{"id":3456,"date":"2021-05-15T23:09:32","date_gmt":"2021-05-15T21:09:32","guid":{"rendered":"https:\/\/gregoryderville.com\/?p=3456"},"modified":"2025-05-02T22:05:43","modified_gmt":"2025-05-02T20:05:43","slug":"the-verve-bitter-sweet-symphony","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/2021\/05\/15\/the-verve-bitter-sweet-symphony\/","title":{"rendered":"The Verve &#8211; \u00ab\u00a0Bitter sweet symphony\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Cette chanson, issue du troisi\u00e8me album de <a href=\"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/tag\/the-verve\/\" data-type=\"link\" data-id=\"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/tag\/the-verve\/\">The Verve<\/a> paru en 1997, est souvent d\u00e9crite comme le chant du cygne ou les derniers feux de la <a href=\"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/tag\/brit-pop\/\" data-type=\"link\" data-id=\"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/tag\/brit-pop\/\">britpop<\/a> des ann\u00e9es 90. Apr\u00e8s quelques ann\u00e9es durant lesquelles des groupes anglais, en r\u00e9action notamment au grunge d\u00e9boul\u00e9 des USA, ont revendiqu\u00e9 de chanter des chansons pleines de joie et de reprendre par l\u00e0 m\u00eame le flambeau de l&rsquo;avant-garde musicale, The Verve enregistre une chanson qui sent le lendemain de cuite, le mal de cr\u00e2ne, le doliprane et l&rsquo;alka seltzer. \u00ab\u00a0The party&rsquo;s over\u00a0\u00bb , et si on en conserve des souvenirs enflamm\u00e9s, elle laisse aussi un arri\u00e8re-go\u00fbt d&rsquo;amertume.<\/p>\n\n\n\n<p>Si \u00ab\u00a0Bitter sweet symphony\u00a0\u00bb a \u00e9t\u00e9 un tube imm\u00e9diat, fulgurant, c&rsquo;est sans doute pour sa musique et sa m\u00e9lodie ent\u00eatantes. Tout au long du morceau, un sample de cordes synth\u00e9tiques revient inlassablement et accompagne la voix de Richard Ashcroft, lui donnant un c\u00f4t\u00e9 un peu psych\u00e9d\u00e9lique, et en tous cas sacr\u00e9ment addictif.<\/p>\n\n\n\n<p>Le texte et le clip ont aussi beaucoup marqu\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab\u00a0Bitter sweet symphony\u00a0\u00bb est une chanson sur le d\u00e9sir farouche de ne pas \u00eatre oppress\u00e9 et englouti dans une foule anonyme, d&rsquo;y rester un individu singulier, diff\u00e9rent, pr\u00e9cieusement unique. Comme dans la c\u00e9l\u00e8bre sc\u00e8ne des \u00ab\u00a0Temps modernes\u00a0\u00bb o\u00f9 l&rsquo;on voit les moutons s&rsquo;engouffrer dans une bouche de m\u00e9tro, il d\u00e9peint la soci\u00e9t\u00e9 comme une immense machine \u00e0 normaliser, et les citadins comme un immense troupeau d&rsquo; \u00ab\u00a0<em>esclaves de l&rsquo;argent<\/em>\u00a0\u00bb , dont l&rsquo;existence morne, routini\u00e8re, laborieuse, millim\u00e9tr\u00e9e, provoque un certain d\u00e9go\u00fbt et une furieuse envie de s&rsquo;extraire de la matrice. D&rsquo;o\u00f9 la formule \u00ab\u00a0<em>I can change<\/em>\u00a0\u00bb , qui revient plusieurs fois comme un mantra \u2013 une variante musicale du \u00ab\u00a0<em>Je ne suis pas un num\u00e9ro<\/em>\u00a0\u00bb que r\u00e9p\u00e8te souvent Patrick McGoohan dans la s\u00e9rie \u00ab\u00a0Le prisonnier\u00a0\u00bb .<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><a href=\"https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/The-Verve-Bitter-sweet-symphony-clip.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"500\" height=\"500\" src=\"https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/The-Verve-Bitter-sweet-symphony-clip.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-9499\" style=\"width:393px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/The-Verve-Bitter-sweet-symphony-clip.jpg 500w, https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/The-Verve-Bitter-sweet-symphony-clip-300x300.jpg 300w, https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/The-Verve-Bitter-sweet-symphony-clip-150x150.jpg 150w, https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/The-Verve-Bitter-sweet-symphony-clip-400x400.jpg 400w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Le clip d\u00e9crit parfaitement cette revendication. On y voit Richard Ashcroft qui marche droit devant lui dans les rues de Londres, en se rapprochant de la cam\u00e9ra, le regard orgueilleux et limite hallucin\u00e9. Il monte sur le capot d&rsquo;une voiture, il fonce sur les gens qui se pr\u00e9sentent sur son chemin, il les force \u00e0 s&rsquo;\u00e9carter, parfois m\u00eame il les bouscule d&rsquo;un coup d&rsquo;\u00e9paules\u2026 En tous cas il reste toujours indiff\u00e9rent aux regards de reproches qu&rsquo;on lui jette, aux injures ou aux sourires m\u00e9prisants qu&rsquo;on lui lance, comme si le monde autour n&rsquo;existait pas, comme s&rsquo;il n&rsquo;y avait rien que l&rsquo;objectif qu&rsquo;il s&rsquo;est fix\u00e9: avancer, ne pas se laisser perturber. Une esp\u00e8ce d&rsquo;hymne \u00e0 l&rsquo;impolitesse, voire \u00e0 l&rsquo;incivilit\u00e9 (ce qui est quand m\u00eame un comble sur un album intitul\u00e9 \u00ab\u00a0Urban hymns\u00a0\u00bb ).