Qui suis-je?

Depuis plus de 25 ans, j’enseigne la science politique à l’Université de Lille. Actuellement je donne notamment un cours d’Introduction à la science politique en L1, et un cours sur l’Ecologie politique en L3 (sur les conséquences économiques, sociales, politiques ou géopolitiques de la crise écologique, sur les différents courants de l’éthique écologique, sur la politisation de l’environnement, sur les lignes de fracture entre les différents courants qui se réclament de l’écologie politique…). J’ai aussi donné pendant de nombreuses années un cours sur les Politiques environnementales en M1 (sur le concept de développement durable, les instruments de l’action publique environnementale, les principales politiques environnementales sectorielles…).

J’ai aussi enseigné sur les médias et la communication politique, sur la sociologie politique, sur les politiques sociales…

Depuis 2021, je suis responsable du parcours « CPDP (Communication Politique et Démocratie Participative) du master de science politique. C’est une tâche qui me prend beaucoup de temps, mais qui est très gratifiante car je peux accompagner les étudiant·es vers l’insertion professionnelle pendant deux ans, avec des cours mais aussi et surtout avec le suivi du projet collectif de parcours (qui se déroule sur deux ans), et surtout avec l’accompagnement de la recherche et du déroulement des stages en M2.

Depuis l’enfance, je suis très intéressé et préoccupé par les thématiques écologiques (même si évidemment je ne connaissais pas vraiment le sens de ce mot, dans mes jeunes années j’étais surtout motivé par l’envie de « défendre la nature » et surtout de « protéger les animaux »).

Lorsque j’ai vécu à Beauvais, entre 2000 et 2020, je me suis beaucoup engagé dans des associations du secteur de l’environnement. J’ai notamment été membre du bureau de l’association locale de promotion de l’usage du vélo en ville (Vellovaque), j’ai participé à deux associations de jardin partagé… J’ai aussi été membre fondateur et très impliqué dans le collectif associatif et citoyen Beauvais en transition, qui organise des actions de sensibilisation et d’échanges de savoirs et de savoir-faire pratiques.

J’ai marié cette double casquette (enseignant et sympathisant/militant écologiste) en écrivant deux livres qui ont été publiés chez l’éditeur Terre vivante (spécialisé dans « l’écologie pratique »): le premier sur la permaculture (sa définition, ses éthiques, ses principes, et la façon dont on peut la mettre en oeuvre concrètement à travers le design permaculturel), et le second sur les stratégies pour enclencher et amplifier des démarches de transition écologique sur les territoires.

Suite à la parution de ces deux livres, j’ai donné pas loin d’une centaine de conférences et de formations sur ces différents thèmes, un peu partout en France, à l’invitation de collectivités, de salons écologiques, d’associations, d’entreprises, de médiathèques…

Aujourd’hui je suis installé dans le sud-ouest du Limousin, où je travaille à jeter les bases d’un écolieu inspiré par les principes de la permaculture.

J’ai eu pas mal de chance dans la vie, et j’en ai encore. J’ai grandi dans un pays privilégié et dans un milieu social assez favorisé, j’ai pu vivre à peu près comme je le voulais, j’exerce un métier valorisant et correctement payé, je n’ai jamais connu la précarité ni la moindre discrimination… On peut dire que sur tous les plans ou presque je suis du bon côté du manche. Mais j’ai bien conscience d’avoir eu pendant trop longtemps un mode de vie qui, malgré mes convictions écolo-bobo, a contribué au désastre écologique (et social). Moins que d’autres bien sûr, mais trop. Alors aujourd’hui j’essaye de beaucoup moins y contribuer, à ce désastre, et même si possible de réparer.

Ce qui m’anime sur ce lieu est assez bien retranscrit dans cette courte vidéo de Ben Falk, un designer en permaculture installé dans le Vermont. Je suis surtout très touché par les derniers mots de ce petit extrait: « J’ai réalisé que je pouvais non seulement faire moins de « mal » en vivant de cette manière, mais que je pouvais en fait faire du « bien » . Pas seulement jeter moins, utiliser moins de ressources, mais plutôt augmenter les ressources, comme produire la fertilité du sol, créer de l’habitat pour les animaux. Avoir un impact positif, pas seulement moins d’un impact négatif. Et au lieu de réduire mon impact, maintenant je veux augmenter mon impact le plus possible. Je veux avoir l’impact le plus positif possible au cours de ma vie. » C’est un peu le programme que j’essaye de suivre depuis quelques années.