La saison des salades (plus ou moins) sauvages est lancée, avec uniquement des pousses cueillies quelques minutes avant d’être mangées.
Pendant l’hiver je mange beaucoup de mâche, et à partir du printemps les salades se diversifient : des feuilles de mâche (avant qu’elle monte trop en fleurs) et/ou des pousses de batavia rouge de Grenoble qui ont passé l’hiver, et que j’agrémente avec des feuilles de chou kale red russian, de chou mizuna (au goût de moutarde assez léger), de moutarde red giant ou de pimprenelle, des inflorescences ou des fleurs de chou, de l’aillet (les feuilles d’ail rose frais), quelques plantes sauvages comme la cardamine ou le laiteron… [je précise que toutes mes graines sont bio et viennent de Biaugerme, ou parfois de la Ferme de Sainte-Marthe, sachant que je les récupère d’année en année, mais uniquement pour celles qui ne s’hybrident pas.]
J’ajoute à cela des noix du vieux noyer, des pommes de terre tant qu’il m’en reste (mais cette année j’ai fini ma réserve), et quelques petites carottes coupées en petits dés.
Tout cela vient du jardin, sauf la vinaigrette.
J’ajoute parfois un œuf dur avec les œufs donnés par ma voisine Françoise.
Je ne suis pas du tout autonome en alimentation, notamment si je compte en protéines et surtout en calories. Je pense que je ne le serai jamais, et de toutes façons ce n’est pas un problème. Pour moi l’objectif d’être autonome sur le plan alimentaire n’est pas pertinent, et il est même assez problématique : à mon sens l’autonomie doit être collective, à l’échelle d’un éco-hameau, d’un village ou d’un territoire (selon le type de productions).
En revanche je crois que pour ce qui est de l’autonomie en vitamines et en minéraux, entre les légumes et les fruits, je suis bon toute l’année
[Et alors pour le goût, je vous dis pas…]