{"id":6814,"date":"2025-03-13T18:36:20","date_gmt":"2025-03-13T17:36:20","guid":{"rendered":"https:\/\/gregoryderville.com\/?p=6814"},"modified":"2025-04-20T15:39:14","modified_gmt":"2025-04-20T13:39:14","slug":"nina-simone-dont-let-me-misunderstood","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/2025\/03\/13\/nina-simone-dont-let-me-misunderstood\/","title":{"rendered":"Nina Simone &#8211; \u00ab\u00a0Don&rsquo;t let me be misunderstood\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>M\u00eame si vous ne connaissez pas forc\u00e9ment le nom des groupes qui l&rsquo;ont rendue c\u00e9l\u00e8bre, ni sa version originale par l&rsquo;immense Nina Simone, vous avez forc\u00e9ment entendu au moins une fois cette chanson. En tous cas vous connaissez, j&rsquo;en suis s\u00fbr, son c\u00e9l\u00e8bre riff, que l&rsquo;on retrouve jou\u00e9 par diff\u00e9rents instruments et plac\u00e9 en diff\u00e9rents endroits du morceau selon les enregistrements.<\/p>\n\n\n\n<p>&gt;&gt; En 1965, le groupe anglais The Animals en a donn\u00e9 une version rock, rapide et \u00e9nergique, qui retranscrit bien le sentiment d&rsquo;urgence qui commen\u00e7ait alors \u00e0 tarauder une jeune g\u00e9n\u00e9ration, celle d&rsquo;Elvis Presley ou de James Dean, avide de reconnaissance et de libert\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>&gt;&gt; En 1977, le groupe Santa Esmeralda a repris \u00ab\u00a0Don&rsquo;t let me be misunderstood\u00a0\u00bb dans une improbable version salsa-disco, qui a notamment \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9e par Quentin Tarantino dans \u00ab\u00a0Kill Bill I\u00a0\u00bb. A priori c&rsquo;\u00e9tait assez imprudent d&rsquo;envoyer un message personnel sur une ambiance festive, aussi casse-gueule peut-\u00eatre que de placer un psaume sur du heavy metal ou de demander \u00e0 Mireille Mathieu de chanter un hymne \u00e0 la d\u00e9fonce et de fracasser sa guitare. De fait, je trouve cette version affreuse, et qui plus est interminable\u2026 Mais il faut dire que musicalement je n&rsquo;aime ni le disco ni la salsa, alors le fait de les associer me para\u00eet carr\u00e9ment pervers (j&rsquo;ai toujours entendu les f\u00eatards dire qu&rsquo;avec les alcools il faut \u00e9viter les m\u00e9langes\u2026)<\/p>\n\n\n\n<p>&gt;&gt; En 1992, c&rsquo;est au tour de Joe Cocker de s&rsquo;y coller, avec son habituel style, un blues-rock assez soft. La voix rauque du chanteur anglais, plaintive dans les refrains, ainsi que le solo temp\u00e9tueux de synth\u00e9, tirent le morceau du c\u00f4t\u00e9 de la lutte individuelle pour la recherche de compr\u00e9hension. Personnellement je n&rsquo;aime pas trop, mais \u00e7a se d\u00e9fend, et en tous cas \u00e7a a plu \u00e0 beaucoup de monde.<\/p>\n\n\n\n<p>&gt;&gt; En 2006, Cat Stevens donne de \u00ab\u00a0Don&rsquo;t let me be misunderstood\u00a0\u00bb une version qui d\u00e9marre par des sons stridents de cordes synth\u00e9tiques imitant un violon jou\u00e9 en pizzicati, et qui se prolonge dans une ambiance musicale grave, m\u00e9lodramatique, presque fun\u00e8bre. Le chanteur, qui depuis quelques ann\u00e9es se fait appeler Yusuf Islam, \u00e9voque avec une certaine lassitude dans la voix sa conversion, les cons\u00e9quences que ce choix a eu dans sa vie (\u00e0 l&rsquo;\u00e9poque il \u00e9tait interdit d&rsquo;entr\u00e9e aux \u00c9tats-Unis), son sentiment de ne pas \u00eatre compris et accept\u00e9 tel qu&rsquo;il est. La dimension morale ou religieuse est ici tr\u00e8s pr\u00e9sente: j&rsquo;ai commis des erreurs, j&rsquo;exprime des regrets, mais je suis une personne de bonne volont\u00e9. \u00ab\u00a0Don&rsquo;t let me be misunderstood\u00a0\u00bb s&rsquo;apparente alors \u00e0 un acte de contrition, une demande d&rsquo;absolution.