{"id":3203,"date":"2021-07-04T01:28:23","date_gmt":"2021-07-03T23:28:23","guid":{"rendered":"https:\/\/gregoryderville.com\/?p=3203"},"modified":"2026-07-01T16:47:37","modified_gmt":"2026-07-01T14:47:37","slug":"sufjan-stevens-fourth-of-july","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/2021\/07\/04\/sufjan-stevens-fourth-of-july\/","title":{"rendered":"Sufjan Stevens &#8211; \u00ab\u00a0Fourth of july\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-4a1b46b53da518d5fd1291eaff774eea wp-block-paragraph\">Attention, miracle\u2026<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-dfec6b99a0e4d202b70a976ddf10c720 wp-block-paragraph\">Sorti en 2015, l&rsquo;album \u00ab\u00a0Carrie &amp; Lowell\u00a0\u00bb , le septi\u00e8me de <a href=\"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/tag\/sufjan-stevens\/\" data-type=\"link\" data-id=\"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/tag\/sufjan-stevens\/\">Sufjan Stevens<\/a>, a \u00e9t\u00e9 d\u00e9crit \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque par <em>Les Inrocks<\/em> comme un recueil de \u00ab\u00a0<em>onze morceaux \u00e0 la beaut\u00e9 d\u00e9sarmante<\/em>\u00a0\u00bb . On ne saurait mieux dire\u2026<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-d947e082eb8a25d649ca029bac28098b wp-block-paragraph\">Sufjan Stevens s&rsquo;est lanc\u00e9 dans l&rsquo;\u00e9criture de cet album apr\u00e8s la mort de sa m\u00e8re en 2012, des suites d&rsquo;un cancer de l&rsquo;estomac. Cet \u00e9v\u00e9nement l&rsquo;a d&rsquo;abord plong\u00e9 dans une tristesse cinglante et t\u00e9tanisante, pendant plusieurs ann\u00e9es. Lui qui aime tant les envol\u00e9es lyriques, les voyages musicaux \u00e9bouriffants et aventureux, les orchestrations riches et enflamm\u00e9es, jusqu&rsquo;\u00e0 aller parfois \u00e0 la limite de l&rsquo;esbroufe et du grandiloquent, a \u00e9t\u00e9 clou\u00e9 au sol, le souffle coup\u00e9 par la perte.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-4350278e054735cb38e135a8cbb5e7e6 wp-block-paragraph\">Mais la mort de sa m\u00e8re a aussi \u00e9t\u00e9 pour Sufjan Stevens le d\u00e9clencheur d&rsquo;une envie de replonger dans sa propre enfance, et de la d\u00e9crire de fa\u00e7on brute, sans fard, sans artifice, sans rien enjoliver, et pourtant avec une \u00e9mouvante forme de pudeur, de d\u00e9licatesse et m\u00eame de tendresse. Le voyage a du \u00eatre \u00e9prouvant et douloureux, puisqu&rsquo;il lui a fallu quelques ann\u00e9es pour le raconter dans ce disque en forme de th\u00e9rapie\u2026<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-440fb189ce999eb81d28f4aa8984665b wp-block-paragraph\">Sur plusieurs chansons de \u00ab\u00a0Carrie &amp; Lowell\u00a0\u00bb , Sufjan Stevens raconte son enfance chaotique, au sein d&rsquo;une famille recompos\u00e9e et bringuebalante qui, c&rsquo;est le moins que l&rsquo;on puisse dire, ne lui a pas offert un cadre s\u00e9curisant pour grandir de fa\u00e7on tranquille et \u00e9panouie.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignright size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"359\" height=\"300\" src=\"https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/Stevens-Carrie-Lowell.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-8067\" style=\"width:436px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/Stevens-Carrie-Lowell.jpg 359w, https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/Stevens-Carrie-Lowell-300x251.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 359px) 100vw, 359px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-2613853c7ba674b8e531a91f24fc469e wp-block-paragraph\">Ce qui l&rsquo;a surtout marqu\u00e9, c&rsquo;est l&rsquo;instabilit\u00e9 de sa m\u00e8re Carrie, bipolaire, schizophr\u00e8ne, maniaco-d\u00e9pressive, chroniquement accro \u00e0 l&rsquo;alcool, aux drogues et aux m\u00e9dicaments, souvent intern\u00e9e en h\u00f4pital psychiatrique, et qui a quitt\u00e9 sa famille alors que le petit Sufjan n&rsquo;\u00e9tait \u00e2g\u00e9 que d&rsquo;un an, le laissant sans doute totalement d\u00e9sempar\u00e9 et d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9. Elle n&rsquo;est ensuite reparue que de fa\u00e7on \u00e9pisodique, jamais plus de quelques jours, quand il avait entre cinq et huit ans, et il ne l&rsquo;a plus revue jusqu&rsquo;aux semaines qui ont pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 sa mort. Sufjan Stevens a beau \u00e9voquer \u00e7a et l\u00e0 des souvenirs heureux avec son beau-p\u00e8re Lowell, notamment les vacances dans l&rsquo;Oregon, c&rsquo;est bien l&rsquo;ombre de cette m\u00e8re ins\u00e9curisante et frustrante qui plane au-dessus de l&rsquo;album.