« Une année en #musique » (cinquième saison): un petit bilan.
Pour dresser le bilan de ma cinquième année en musique, j’ai envie de commenter une petite formule que j’ai lue dernièrement et qui m’a pas mal frappé : dans « En lisant en écrivant », l’écrivain Julien Gracq s’agace contre le métier de critique en le traitant de « bouffonnerie » et d’ « imposture » : pour lui un critique n’est rien de plus qu’ « un expert en objets aimés » , autant dire un pas grand chose.
Pour ma part, je ne sais pas composer ou jouer de musique, de même que je ne sais pas écrire de romans ou de poésie, et encore moins dessiner, peindre ou sculpter. Je n’ai aucune compétence en art, et j’en suis bien triste car j’aurais adoré. Je ne suis même pas un « expert » : ma connaissance des œuvres ou des artistes dont je parle est le plus souvent bien frustre et partielle, et j’essaye de me guérir de la prétention de savoir distinguer de façon sûre entre les « pépites », les « vieilleries », les « grosses merdes » et les « très grosses merdes » (plus précisément, j’ai compris que ce qui est la pépite de l’un est une très grosse merde pour l’autre, et vice-versa ; le jugement artistique n’est pas une science exacte, encore heureux).
Mes chroniques musicales sont très peu lues, et c’est encore plus vrai depuis que j’ai créé mon site Internet personnel et que je ne viens sur FB que pour y publier des liens vers mes posts. Je me doute que la plupart des personnes qui me suivent ne likent ou ne commentent que les morceaux qu’elles apprécient déjà, ce qui signifie sans doute qu’elles ne prennent pas le temps de lire mes textes (particulièrement ceux que j’écris à propos de ce qu’elles n’aiment pas ou de ce qu’elles ne connaissent pas). J’avoue que ça me fait un peu de peine, mais je le comprends, bien sûr.
Quoi qu’il en soit je continue, parce que j’aime toujours autant cet exercice : j’aime parler des choses que j’aime, notamment de la musique, et j’aime aussi me documenter pour mieux les connaître et pour mieux en parler.
Je continue parce que ça me fait découvrir des artistes ou des œuvres que je ne connaissais pas, ou redécouvrir des artistes ou des œuvres que je croyais connaître.
Je continue parce que ça me permet parfois des échanges à distance avec des ami·es, que je connais ou pas dans la vraie vie, mais avec qui les échanges peuvent être intéressants, amusants ou émouvants.
Si je continue à écrire des chroniques, c’est aussi parce qu’en racontant pourquoi j’aime les morceaux que je partage, pourquoi ils me touchent, pourquoi ils me réconfortent, pourquoi ils me donnent de la joie ou du courage, je permets à mes proches de mieux savoir qui je suis. Chaque début janvier, je rassemble les chroniques que j’ai écrites l’année précédentes, je les mets en page avec des photos, et j’envoie le document à mes enfants, parce que j’ai envie de leur transmettre mes goûts et mes passions, mais aussi parce que je trouverais triste qu’un jour ils se disent qu’ils n’ont pas eu l’occasion de savoir vraiment qui était leur père… Ces chroniques sont pour moi l’une des multiples manières de leur dire que je les aime jusqu’au ciel.
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Si le coeur vous en dit, vous pouvez retrouver toutes mes chroniques musicales sur cette page, et les titres de ma playlist sur Spotify en cliquant sur le lien suivant, qui est public: https://open.spotify.com/playlist/1eirooR9IpwcHGDsS3c3ci (il ne manque que quelques titres).
