« J’ai vécu bien des choses. Je crois maintenant avoir trouvé ce que requiert le bonheur. Une vie tranquille et retirée à la campagne ; la possibilité d’être utile à des gens à qui on peut faire du bien et qui n’ont pas l’habitude qu’on leur en fasse ; un travail que l’on espère de quelque utilité ; et puis le repos, la nature, les livres, la musique, l’amour du prochain. Telle est mon idée du bonheur. Et puis, pour couronner le tout, toi pour compagne, et des enfants, peut-être. Que peut désirer de plus le cœur d’un homme? »
Le bonheur, pour moi, ce serait un peu tout cela, avec en plus une compagne à qui cela plaise aussi, et avec qui nous pourrions vivre des choses aussi simples qu’une partie de « Colons de Catane », une promenade au ruisseau en caressant les ânes et les chevaux au passage, la récolte de châtaignes que l’on fait rouler dans la main, quelques pas de danse sur une musique aimée, une main effleurant un avant-bras qui tourne une cuillère en bois dans la béchamel – et même, pourquoi pas, la tête enfarinée du matin ou les tubes de dentifrice pas rebouchés sur le bord du lavabo, bref, des moments de rien pendant lesquels la présence de l’autre à nos côtés se suffit à elle-même.