{"id":690,"date":"2024-11-12T00:18:05","date_gmt":"2024-11-11T23:18:05","guid":{"rendered":"https:\/\/gregoryderville.com\/?p=690"},"modified":"2026-03-29T09:46:35","modified_gmt":"2026-03-29T07:46:35","slug":"the-cure-the-figurehead","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/2024\/11\/12\/the-cure-the-figurehead\/","title":{"rendered":"The Cure &#8211; \u00ab\u00a0The Figurehead\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-3e27771062f13ae9ad15b7be5f4c0b65\">Hier j&rsquo;ai constat\u00e9 qu&rsquo;il y a dans mon r\u00e9seau Facebook beaucoup de fans enthousiastes de <a href=\"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/tag\/the-cure\/\" data-type=\"link\" data-id=\"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/tag\/the-cure\/\">The Cure<\/a>. Mais le groupe a eu des p\u00e9riodes tr\u00e8s diff\u00e9rentes, et il est possible que parmi ces fans il y en ait qui n&rsquo;aiment pas trop le disque et le morceau dont je vais parler ce soir, car ils sont vraiment tr\u00e8s sombres\u2026 comme je l&rsquo;\u00e9tais lorsqu&rsquo;ils sont sortis (c&rsquo;est pour \u00e7a que je les aimais tant).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-703d9c682cba678d0a98fe6ec82402c6\">En janvier 1982, au moment o\u00f9 d\u00e9marre l&rsquo;enregistrement du quatri\u00e8me album de The Cure, Robert Smith est au bord du burn-out \u00e0 cause des tourn\u00e9es incessantes et \u00e9puisantes organis\u00e9es pour soutenir des albums tr\u00e8s rapproch\u00e9s (trois en m\u00eame pas deux ans!), mais aussi en raison d&rsquo;une consommation intense de diverses drogues, et surtout d&rsquo;un profond mal-\u00eatre existentiel. Comme il le dira plus tard dans une interview, \u00ab\u00a0<em>[\u00e0 l&rsquo;\u00e9poque] je me sentais d\u00e9go\u00fbt\u00e9 de moi-m\u00eame et de la race humaine<\/em>\u00a0\u00bb .<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-7a2d02a2644a13c77c6072026644e39b\">Le r\u00e9sultat de cet \u00e9coeurement est un disque encore plus lugubre, encore plus sombre, encore plus d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9 et encore plus impressionnant que les pr\u00e9c\u00e9dents.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-e2286fd11c6d7a636d6c6168e700bbe1\">Sorti en 1981, \u00ab\u00a0Faith\u00a0\u00bb avait marqu\u00e9 les esprits par un son que Robert Smith avait voulu \u00ab\u00a0<em>de pierre et de glace<\/em>\u00a0\u00bb (pas \u00e9tonnant que ce disque soit l&rsquo;un des sommets de la <a href=\"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/tag\/cold-wave\/\" data-type=\"link\" data-id=\"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/tag\/cold-wave\/\">cold wave<\/a>), mais on y discernait encore \u00e0 travers les brouillards un peu de lumi\u00e8re (certes blafarde).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-2cab26b9333ecbffca846439d012cb41\">Mais ici il ne reste que des t\u00e9n\u00e8bres. D&#8217;embl\u00e9e le groupe annonce la couleur avec ce titre d&rsquo;album \u00e0 faire fr\u00e9mir les p\u00e8res et les m\u00e8res de famille (\u00ab\u00a0Pornography\u00a0\u00bb ), et avec cette pochette glauque, sur laquelle les trois membres du groupe semblent avoir \u00e9t\u00e9 pris en flag par une cam\u00e9ra thermique mal r\u00e9gl\u00e9e, avec des contours mous et une couleur sanguinolente. Tout cela semble promettre la m\u00eame chose que <em>L&rsquo;Enfer de Dante<\/em>: \u00ab\u00a0<em>Vous qui entrez ici<\/em>\u00a0\u00bb , dans cet univers musical morbide et v\u00e9n\u00e9neux, dans ce cloaque naus\u00e9eux, \u00ab\u00a0<em>abandonnez tout espoir<\/em>\u00a0\u00bb .<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-d75d981cae39d85aae475863c48d6324\">De fait, le premier vers de l&rsquo;album donne envie de se barrer en courant (\u00ab\u00a0<em>Does&rsquo;nt matter if we all die<\/em>\u00a0\u00bb ), et tout au long de \u00ab\u00a0Pornography\u00a0\u00bb , le champ lexical est presque exclusivement celui de la d\u00e9pression, du d\u00e9sespoir ou du deuil.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignright size-full is-resized\"><a href=\"https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/Cure-Pornography-groupe.jpg.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"500\" height=\"655\" src=\"https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/Cure-Pornography-groupe.jpg.