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-29ff89a9697f1eaffd0cc00a13ed7dc5 wp-block-paragraph\">\u00c0 moins d&rsquo;avoir eu la chance de trouver de l&rsquo;aide pour la surmonter, on ne se remet pas facilement d&rsquo;une enfance pareille, en tous cas pas sans un intense et tenace sentiment d&rsquo;abandon, qui rend difficile et m\u00eame douloureux le fait de cr\u00e9er des liens d&rsquo;attachement avec les lieux et les gens. \u00c0 la lumi\u00e8re des r\u00e9cits que proposent plusieurs chansons de \u00ab\u00a0Carrie &amp; Lowell\u00a0\u00bb , on comprend donc mieux la m\u00e9lancolie et les d\u00e9mons intimes que Sufjan Stevens nous avait souvent laiss\u00e9 entrevoir dans ses albums pr\u00e9c\u00e9dents\u2026<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-7c39402d07dddd16556fdb74976defc5 wp-block-paragraph\">Mais la lente agonie de sa m\u00e8re semble lui avoir permis d&rsquo;entamer un travail de r\u00e9paration non seulement de leur lien, mais aussi de lui-m\u00eame. Cet album, notamment cette chanson, est donc celui de la r\u00e9demption, des retrouvailles et de la r\u00e9conciliation, aussi belles que poignantes.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-2c20cf453f038e30513148ffab896541 wp-block-paragraph\">Parmi les trois chansons dans lesquelles Sufjan Stevens \u00e9voque la mort de sa m\u00e8re, \u00ab\u00a0Fourth of july\u00a0\u00bb est la plus d\u00e9chirante. \u00c9crite de fa\u00e7on subtile, en forme de berceuse post-mortem, elle met en miroir, couplet apr\u00e8s couplet, les mots de Carrie et de Sufjan.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-902c7aee7a59d06fbb1fffb983da0b18 wp-block-paragraph\">Au seuil de la mort, allong\u00e9e sur son lit d&rsquo;agonie, ou peut-\u00eatre d\u00e9j\u00e0 au ciel (puisque <a href=\"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/tag\/sufjan-stevens\/\" data-type=\"link\" data-id=\"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/tag\/sufjan-stevens\/\">Sufjan Stevens<\/a> y croit), Carrie pr\u00e9sente ses excuses \u00e0 son fils, elle lui dit ses regrets de ne pas avoir su s&rsquo;occuper de sa famille et d&rsquo;avoir du partir pour cesser de la tourmenter. Mais elle lui dit aussi toute l&rsquo;admiration et l&rsquo;amour qu&rsquo;elle \u00e9prouve pour l&rsquo;homme qu&rsquo;il est devenu, en reprenant les surnoms familiers qu&rsquo;elle lui adressait quand il \u00e9tait petit (\u00ab\u00a0<em>my little hawk<\/em>\u00a0\u00bb , \u00ab\u00a0<em>my little dove<\/em>\u00a0\u00bb , \u00ab\u00a0<em>my little loon<\/em>\u00a0\u00bb ). Elle esp\u00e8re qu&rsquo;il a malgr\u00e9 tout re\u00e7u assez d&rsquo;affection dans sa vie pour surmonter le chagrin de son enfance (\u00ab\u00a0<em>Did you get enough love ?<\/em>\u00a0\u00bb ). Enfin elle lui demande de ne pas la pleurer trop longtemps \u00ab\u00a0(<em>Why do you cry ?<\/em>\u00a0\u00bb ) , de se souvenir que son d\u00e9part prochain est dans l&rsquo;ordre des choses (\u00ab\u00a0<em>We all gonna die<\/em>\u00a0\u00bb , ces derniers mots de la chanson sont r\u00e9p\u00e9t\u00e9s huit fois, d&rsquo;une voix infiniment douce), et surtout, surtout, de faire que sa vie soit aussi fructueuse et lumineuse que possible.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"260\" height=\"300\" src=\"https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/Stevens-Carrie-Lowell-mother.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-8072\" style=\"width:341px;height:auto\"\/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-0d47d69f3d7e79f3dac112b5bb8f8547 wp-block-paragraph\">En retour, Sufjan, boulevers\u00e9, regrette de ne pas avoir pu sauver sa maman, car ce n&rsquo;est plus de \u00ab\u00a0m\u00e8re\u00a0\u00bb qu&rsquo;il s&rsquo;agit alors (\u00ab\u00a0<em>What could I have said to raise you from the dead ?