Depuis une douzaine d’années, je donne en troisième année de licence de science politique de l’Université de Lille un cours obligatoire de 33 heures intitulé « Ecologie politique » (en voici une brève présentation ainsi que le plan détaillé).
Depuis plusieurs années, je travaillais à la création d’un nouveau parcours du master de science politique de l’Université de Lille sur l’action publique environnementale, alors je suis très heureux de pouvoir annoncer l’ouverture en septembre 2026 du parcours TET (Transitions Écologiques des territoires), qui bien sûr est à mettre en TET de liste des candidatures en master 😉 J’en serai le responsable pédagogique et j’y donnerai plusieurs enseignements, notamment ceux consacrés aux projets collectifs et à l’insertion professionnelle. Voici le lien vers la plaquette en ligne sur le site de la Faculté.
Ce master a pour but de former des professionnel·les capables de contribuer à adapter les territoires pour les rendre plus résilients face aux diverses contraintes générées par la crise écologique, avec un intérêt particulier apporté aux impacts sociaux de cette crise, ainsi qu’au caractère non seulement pertinent mais aussi juste des solutions que l’on peut lui apporter.


//////
Les DÉBOUCHÉS de ce nouveau master de science politique sont variés :
>> directeur / directrice, chef·fe de service ou chargé·e de mission (selon la taille et les responsabilités des structures), responsable d’association, consultant.e…
>> dans les différents domaines de mise en œuvre des politiques environnementales (plans climat air énergie territoriaux, biodiversité, gestion et prévention des déchets, mobilités actives, projets alimentaires territoriaux, agriculture urbaine, lutte contre la précarité énergétique, etc.)
>> à l’échelle des territoires (avec une aire géographique allant depuis le quartier jusqu’à la région)
>> dans les collectivités locales, les services déconcentrés de l’État, les institutions publiques et para-publiques (délégations régionales de l’ADEME, PNR, Agences de l’eau, syndicats intercommunaux…), les associations, les bureaux d’étude…
//////
L’ÉQUIPE PÉDAGOGIQUE est composée d’universitaires spécialistes de l’action publique, des politiques environnementales, de l’écologie politique, de l’engagement politique et militant, de la démocratie participative… Elle est complétée, dès la première année, par une dizaine de professionnel.les.
//////
Les ENSEIGNEMENTS sont fortement spécialisés tout au long de ce master.
Dès le M1, les étudiants bénéficieront déjà de cours spécialisés (« Politique de l’environnement », « Instruments de l’action publique environnementale », « Pensée environnementale », « Inégalités écologiques », « mobilisations environnementales », « Communication et enjeux environnementaux », « Relations publiques et plaidoyer », « Droit de l’environnement »…). Vous pouvez cliquer sur les images ci-dessous pour avoir une vision de ces différents cours (désolé ce n’est pas encore très joli, la com est en train de finaliser ces maquettes).
Toujours dans ce M1, la promotion bénéficiera aussi d’une découverte du milieu professionnel sous la forme de rencontres avec les professionnels de l’environnement. Il est à noter qu’afin de favoriser une meilleure immersion, au moins la moitié de ces rencontres se dérouleront dans les structures où ces personnes travaillent (par exemple une ferme urbaine, une ressourcerie, un atelier vélo…)
L’équipe pédagogique du master propose un accompagnement personnalisé dans le cadre du mémoire de recherche, avec un TD dédié à la méthodologie de la recherche qui, tout au long de l’année, vient redoubler le suivi réalisé par le directeur ou la directrice de mémoire.
>> Au final, le M1 TET vise à transmettre une culture solide et une capacité à analyser de façon perspicace, critique et constructive les débats sociaux et politiques sur l’environnement et l’écologie.
Tourné résolument vers l’insertion professionnelle, le M2 est centré sur la transmission de compétences pratiques et opérationnelles, avec par exemple un cours sur le « Montage de projets », un autre sur l' »Environnementalisation de l’action publique environnementale » (qui aborde les aspects transversaux des politiques environnementales locales), et 5 cours thématiques ou sectoriels sur 5 de ces politiques (la biodiversité, l’énergie, la production alimentaire, les transports, et la gestion des déchets).

Au S3, la quasi-totalité des cours sont donnés par des professionnel·les, dont beaucoup travaillent dans des structures qui accueillent très régulièrement des stagiaires.
Ceci est d’autant plus intéressant que le quatrième et dernier semestre du master TET prend la forme d’un stage obligatoire, d’une durée de 3 à 6 mois. Et pour que personne ne se retrouve sans stage, un module de 20 heures intitulé « Orientation et insertion professionnelle » a été créé, dans lequel on mettra en place un travail à la fois collectif et individuel sur la stratégie à suivre, la finalisation et l’adaptation des CV et des lettres à chaque candidature, la préparation aux entretiens, etc.
Tout au long de ces deux années, la promotion réalise un PROJET COLLECTIF sous la forme d’une étude commanditée par un partenaire institutionnel : elle est placée collectivement dans la position de consultant·e « junior » ou de jeune chargé·e de mission, et elle doit réaliser une tâche concrète pour le compte de ce commanditaire (par exemple l’organisation d’un événement, la réalisation d’une étude de faisabilité, l’évaluation d’un dispositif d’action publique, etc.)
//////
En tant que responsable du parcours, je me chargerai de la plupart des modules sur l’insertion professionnelle proprement dite (« Rencontres avec les professionnels », « Atelier projet », « Orientation et insertion professionnelle »), ainsi que d’un ou deux cours (a minima celui sur les instruments de l’action publique environnementale).
//////
Le parcours Transitions Écologiques des Territoires est accessible à des personnes dotées d’un bon niveau général en sciences sociales (idéalement en science politique), et dont le projet professionnel est cohérent avec les débouchés auxquels il prépare.
Le fait d’avoir un engagement associatif ou mieux encore une expérience professionnelle dans le champ de l’environnement (militantisme, service civique, stage, contrat de travail) sera considéré comme un atout supplémentaire dans une candidature.
//////
Comme pour tous les masters, les CANDIDATURES, auront lieu sur la plate-forme Mon Master, avec le calendrier suivant :
– La plate-forme est d’ores et déjà ouverte pour découvrir les formations disponibles.
– Les vœux doivent être déposés à partir du 17 février et jusqu’au 16 mars.

>> J’invite mes ami·es et les membres de mes différents réseaux à diffuser largement cette information, dans l’idéal en ajoutant quelques commentaires et quelques tags, notamment pour attirer l’attention des jeunes étudiant·es que vous pourriez connaître, même d’un peu loin (des enfants de proches ou d’amis, par exemple), et qui pourraient porter de l’intérêt à ce master.
Et bien entendu je me tiens à votre disposition pour fournir davantage d’informations !