<\/p>\n\n\n\n<p>Le texte et le clip oscillent ou balancent entre deux p\u00f4les, la revendication et la soumission, l&rsquo;arrogance et la faiblesse, la combativit\u00e9 et l&rsquo;abandon, l&rsquo;affirmation et le renoncement.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u00f4t\u00e9 affirmation, \u00ab\u00a0Bitter sweet symphony\u00a0\u00bb est une revendication qu&rsquo;Ashcroft adresse au monde: \u00ab\u00a0Laissez-moi \u00eatre moi-m\u00eame!\u00a0\u00bb Cette pri\u00e8re, il l&rsquo;adresse litt\u00e9ralement \u00e0 genoux pour mieux se faire entendre (\u00ab\u00a0<em>Well, I&rsquo;ve never prayed but tonight I&rsquo;m on my knees<\/em>\u00a0\u00bb ). Mais \u00ab\u00a0\u00c0 genoux\u00a0\u00bb se signifie pas ici r\u00e9sign\u00e9: la chanson proclame fi\u00e8rement qu&rsquo;on ne se laissera pas abattre sans combattre, qu&rsquo;on finira peut-\u00eatre par \u00eatre d\u00e9fait, mais les armes \u00e0 la main. Elle affirme, sans trop y croire peut-\u00eatre, mais quand m\u00eame, que tout n&rsquo;est pas perdu, que le moule n&rsquo;est pas invincible, qu&rsquo;on peut inventer un autre monde et s&rsquo;inventer une autre vie \u2013 par exemple une vie dans laquelle la musique permettra d&rsquo;\u00eatre reconnu dans son unicit\u00e9, et d&rsquo;atteindre ainsi une forme de r\u00e9alisation, et m\u00eame d&rsquo;apaisement et de libert\u00e9 (\u00ab\u00a0<em>I let the melody shine, let it cleanse my mind, I feel free now<\/em>\u00a0\u00bb ).<\/p>\n\n\n\n<p>Mais s&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une symphonie douce-m\u00e8re , c&rsquo;est parce que cette pri\u00e8re est prononc\u00e9e en vain et reste lettre morte. Non seulement personne ne l&rsquo;\u00e9coute ou ne le prend au s\u00e9rieux, mais la soci\u00e9t\u00e9 toute enti\u00e8re est organis\u00e9e de fa\u00e7on telle qu&rsquo;elle broie les individus et qu&rsquo;elle les formate tous dans le m\u00eame moule: \u00ab\u00a0<em>But I&rsquo;m here in my mold \/ I am here in my mold \/ But I&rsquo;m a million different people.<\/em>\u00a0\u00bb <\/p>\n\n\n\n<p>On savait bien d\u00e8s le d\u00e9but, de toutes fa\u00e7ons, que tout cela n&rsquo;\u00e9tait qu&rsquo;un fantasme. Comme pour Winston Smith dans \u00ab\u00a01984\u00a0\u00bb , les d\u00e9s sont pip\u00e9s et les jeux sont faits. Le rock, par exemple, est en train de mourir, r\u00e9cup\u00e9r\u00e9 par la pub, rabaiss\u00e9 \u00e0 une pratique musicale sympa mais d\u00e9nu\u00e9e de subversivit\u00e9, recycl\u00e9 en jingles et en sonneries de portables par les op\u00e9rateurs mobiles, vendu en grandes surfaces dans le rayon adjacent \u00e0 celui des lessives, des piles ou des housses de couettes.<\/p>\n\n\n\n<p>En ce sens, \u00ab\u00a0Bitter sweet symphony\u00a0\u00bb est une chanson non seulement tr\u00e8s triste (\u00ab\u00a0<em>I need to hear some sounds that recognize the pain in me<\/em>\u00a0\u00bb ) , mais aussi r\u00e9sign\u00e9e, presque d\u00e9missionnaire, qui enterre les r\u00eaves en les faisant appara\u00eetre pour ce qu&rsquo;ils sont, rien plus que des illusions. Il n&rsquo;y a pas d&rsquo;issue dans cette soci\u00e9t\u00e9-l\u00e0.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignright size-full is-resized\"><a href=\"https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/The-Verve-Bitter-sweet-symphony-clip-groupe.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"941\" height=\"558\" src=\"https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/The-Verve-Bitter-sweet-symphony-clip-groupe.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-9496\" style=\"width:495px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/The-Verve-Bitter-sweet-symphony-clip-groupe.jpg 941w, https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/The-Verve-Bitter-sweet-symphony-clip-groupe-300x178.jpg 300w, https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/The-Verve-Bitter-sweet-symphony-clip-groupe-768x455.jpg 768w, https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/The-Verve-Bitter-sweet-symphony-clip-groupe-825x489.jpg 825w, https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/The-Verve-Bitter-sweet-symphony-clip-groupe-600x356.jpg 600w, https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/The-Verve-Bitter-sweet-symphony-clip-groupe-400x237.jpg 400w\" sizes=\"auto, (max-width: 941px) 100vw, 