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignright size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"576\" src=\"https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/Del-Rey-Lana-Dont-let-me-misunderstood-1024x576.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-6816\" style=\"width:464px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/Del-Rey-Lana-Dont-let-me-misunderstood-1024x576.jpg 1024w, https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/Del-Rey-Lana-Dont-let-me-misunderstood-300x169.jpg 300w, https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/Del-Rey-Lana-Dont-let-me-misunderstood-768x432.jpg 768w, https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/Del-Rey-Lana-Dont-let-me-misunderstood-825x464.jpg 825w, https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/Del-Rey-Lana-Dont-let-me-misunderstood-600x338.jpg 600w, https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/Del-Rey-Lana-Dont-let-me-misunderstood-400x225.jpg 400w, https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/Del-Rey-Lana-Dont-let-me-misunderstood.jpg 1280w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>&#8211; En 2015, sollicit\u00e9e pour la BO du film \u00ab\u00a0Big eyes\u00a0\u00bb de Tim Burton, Lana del Rey dynamite la chanson en en donnant une interpr\u00e9tation vaporeuse et onirique, avec une orchestration tr\u00e8s ouvrag\u00e9e et un chant distant, un peu d\u00e9sincarn\u00e9, presque mani\u00e9r\u00e9. Ici la revendication a presque disparu, en tous cas elle est exprim\u00e9e d&rsquo;une fa\u00e7on si morne que la new-yorkaise donne l&rsquo;impression d&rsquo;avoir d\u00e9j\u00e0 baiss\u00e9 les bras et de ne la psalmodier que pour la forme. Il ne s&rsquo;agit plus ici de formuler une demande, et certainement pas une demande collective ou politique, mais seulement d&rsquo;ouvrir sur les tr\u00e9fonds d&rsquo;une \u00e2me en peine, de laisser filtrer un mal-\u00eatre \u00e9l\u00e9gant et empreint de dandysme.<\/p>\n\n\n\n<p>Comme on dit dans les discoth\u00e8ques, cinq salles, cinq ambiances.<\/p>\n\n\n\n<p>La vari\u00e9t\u00e9 de ces r\u00e9interpr\u00e9tations dit assez bien, je trouve, ce qu&rsquo;est (ou ce que devrait \u00eatre) une reprise: non pas un recopiage fid\u00e8le, appliqu\u00e9, scolaire et donc paresseux et ennuyeux, mais une r\u00e9invention presque totale, avec les risques que cela implique: \u00e7a passe ou \u00e7a casse\u2026 sachant bien s\u00fbr que les uns peuvent \u00eatre enthousiastes devant une reprise qui agresse les oreilles des autres (je sais bien que la version de \u00ab\u00a0Don&rsquo;t let me misunderstood\u00a0\u00bb par Santa Esmeralda a ses aficionados, et tant mieux pour eux s&rsquo;ils adorent). Comme je l&rsquo;ai lu dans <a href=\"http:\/\/(https:\/\/tartinetaculture.wordpress.com\/2018\/01\/19\/la-meme-mais-pas-pareil-dont-let-me-be-misunderstood\/\" data-type=\"link\" data-id=\"(https:\/\/tartinetaculture.wordpress.com\/2018\/01\/19\/la-meme-mais-pas-pareil-dont-let-me-be-misunderstood\/\">un tr\u00e8s bon billet consacr\u00e9 \u00e0 \u00ab\u00a0Don\u2019t let me be misunderstood\u00a0\u00bb<\/a> , \u00ab\u00a0<em>une bonne reprise repose souvent sur un bon parti pris. Il faut choisir ce qu&rsquo;on veut mettre en avant dans une chanson, zoomer sur ce qui nous a attir\u00e9 et le montrer sous un nouveau jour<\/em>.