Et voici les 128 morceaux que j’ai chroniqués dans l’année qui vient de s’écouler:
« Seek it » (Richard Hawley)
« Les microsillons » (Alain Chamfort)
« Shanty » (Slowdive)
« Endsong » (The Cure)
« I see a darkness » (Bonnie « prince » Billy)
« Dancing with tears in my eyes » (Ultravox)
« Cortez the killer » (Neil Young)
« Il y avait un jardin » (Georges Moustaki)
« Set fire to the rain » (Adele)
« Peace piece » (Bill Evans) – session de rattrapage
« I don’t know why I love you » (House of love)
« Almost was good enough » (Ohia)
« Montfermeil » (Lomepal)
« Moments die » (Joe Goddard)
« Learning to fly » (Tom Petty)
« Get up, stand up » (Bob Marley and the Wailers)
« Message in a bottle » (The Police)
« La passion selon saint Matthieu » – « Können Tränen meiner Wangen » (Jean-Sébastien Bach / Philippe Herreweghe, Collegium Vocale Gent)
« Underneath the sun » (Bill Fay)
« Killing me softly with his song » (Roberta Flack)
« Bahia » (Véronique Sanson)
« Straight to you » (Nick Cave)
« Dirty boulevard » (Lou Reed)
« Enola Gay » (Orchestral manœuvre in the dark)
« Dancing in the dark » (Bruce Springsteen)
« Don’t let me be misunderstood » (Nina Simone)
« Loveless love » (The Feelies)
« Kids in America » (Kim Wilde)
« Dark paradise » (Lana del Rey)
« Revoir un printemps » (IAM)
« Don’t say it’s over » (Gaz Coombes)
« Margaret on the guillotine » (Morrissey)
« The long and winding road » (The Beatles)
« Consert de different oyseaux » (Georges Moulinié / Le poème harmonique)
« Daniela » (les Chaussettes noires)
« While my guitar gently weeps » (George Harrison / Prince & others far behind)
« Le train bleu » (Jean-Louis Murat)
« Perfect skin » (Lloyd Cole and the Commotions)
« Morning theft » (Jeff Buckley)
« Just can’t get enough » (Depeche Mode)
« La ballade des gens heureux » (Gérard Lenorman)
« Silent running » (Gorillaz)
« Somewhere only we know » (Keane / Lily Allen)
« Broken » (The Haunted youth)
« Do you remember the first time? » (Pulp)
« It don’t mean a thing if it ain’t got that swing » (Duke Ellington & Louis Armstrong)
« Solitude des latitudes » (Gérard Manset)
« Diamonds are forever » (Shirley Bassey)
« Play for today » (The Cure)
« The drugs don’t work » (The Verve)
« La vie ne vaut rien » (Alain Souchon)
« More than this » (Roxy music)
« La fille aux cheveux de lin » (Debussy / Arturo Benedetti Michelangeli)
« Dancing queen » (ABBA)
« The sad punk » (The Pixies)
« Kahore He Manu E » (Marlon Williams, feat. Lorde)
« On the road again » (Bernard Lavilliers)
« Heirloom » (Björk)
« To be alone with you » (Sufjan Stevens)
« Horses in my dream » (PJ Harvey)
« Tubular bells » (Mike Olfield)
« I am what I am » (Gloria Gaynor)
« Il faut toujours se dire adieu » (Gérard Manset)
« The epidemiologist » (Pete Doherty & Frédéric Lo)
« Could it be magic » (Barry Manilow)
« One half of a dream » (Piers Faccini & Ballaké Sissoko)
« Wrap your troubles in dreams » (Hampton Hawes)
« Safe from harm » (Massive attack)
« Paradis perdus » (Jean-Louis Murat)
« The more you ignore me, the closer I get » (Morrissey)
« Didi » (Khaled)
« Cruel summer » (Bananarama)
« Berceuse op. 57 », 3ème mouvement (Frédéric Chopin / Irène Veneziano)
« God only knows » (The Beach boys)
« Les éoliennes » (Dominique A)
« This is the sea » (The Waterboys)
« Attention » (Charlie Puth)
« Don’t stop ’til you get enough » (Michael Jackson)
« I should have known better » (Wire)
« Le temps qui reste » (Serge Reggiani)
« … Baby one more time » (Britney Spears)
« Peaceful place » (Leon Bridges)
« The ocean » (Richard Hawley)
« Most of the time » (Bob Dylan)
« Toda Menina Baiana » (Gilberto Gil)
« Le mec hamac » (Matthieu Chedid)
« Dear Prudence » (The Beatles)
« Changes » (Girls in Hawaii)
« Time of her time » (Ride)
« The girl I love is gone » (Jay-Jay Johanson)
« Voyage en Italie » (Lilicub)
« The logical song » (Supertramp)
« Rivers of Babylon » (Sinéad O’Connor)
« Eye in the sky » (Alan Parsons project)
« Dear friend » (Paul McCartney)
« Sand river » (Beth Gibbons)
« Little darlin' » (Benjamin Biolay)
« Le pénitencier (Johnny Halliday)
« What a feeling » (Irène Cara)
« O Children » (Nick Cave)
« Miss Sarajevo » (Passengers aka U2)
« Comfortably numb » (Pink Floyd)
« I want to go with dignity » (Peter Perrett)
« Société tu m’auras pas » (Renaud)
« La vallée d’Obermann » (Franz Liszt / Aldo Ciccolini)
« Pagan poetry » (Björk)
« Countdown » (Pulp)
« Right where you left me » (Taylor Swift)
« Tainted love » (Soft cell)
« À l’aube » (Feu! Chatterton)
« Every breath you take » (The Police)
« Inner city blues (make me wanna holler) » (Marvin Gaye)
« Rain falls for wind » (The Sleepy Jackson)
« I go to sleep » (The Pretenders)
« Nos deux noms » (Michel Jonasz)
« Boys don’t cry » (The Cure)
« Too shy » (Kajagoogoo)
« Je plains celui » (Stephan Eicher)
« Doo Doo Doo Doo Doo (Heartbreaker) » (The Rolling Stones)
« Leave in silence » (Depeche Mode)
« U got the look » (Prince)
« Something » (The Beatles)
« Keep the street empty for me » (Fever Ray)
« Tous les mômes » (Kent)
« The greatest » (Cat Power)
« I just wanna be with you » (Chris Rea)
« Last Christmas » (Wham!)
« Jubilee street » (Nick Cave)
« Je déteste ma vie » (Pierre Lapointe)