<\/em>\u00a0\u00bb ), et il lui t\u00e9moigne une nouvelle fois de son amour, de fa\u00e7on d&rsquo;autant plus libre et touchante que, cette fois-ci, cette d\u00e9claration est entendue et re\u00e7ue avec gratitude, les bras et le coeur ouverts. Lui aussi utilise plusieurs images animali\u00e8res pour \u00e9voquer cette m\u00e8re qu&rsquo;il a toujours aim\u00e9e, contre vents et mar\u00e9es: il la d\u00e9crit comme une luciole brillante et intermittente (\u00ab\u00a0<em>firefly<\/em>\u00a0\u00bb ), comme une libellule l\u00e9g\u00e8re, gracieuse et \u00e9vanescente (\u00ab\u00a0<em>dragonfly<\/em>\u00a0\u00bb ), comme son \u00e9toile dans la nuit (\u00ab\u00a0<em>my star in the sky<\/em>\u00a0\u00bb ), vers laquelle il l\u00e8vera souvent les yeux\u2026 et il esp\u00e8re que l\u00e0 o\u00f9 elle est, elle est maintenant apais\u00e9e (\u00ab\u00a0<em>Do you find it all right ?<\/em>\u00a0\u00bb )<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-61da2d9808b79079c1d2cfc58d7fde7f wp-block-paragraph\">Dans ce texte candide et d\u00e9pouill\u00e9, le contraste entre amour et tristesse, entre r\u00e9conciliation et col\u00e8re, entre d\u00e9tresse et soulagement, est profond\u00e9ment bouleversant.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-00bc0de73c7c6a4907d46792d1066ff2 wp-block-paragraph\">Musicalement, l&rsquo;album est un retour aux sources du folk, simple, d\u00e9nud\u00e9, \u00e9pur\u00e9, minimaliste, avec le plus souvent rien d&rsquo;autre que des accords de guitare acoustique pour accompagner Sufjan Stevens.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-c50c0f01e2db1775187344cb7b3bdcfb wp-block-paragraph\">Mais sur cette chanson, il subsiste un peu d&rsquo;\u00e9lectronique, sous la forme de longues plages de synth\u00e9 planantes, sorte de linceul sonore, et quelques merveilleuses notes cristallines d&rsquo;un piano fantomatique, qui apparaissent et s&rsquo;effacent lentement, comme les souvenirs dans nos m\u00e9moires peut-\u00eatre. Comme il est \u00e9crit dans le communiqu\u00e9 de la maison de disques \u00e0 la sortie de \u00ab\u00a0Carrie &amp; Lowell\u00a0\u00bb , \u00ab\u00a0<em>chacun des morceaux de cette collection de onze chansons d\u00e9bute par une m\u00e9lodie fragile qui gagne en tension<\/em>\u00a0\u00bb . Une m\u00e9lodie fragile, oui, qui monte doucement en puissance et gagne petit \u00e0 petit en intensit\u00e9 dramatique, jusqu&rsquo;\u00e0 ce qu&rsquo;elle s&rsquo;interrompe subitement, comme un coeur cesse soudain de battre, sur le huiti\u00e8me \u00ab\u00a0<em>We all gonna die<\/em>\u00a0\u00bb .<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-6c2448a5a012e3a1f86c1d8fcaf242e9 wp-block-paragraph\">Quant \u00e0 la voix de <a href=\"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/tag\/sufjan-stevens\/\" data-type=\"link\" data-id=\"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/tag\/sufjan-stevens\/\">Sufjan Stevens<\/a>, elle n&rsquo;a sans doute jamais \u00e9t\u00e9 aussi d\u00e9licate et douce, d&rsquo;une douceur infinie \u2013 tant pis pour la r\u00e9p\u00e9tition, mais quels mots pourraient mieux convenir ici ? Peut-\u00eatre chante-il avec la m\u00eame voix que celle qu&rsquo;il avait enfant, quand il priait Dieu en murmurant de lui ramener sa maman, ou au moins de lui faire recouvrer la sant\u00e9 et la joie ? Ou bien peut-\u00eatre essaye-t-il de se faire le plus l\u00e9ger possible, de se d\u00e9sincarner pour aller rejoindre sa m\u00e8re l&rsquo;espace d&rsquo;une chanson ? (\u00ab\u00a0<em>I forgive you, mother, I can hear you, \/ and I long to be near you<\/em>\u00a0\u00bb , chante-t-il aussi dans la chanson qui ouvre l&rsquo;album, le superbe \u00ab\u00a0Death with dignity\u00a0\u00bb ).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-46a40a71673ac815fd04ea91198edbf3 wp-block-paragraph\">\u00ab\u00a0Fourth of july\u00a0\u00bb est une chanson qui force le respect et qui invite au recueillement, \u00e0 la m\u00e9ditation profonde de celles et ceux que nous avons perdus, mais aussi de celles et ceux que nous allons perdre ou que nous laisserons derri\u00e8re nous, avant que nous ne devenions pour eux, ou qu&rsquo;ils ne deviennent pour nous, des \u00e9toiles imaginaires dans le ciel, et dans nos ciels int\u00e9rieurs.