\u00a0\u00bb <\/p>\n\n\n\n<p>Mais \u00e0 mon avis, aucune des cinq reprises que j&rsquo;ai comment\u00e9es (ni celles d&rsquo;Elvis Costello ou de Cindy Lauper) n&rsquo;arrive \u00e0 la cheville de la version originale, enregistr\u00e9e en 1964 par <a href=\"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/tag\/nina-simone\/\" data-type=\"link\" data-id=\"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/tag\/nina-simone\/\">Nina Simone<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;orchestration, qui fait intervenir des cordes, un xylophone, une harpe, une chorale, accompagne avec une grande subtilit\u00e9 Nina Simone, collant aussi bien ses \u00e9lans que ses h\u00e9sitations. La voix de la chanteuse, par sa puissance et ses modulations douloureuses, rend cette interpr\u00e9tation poignante: elle avoue sa peur d&rsquo;\u00eatre incomprise et rejet\u00e9e, mais elle se met quand m\u00eame \u00e0 nu, elle exprime sa vuln\u00e9rabilit\u00e9 avec un courage impressionnant. Elle prend d&rsquo;autant plus aux tripes qu&rsquo;elle chante sur un tempo tr\u00e8s lent, ce qui rend sa reddition particuli\u00e8rement grave et solennelle.<\/p>\n\n\n\n<p>C&rsquo;est l\u00e0 qu&rsquo;il faut \u00e9voquer les paroles, qui sont susceptibles d&rsquo;au moins deux lectures.<\/p>\n\n\n\n<p>Au niveau litt\u00e9ral, Nina Simone semble s&rsquo;adresser \u00e0 un homme qui se lasse de ses frasques, qui n&rsquo;en peut plus d&rsquo;\u00eatre n\u00e9glig\u00e9, malmen\u00e9 ou trahi. \u00ab\u00a0Don&rsquo;t let me be misunderstood\u00a0\u00bb est la complainte d&rsquo;une femme qui sait qu&rsquo;elle a commis des erreurs, mais qui implore qu&rsquo;on les lui pardonne en rappelant que c&rsquo;est notre lot \u00e0 tous (\u00ab\u00a0<em>Oh, baby, I&rsquo;m just human \/ Don&rsquo;t you know I have faults like anyone?<\/em>\u00a0\u00bb \/ \u00ab\u00a0<em>Don&rsquo;t you know that no one alive can always be an angel?<\/em> \u00ab\u00a0). Cette femme estime d&rsquo;autant plus qu&rsquo;elle m\u00e9rite la compr\u00e9hension qu&rsquo;elle exprime des regrets sinc\u00e8res (\u00ab\u00a0<em>Sometimes I find myself alone regretting some little foolish thing \/Some simple thing that I&rsquo;ve done<\/em>\u00a0\u00bb ), et qu&rsquo;elle pense avoir malgr\u00e9 tout un c\u0153ur pur (\u00ab\u00a0<em>I&rsquo;m just a soul whose intentions are good<\/em>\u00a0\u00bb ). Puisque n&rsquo;importe qui peut se fourvoyer, je t&rsquo;en prie, ne me fais pas payer mes fautes ad vitam aeternam, et porte aussi ton regard sur ma part de lumi\u00e8re (\u00ab\u00a0<em>You&rsquo;re bound to see my other side<\/em>\u00a0\u00bb ): c&rsquo;est \u00e0 peu pr\u00e8s cela que chante cette femme en d\u00e9tresse.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais plus largement, ce texte un peu d\u00e9cousu, dans lequel Nina Simone passe rapidement d&rsquo;une \u00e9motion \u00e0 l&rsquo;autre, des remords \u00e0 la revendication d&rsquo;une deuxi\u00e8me chance, pourrait aussi \u00e9voquer sa vie personnelle.<\/p>\n\n\n\n<p>Quelques ann\u00e9es avant de mourir, la chanteuse a \u00e9t\u00e9 diagnostiqu\u00e9e comme bipolaire. De fait elle a souvent \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s impulsive, sujette \u00e0 des sautes d&rsquo;humeur, \u00e0 une alternance entre des moments d&rsquo;enthousiasme et de longues p\u00e9riodes d&rsquo;accablement. Son addiction \u00e0 l&rsquo;alcool et aux drogues, son comportement parfois erratique, sa tendance \u00e0 envoyer bouler les gens dans le monde de la musique, ses crises psychotiques (en 1996, elle a \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9e pour d\u00e9lit de fuite apr\u00e8s avoir renvers\u00e9 deux adolescents qui circulaient en scooter, puis pour avoir tir\u00e9 au pistolet \u00e0 grenaille sur un jeune homme qui faisait du bruit de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 de la haie), tout cela lui a souvent valu de faire l&rsquo;objet de sarcasmes ou de rejet, d&rsquo;\u00eatre trait\u00e9e de dingue, de femme ing\u00e9rable\u2026 M\u00eame si ce n&rsquo;est pas elle qui a \u00e9crit les paroles de cette chanson, c&rsquo;est peut-\u00eatre \u00e0 cela que fait allusion le deuxi\u00e8me vers (\u00ab\u00a0<em>If sometimes you see that I&rsquo;m mad<\/em>\u00a0\u00bb ).