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-8172\" style=\"width:400px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/Cure-Pornography-groupe.jpg.jpg 500w, https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/Cure-Pornography-groupe.jpg-229x300.jpg 229w, https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/Cure-Pornography-groupe.jpg-473x620.jpg 473w, https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/Cure-Pornography-groupe.jpg-496x650.jpg 496w, https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/Cure-Pornography-groupe.jpg-344x450.jpg 344w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-e3948428a68394e7e44f4ef5b04b36a9\">Musicalement c&rsquo;est presque pire: les huit morceaux (quatre par face) s&rsquo;\u00e9tirent en longueur, partiellement d\u00e9nu\u00e9s de m\u00e9lodie, avan\u00e7ant hagards, tir\u00e9s par la rythmique m\u00e9tronomique de Lol Tolhurst, \u00e0 peine adoucis par quelques synth\u00e9s obs\u00e9dants. Quant \u00e0 la voix de Robert Smith, elle est enregistr\u00e9e dans le lointain et elle est le plus souvent impassible, parfois presque d\u00e9sincarn\u00e9e, sauf quand elle crie ou elle se plaint plus qu&rsquo;elle ne chante.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-a8a658965924351ddad73d341cefc09a\">Bref, \u00ab\u00a0Pornography\u00a0\u00bb est un monolithe noir et gothique, un disque nihiliste et \u00e9prouvant, masochiste et quasi suicidaire, un b\u00fbcher musical par lequel Robert Smith essaye de se d\u00e9barrasser de ses d\u00e9mons, ou carr\u00e9ment de la vie, on ne sait pas trop. Un disque asphyxiant, qui prend \u00e0 la gorge, qui donne l&rsquo;impression d&rsquo;\u00eatre \u00e9touff\u00e9, \u00e9crabouill\u00e9 par un rouleau compresseur, et d\u00e9soss\u00e9 par le morceau final, \u00ab\u00a0Pornography\u00a0\u00bb, o\u00f9 des voix inqui\u00e9tantes donnent l&rsquo;impression que Robert Smith a sombr\u00e9 dans la parano\u00efa et la folie. Il faut absolument \u00e9couter les morceaux dans l&rsquo;ordre pour comprendre ce qu&rsquo;il a voulu faire avec cet album: se noyer, et emporter ses fans avec lui.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-e52432fdef386dcab36c90b0fc427c28\">\u00c0 l&rsquo;adolescence, c&rsquo;\u00e9tait mon disque pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 de The Cure: c&rsquo;est dire si j&rsquo;allais mal.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-1cca2be5fbfbd01334acd5e71a098b0d\">J&rsquo;ai d\u00e9couvert cet album plusieurs ann\u00e9es apr\u00e8s sa sortie, \u00e0 quinze ou seize ans. The Cure venait alors d&rsquo;effectuer un virage pop avec \u00ab\u00a0The head on the door\u00a0\u00bb , beaucoup plus sautillant et catchy (ce qui n&rsquo;\u00e9tait pas tr\u00e8s difficile, il est vrai), et que j&rsquo;aimais beaucoup aussi. Gr\u00e2ce \u00e0 cette co\u00efncidence, je ne suis pas devenu un de ces curistes puristes et d\u00e9daigneux pour qui apr\u00e8s \u00ab\u00a0Pornography\u00a0\u00bb , c&rsquo;est fini. J&rsquo;aime les deux p\u00e9riodes de The Cure: j&rsquo;ai \u00e9t\u00e9 profond\u00e9ment marqu\u00e9 par la trilogie glac\u00e9e ou gothique (\u00ab\u00a0Seventeen seconds\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Faith\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Pornography\u00a0\u00bb ), d&rsquo;autant plus qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;\u00e9poque je lisais des auteurs particuli\u00e8rement d\u00e9primants (par exemple Emil Cioran)\u2026 mais j&rsquo;ai aussi eu envie de m&rsquo;enjailler et de danser au son de quelques singles imparables qui pars\u00e8ment les albums ult\u00e9rieurs (par exemple \u00ab\u00a0Friday I&rsquo;m in love\u00a0\u00bb ).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-3009775c703533ca1aff57fdbef6a8bf\">De \u00ab\u00a0Pornography\u00a0\u00bb, j&rsquo;ai d\u00e9j\u00e0 partag\u00e9 le morceau d&rsquo;ouverture, le fr\u00e9n\u00e9tique \u00ab\u00a0One hundred years\u00a0\u00bb .<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-08b41868a09ad797dd8ff03f4d238416\">\u00ab\u00a0The Figurehead\u00a0\u00bb est plus lent, mais peut-\u00eatre encore plus angoissant. Il y subsiste encore cette col\u00e8re sourde envers le monde entier, exprim\u00e9e par la batterie obstin\u00e9e et les percussions lourdes et presque tribales de Lol Tolhurst, qui ouvrent la chanson, et par la basse plombante de Simon Gallup. Mais on dirait que cette col\u00e8re n&rsquo;a m\u00eame plus la force de s&rsquo;exprimer, vaincue par l&rsquo;accablement et par la pesanteur des jours (\u00ab\u00a0<em>As the days become heavier and weighted<\/em>\u00a0\u00bb ), terrass\u00e9e par une fatigue invincible. La joie semble avoir totalement disparu dans les limbes (\u00ab\u00a0<em>I laughed in the mirror for the first time in a year<\/em>\u00a0\u00bb ). Comme l&rsquo;a tr\u00e8s justement dit Michka Assayas dans l&rsquo;un des podcasts dont je parlais hier, le texte entier de ce morceau ressemble \u00e0 \u00ab\u00a0<em>une page arrach\u00e9e au journal intime d&rsquo;un adolescent \u00e0 probl\u00e8mes<\/em>\u00a0\u00bb . De fait, Robert Smith y convoque des images effrayantes et sanguinolentes, il parle d&rsquo;insomnie, de souffrance physique et mentale, de haine, et surtout de l&rsquo;incompr\u00e9hension devant l&rsquo;existence. Si rien n&rsquo;a de sens, si rien ne sert et ne servira \u00e0 rien, si toute possibilit\u00e9 de r\u00e9demption est d&#8217;embl\u00e9e r\u00e9cus\u00e9e, alors il ne reste plus qu&rsquo;\u00e0 se pr\u00e9parer \u00e0 endurer une peine sans fin, et la vie ressemblera \u00e0 une longue agonie (\u00ab\u00a0<em>I will never be clean again<\/em>\u00a0\u00bb ).