941px\" \/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Alors il ne reste, comme \u00e0 la fin du clip, que la possibilit\u00e9 de se rapprocher de celles et ceux qui partagent la m\u00eame col\u00e8re ou la m\u00eame qu\u00eate. Pour sortir de LA soci\u00e9t\u00e9, peut-\u00eatre faut-il former une communaut\u00e9 plus petite, soud\u00e9e, dans laquelle on partage des valeurs, des go\u00fbts, un mode de vie, et au sein de laquelle on pourra se sentir pleinement soi-m\u00eame, et pleinement accept\u00e9. C&rsquo;est sans doute le sens de cette derni\u00e8re sc\u00e8ne dans laquelle Richard Ashcroft est rejoint par les quatre autres membres du groupe, qui marchent d&rsquo;abord derri\u00e8re lui (de face), puis \u00e0 ses c\u00f4t\u00e9s (film\u00e9s de derri\u00e8re), avec la m\u00eame attitude et la m\u00eame d\u00e9marche un peu martiale et bravache.<\/p>\n\n\n\n<p>La t\u00eate br\u00fbl\u00e9e a r\u00eav\u00e9 d&rsquo;une balade h\u00e9ro\u00efque et triomphante, mais cette balade s&rsquo;est finalement transform\u00e9e en une errance un peu minable, ou en cort\u00e8ge fun\u00e8bre pour enterrer le rock. Il ne voit pas tr\u00e8s bien ce qu&rsquo;il pourrait faire de mieux, comme le disent les (presque) derniers mots de la chanson: \u00ab\u00a0<em>I&rsquo;ll take you down the only road I&rsquo;ve ever been.<\/em>\u00a0\u00bb <\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Au moins il n&rsquo;est pas seul, et \u00ab\u00a0c&rsquo;est d\u00e9j\u00e0 \u00e7a\u00a0\u00bb (pour finir par un petit clin d&rsquo;oeil \u00e0 mon partage d&rsquo;hier).<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab\u00a0No change, I can&rsquo;t change, I can&rsquo;t change, I can&rsquo;t change,<\/p>\n\n\n\n<p>but I&rsquo;m here in my mold, I am here in my mold.<\/p>\n\n\n\n<p>But I&rsquo;m a million different people from one day to the next\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>I can&rsquo;t change my mold, no, no, no, no, no, no, no\u00a0\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"The Verve - Bitter Sweet Symphony\" width=\"1230\" height=\"692\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/1lyu1KKwC74?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n<!-- templates\/buttons-placeholder.php -->\n<div class=\"da-reactions-outer TpostID3456\">\n\t    <div class=\"da-reactions-data da-reactions-container-async center\"\n         data-type=\"post\"\n         data-id=\"3456\"\n         id=\"da-reactions-slot-post-3456\">\n        <div class=\"da-reactions-exposed\">\n\t\t\t<img src=\"https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/plugins\/da-reactions\/assets\/dist\/loading.svg\" alt=\"Loading spinner\" width=\"64\" height=\"64\" style=\"width:64px\" \/>\n        <\/div>\n    <\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Cette chanson, issue du troisi\u00e8me album de The Verve paru en 1997, est souvent d\u00e9crite comme le chant du cygne ou les derniers feux de la britpop des ann\u00e9es 90.&hellip;<a href=\"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/2021\/05\/15\/the-verve-bitter-sweet-symphony\/\" class=\"more-link\"><span class=\"more-button\">Continue reading<span class=\"screen-reader-text\">The Verve &#8211; \u00ab\u00a0Bitter sweet symphony\u00a0\u00bb<\/span><\/span><\/a><\/p>\n<!-- templates\/buttons-placeholder.php -->\n<div class=\"da-reactions-outer TpostID3456\">\n\t    <div class=\"da-reactions-data da-reactions-container-async center\"\n         data-type=\"post\"\n         data-id=\"3456\"\n         id=\"da-reactions-slot-post-3456\">\n        <div class=\"da-reactions-exposed\">\n\t\t\t<img src=\"https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/plugins\/da-reactions\/assets\/dist\/loading.svg\" alt=\"Loading spinner\" width=\"64\" height=\"64\" style=\"width:64px\" \/>\n        <\/div>\n    <\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":3458,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[81],"tags":[430,20,9,429],"class_list":["post-3456","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-musique","tag-britpop","tag-inde","tag-pop","tag-the-verve"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3456","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3456"}],"version-history":[{"count":10,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3456\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":9504,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3456\/revisions\/9504"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3458"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3456"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3456"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3456"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}