<\/p>\n\n\n\n<p>Cette interpr\u00e9tation n&rsquo;est pas certaine, et quand bien m\u00eame elle serait vraie, il n&rsquo;est pas s\u00fbr du tout que <a href=\"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/tag\/nina-simone\/\" data-type=\"link\" data-id=\"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/tag\/nina-simone\/\">Nina Simone<\/a> ait eu clairement conscience de ce qu&rsquo;elle chantait. Mais d&rsquo;une certaine fa\u00e7on, \u00ab\u00a0Don&rsquo;t let me be misunderstood\u00a0\u00bb est peut-\u00eatre une esp\u00e8ce de pr\u00e9monition, cinquante ans avant sa mort, de ce qu&rsquo;allaient \u00eatre sa carri\u00e8re et sa vie enti\u00e8re: la vie d&rsquo;une femme qui a toujours cherch\u00e9 la compr\u00e9hension, sans jamais l&rsquo;obtenir assez pour \u00eatre en paix.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab\u00a0I try so hard so please don&rsquo;t let me be misunderstood.\u00a0\u00bb<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"Nina Simone - Don&#039;t Let Me Be Misunderstood (Audio)\" width=\"1230\" height=\"692\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/RtgJjYvv0dU?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n<!-- templates\/buttons-placeholder.php -->\n<div class=\"da-reactions-outer TpostID6814\">\n\t    <div class=\"da-reactions-data da-reactions-container-async center\"\n         data-type=\"post\"\n         data-id=\"6814\"\n         id=\"da-reactions-slot-post-6814\">\n        <div class=\"da-reactions-exposed\">\n\t\t\t<img src=\"https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/plugins\/da-reactions\/assets\/dist\/loading.svg\" alt=\"Loading spinner\" width=\"64\" height=\"64\" style=\"width:64px\" \/>\n        <\/div>\n    <\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>M\u00eame si vous ne connaissez pas forc\u00e9ment le nom des groupes qui l&rsquo;ont rendue c\u00e9l\u00e8bre, ni sa version originale par l&rsquo;immense Nina Simone, vous avez forc\u00e9ment entendu au moins une&hellip;<a href=\"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/2025\/03\/13\/nina-simone-dont-let-me-misunderstood\/\" class=\"more-link\"><span class=\"more-button\">Continue reading<span class=\"screen-reader-text\">Nina Simone &#8211; \u00ab\u00a0Don&rsquo;t let me be misunderstood\u00a0\u00bb<\/span><\/span><\/a><\/p>\n<!-- templates\/buttons-placeholder.php -->\n<div class=\"da-reactions-outer TpostID6814\">\n\t    <div class=\"da-reactions-data da-reactions-container-async center\"\n         data-type=\"post\"\n         data-id=\"6814\"\n         id=\"da-reactions-slot-post-6814\">\n        <div class=\"da-reactions-exposed\">\n\t\t\t<img src=\"https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/plugins\/da-reactions\/assets\/dist\/loading.svg\" alt=\"Loading spinner\" width=\"64\" height=\"64\" style=\"width:64px\" \/>\n        <\/div>\n    <\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":6819,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[81],"tags":[127,179,482,740],"class_list":["post-6814","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-musique","tag-amour","tag-jazz","tag-nina-simone","tag-reprises"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6814","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6814"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6814\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":8767,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6814\/revisions\/8767"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/6819"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6814"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6814"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6814"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}