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-bd3c8b38c01c45b12ccef1fa6ec2297d\">Jusqu&rsquo;au clap de fin \u2013 d&rsquo;ailleurs le morceau se conclut brutalement par quelques claquements de batterie, comme un couvercle qui se referme violemment sur les doigts.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-c1f33aa78913f26e4432ab051abd168a\">Aujourd&rsquo;hui, bien que la vie m&rsquo;ait apport\u00e9 quelques \u00e9preuves, et m\u00eame si la marche du monde est plus angoissante que jamais sans doute, je ne suis plus dans cet \u00e9tat d&rsquo;esprit d\u00e9vast\u00e9. Mais je me souviens de l&rsquo;esp\u00e8ce de fascination que cet album suscitait en moi lorsque je l&rsquo;\u00e9coutais, et j&rsquo;ai enfin r\u00e9ussi \u00e0 cultiver de la compassion et de la tendresse pour l&rsquo;ado complex\u00e9 et mal dans sa peau que j&rsquo;\u00e9tais alors. C&rsquo;est pourquoi je reste si impressionn\u00e9 par ce disque.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-9b2420f3eaca6b14317f84989e6660db\">Peut-\u00eatre que le meilleur moyen de ne pas sombrer \u00e0 nouveau dans le marasme, c&rsquo;est de jeter de temps temps un \u0153il ou une oreille vers ce qu&rsquo;on a aim\u00e9 quand on \u00e9tait en plein dedans. La p\u00e9riode gothique de The Cure est pour moi un antidote au d\u00e9sespoir, parce qu&rsquo;elle me rappelle dans quelles abysses il est possible de sombrer si on c\u00e8de au c\u00f4t\u00e9 obscur de la force.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-9ac00cf961d1ea846fe5a532228b76c6\"><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"The Figurehead\" width=\"1230\" height=\"923\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/oA4Zdpw5MN0?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<p><\/p>\n<!-- templates\/buttons-placeholder.php -->\n<div class=\"da-reactions-outer TpostID690\">\n\t    <div class=\"da-reactions-data da-reactions-container-async center\"\n         data-type=\"post\"\n         data-id=\"690\"\n         id=\"da-reactions-slot-post-690\">\n        <div class=\"da-reactions-exposed\">\n\t\t\t<img src=\"https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/plugins\/da-reactions\/assets\/dist\/loading.svg\" alt=\"Loading spinner\" width=\"64\" height=\"64\" style=\"width:64px\" \/>\n        <\/div>\n    <\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Hier j&rsquo;ai constat\u00e9 qu&rsquo;il y a dans mon r\u00e9seau Facebook beaucoup de fans enthousiastes de The Cure. Mais le groupe a eu des p\u00e9riodes tr\u00e8s diff\u00e9rentes, et il est possible&hellip;<a href=\"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/2024\/11\/12\/the-cure-the-figurehead\/\" class=\"more-link\"><span class=\"more-button\">Continue reading<span class=\"screen-reader-text\">The Cure &#8211; \u00ab\u00a0The Figurehead\u00a0\u00bb<\/span><\/span><\/a><\/p>\n<!-- templates\/buttons-placeholder.php -->\n<div class=\"da-reactions-outer TpostID690\">\n\t    <div class=\"da-reactions-data da-reactions-container-async center\"\n         data-type=\"post\"\n         data-id=\"690\"\n         id=\"da-reactions-slot-post-690\">\n        <div class=\"da-reactions-exposed\">\n\t\t\t<img src=\"https:\/\/gregoryderville.com\/wp-content\/plugins\/da-reactions\/assets\/dist\/loading.svg\" alt=\"Loading spinner\" width=\"64\" height=\"64\" style=\"width:64px\" \/>\n        <\/div>\n    <\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":691,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[81],"tags":[188,601,20,28,21],"class_list":["post-690","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-musique","tag-cold-wave","tag-depression","tag-inde","tag-new-wave","tag-the-cure"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/690","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=690"}],"version-history":[{"count":8,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/690\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":15260,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/690\/revisions\/15260"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/691"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=690"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=690"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/gregoryderville.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=690"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}