&rsquo;il a toujours aim\u00e9e, contre vents et mar\u00e9es: il la d\u00e9crit comme une luciole brillante et intermittente (\u00ab\u00a0<em>firefly<\/em>\u00a0\u00bb ), comme une libellule l\u00e9g\u00e8re, gracieuse et \u00e9vanescente (\u00ab\u00a0<em>dragonfly<\/em>\u00a0\u00bb ), comme son \u00e9toile dans la nuit (\u00ab\u00a0<em>my star in the sky<\/em>\u00a0\u00bb ), vers laquelle il l\u00e8vera souvent les yeux\u2026 et il esp\u00e8re que l\u00e0 o\u00f9 elle est, elle est maintenant apais\u00e9e (\u00ab\u00a0<em>Do you find it all right ?<\/em>\u00a0\u00bb )<\/p>\n\n\n\n<p>Dans ce texte candide et d\u00e9pouill\u00e9, le contraste entre amour et tristesse, entre r\u00e9conciliation et col\u00e8re, entre d\u00e9tresse et soulagement, est profond\u00e9ment bouleversant.<\/p>\n\n\n\n<p>Musicalement, l&rsquo;album est un retour aux sources du folk, simple, d\u00e9nud\u00e9, \u00e9pur\u00e9, minimaliste, avec le plus souvent rien d&rsquo;autre que des accords de guitare acoustique pour accompagner Sufjan Stevens.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais sur cette chanson, il subsiste un peu d&rsquo;\u00e9lectronique, sous la forme de longues plages de synth\u00e9 planantes, sorte de linceul sonore, et quelques merveilleuses notes cristallines d&rsquo;un piano fantomatique, qui apparaissent et s&rsquo;effacent lentement, comme les souvenirs dans nos m\u00e9moires peut-\u00eatre. Comme il est \u00e9crit dans le communiqu\u00e9 de la maison de disques \u00e0 la sortie de \u00ab\u00a0Carrie &amp; Lowell\u00a0\u00bb , \u00ab\u00a0<em>chacun des morceaux de cette collection de onze chansons d\u00e9bute par une m\u00e9lodie fragile qui gagne en tension<\/em>\u00a0\u00bb . Une m\u00e9lodie fragile, oui, qui monte doucement en puissance et gagne petit \u00e0 petit en intensit\u00e9 dramatique, jusqu&rsquo;\u00e0 ce qu&rsquo;elle s&rsquo;interrompe subitement, comme un coeur cesse soudain de battre, sur le huiti\u00e8me \u00ab\u00a0<em>We all gonna die<\/em>\u00a0\u00bb .<\/p>\n\n\n\n<p>Quant \u00e0 la voix de <a href=\"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/tag\/sufjan-stevens\/\" data-type=\"link\" data-id=\"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/tag\/sufjan-stevens\/\">Sufjan Stevens<\/a>, elle n&rsquo;a sans doute jamais \u00e9t\u00e9 aussi d\u00e9licate et douce, d&rsquo;une douceur infinie \u2013 tant pis pour la r\u00e9p\u00e9tition, mais quels mots pourraient mieux convenir ici ? Peut-\u00eatre chante-il avec la m\u00eame voix que celle qu&rsquo;il avait enfant, quand il priait Dieu en murmurant de lui ramener sa maman, ou au moins de lui faire recouvrer la sant\u00e9 et la joie ? Ou bien peut-\u00eatre essaye-t-il de se faire le plus l\u00e9ger possible, de se d\u00e9sincarner pour aller rejoindre sa m\u00e8re l&rsquo;espace d&rsquo;une chanson ? (\u00ab\u00a0<em>I forgive you, mother, I can hear you, \/ and I long to be near you<\/em>\u00a0\u00bb , chante-t-il aussi dans la chanson qui ouvre l&rsquo;album, le superbe \u00ab\u00a0Death with dignity\u00a0\u00bb ).<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab\u00a0Fourth of july\u00a0\u00bb est une chanson qui force le respect et qui invite au recueillement, \u00e0 la m\u00e9ditation profonde de celles et ceux que nous avons perdus, mais aussi de celles et ceux que nous allons perdre ou que nous laisserons derri\u00e8re nous, avant que nous ne devenions pour eux, ou qu&rsquo;ils ne deviennent pour nous, des \u00e9toiles imaginaires dans le ciel, et dans nos ciels int\u00e9rieurs.<\/p>\n\n\n\n<p>Ces personnes que nous ch\u00e9rissons si puissamment, qui ont tant de place dans nos vies et dans nos coeurs, leur avons-nous assez dit qu&rsquo;elles sont nos libellules, nos lucioles, nos colombes, nos canards ou nos faucons ? Jamais assez, je crois.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab\u00a0Shall we look at the moon,<\/p>\n\n\n\n<p>my little loon<\/p>\n\n\n\n<p>Why do you cry ?<\/p>\n\n\n\n<p>Make the most of your life,<\/p>\n\n\n\n<p>while it is rife,<\/p>\n\n\n\n<p>while it is light\u00a0\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"Sufjan Stevens, &quot;Fourth Of July&quot; (Official Audio)\" width=\"1230\" height=\"692\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/JTeKpWp8Psw?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n<!-- templates\/buttons-placeholder.php -->\n<div class=\"da-reactions-outer TpostID3203\">\n\t    <div class=\"da-reactions-data da-reactions-container-async center\"\n         data-type=\"post\"\n         data-id=\"3203\"\n         id=\"da-reactions-slot-post-3203\">\n        <div class=\"da-reactions-exposed\">\n\t\t\t<img src=\"https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/plugins\/da-reactions\/assets\/dist\/loading.svg\" alt=\"Loading spinner\" width=\"64\" height=\"64\" style=\"width:64px\" \/>\n        <\/div>\n    <\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Attention, miracle\u2026 Sorti en 2015, l&rsquo;album \u00ab\u00a0Carrie &amp; Lowell\u00a0\u00bb , le septi\u00e8me de Sufjan Stevens, a \u00e9t\u00e9 d\u00e9crit \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque par Les Inrocks comme un recueil de \u00ab\u00a0onze morceaux \u00e0&hellip;<a href=\"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/2021\/07\/04\/sufjan-stevens-fourth-of-july\/\" class=\"more-link\"><span class=\"more-button\">Continue reading<span class=\"screen-reader-text\">Sufjan Stevens &#8211; \u00ab\u00a0Fourth of july\u00a0\u00bb<\/span><\/span><\/a><\/p>\n<!-- templates\/buttons-placeholder.php -->\n<div class=\"da-reactions-outer TpostID3203\">\n\t    <div class=\"da-reactions-data da-reactions-container-async center\"\n         data-type=\"post\"\n         data-id=\"3203\"\n         id=\"da-reactions-slot-post-3203\">\n        <div class=\"da-reactions-exposed\">\n\t\t\t<img src=\"https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/plugins\/da-reactions\/assets\/dist\/loading.svg\" alt=\"Loading spinner\" width=\"64\" height=\"64\" style=\"width:64px\" \/>\n        <\/div>\n    <\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":3205,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[81],"tags":[777,726,222,20,782,727,9,352],"class_list":["post-3203","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-musique","tag-artiste-a-decouvrir","tag-famille-parentalite","tag-folk","tag-inde","tag-mes-chroniques-preferees","tag-mort","tag-pop","tag-sufjan-stevens"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3203","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3203"}],"version-history":[{"count":13,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3203\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":9092,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3203\/revisions\/9092"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3205"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3203"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3203"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3203"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}