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-368cc128fd1a0309663b58213ab94768 wp-block-paragraph\">Ces personnes que nous ch\u00e9rissons si puissamment, qui ont tant de place dans nos vies et dans nos coeurs, leur avons-nous assez dit qu&rsquo;elles sont nos libellules, nos lucioles, nos colombes, nos canards ou nos faucons ? Jamais assez, je crois.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-9ac00cf961d1ea846fe5a532228b76c6 wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-e0b9212d1d71155ed2a71adb708d087a wp-block-paragraph\">\u00ab\u00a0Shall we look at the moon,<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-4b50c1760020eb8a32f2fdb5c76e716f wp-block-paragraph\">my little loon<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-769357e01669d054bba184901cb9e2a9 wp-block-paragraph\">Why do you cry ?<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-0d5a4420050b9549c0e087c1d2a26ad5 wp-block-paragraph\">Make the most of your life,<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-d394ef435167881efa3c3bbf9bbcf3b4 wp-block-paragraph\">while it is rife,<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-875a9793811dabbdd54b2682aa108252 wp-block-paragraph\">while it is light\u00a0\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"Sufjan Stevens, &quot;Fourth Of July&quot; (Official Audio)\" width=\"1230\" height=\"692\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/JTeKpWp8Psw?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n<!-- templates\/buttons-placeholder.php -->\n<div class=\"da-reactions-outer TpostID3203\">\n\t    <div class=\"da-reactions-data da-reactions-container-async center\"\n         data-type=\"post\"\n         data-id=\"3203\"\n         id=\"da-reactions-slot-post-3203\">\n        <div class=\"da-reactions-exposed\">\n\t\t\t<img src=\"https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/plugins\/da-reactions\/assets\/dist\/loading.svg\" alt=\"Loading spinner\" width=\"64\" height=\"64\" \/>\n        <\/div>\n    <\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Attention, miracle\u2026 Sorti en 2015, l&rsquo;album \u00ab\u00a0Carrie &amp; Lowell\u00a0\u00bb , le septi\u00e8me de Sufjan Stevens, a \u00e9t\u00e9 d\u00e9crit \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque par Les Inrocks comme un recueil de \u00ab\u00a0onze morceaux \u00e0&hellip;<a href=\"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/2021\/07\/04\/sufjan-stevens-fourth-of-july\/\" class=\"more-link\"><span class=\"more-button\">Continue reading<span class=\"screen-reader-text\">Sufjan Stevens &#8211; \u00ab\u00a0Fourth of july\u00a0\u00bb<\/span><\/span><\/a><\/p>\n<!-- templates\/buttons-placeholder.php -->\n<div class=\"da-reactions-outer TpostID3203\">\n\t    <div class=\"da-reactions-data da-reactions-container-async center\"\n         data-type=\"post\"\n         data-id=\"3203\"\n         id=\"da-reactions-slot-post-3203\">\n        <div class=\"da-reactions-exposed\">\n\t\t\t<img src=\"https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/plugins\/da-reactions\/assets\/dist\/loading.svg\" alt=\"Loading spinner\" width=\"64\" height=\"64\" \/>\n        <\/div>\n    <\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":3205,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[81],"tags":[777,726,222,20,782,727,9,352],"class_list":["post-3203","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-musique","tag-artiste-a-decouvrir","tag-famille-parentalite","tag-folk","tag-inde","tag-mes-chroniques-preferees","tag-mort","tag-pop","tag-sufjan-stevens"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3203","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3203"}],"version-history":[{"count":14,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3203\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":17271,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3203\/revisions\/17271"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3205"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3203"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3203"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3203"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}