Bonne surprise au retour de 3 semaines en vadrouille: cette année la récolte des feijoas commence à ressembler à quelque chose (déjà plus de 6 kilos, et il en reste presque autant sur les 4 arbustes qui poussent tranquillement en face de la cuisine).
Il y a deux ans, j’avais été déçu par le goût et la texture des feijoas que j’avais ramassés au sol (ils étaient déjà marron, avec une peau rugueuse et une chair un peu rêche, un peu comme celle des nèfles). C’est que je m’y étais pris trop tard…
Cet après-midi, j’ai ramassé les feijoas déjà tombés, mais comme je l’ai fait plus tôt dans la saison ils sont encore d’un vert vif (comme un citron vert), et le plus souvent encore fermes. En coupant l’un des plus mûrs, j’ai remarqué une croix qui fait très ecclésiastique – est-ce le fruit de l’ordre de Malte, ou des templiers? Quoi qu’il en soit, en le goûtant j’ai eu une deuxième très bonne surprise: il était excellent, avec un goût acidulé très agréable ![]()


Le feijoa peut être consommé cru, seul ou en salade de fruits, ou en smoothie, ou en sorbet. On peut aussi en faire des confitures. En tous cas il faut le consommer sans tarder car il se conserve assez mal.
Sur le plan alimentaire, c’est une mine de vitamines, notamment de vitamine C, de vitamine B6 et de vitamine B9 (acide folique). Il apporte aussi de bonnes quantités de minéraux, notamment de potassium, de calcium et de phosphore.
On peut produire une huile essentielle de feijoa qui, paraît-il, contient 67 composants. En Colombie, on en fait des parfums, ainsi qu’un cosmétique recommandé pour « la eterna juventud » du visage.
Le goyavier du Brésil est un arbuste buissonnant, à feuillage persistant, qui peut atteindre 4 à 5 mètres en tous sens. Bien que d’origine tropicale (il vient du sud du Brésil, de l’Uruguay, du Paraguay et du nord de l’Argentine), il est robuste et rustique: il supporte des températures allant de -10/-15 à plus de 35 °C! Il a quand même besoin de fraîcheur en hiver, de chaleur en été, et d’eau à l’automne au moment de la fructification. Dans de bonnes conditions, il paraît qu’un seul arbre sain peut donner jusqu’à 200 kg de fruits ![]()
Je me réjouis donc d’avoir planté ces quatre goyaviers du Brésil (autre nom du feijoa). D’autant plus que les fleurs du feijoa sont vraiment très belles, ce qui ne gâche rien – avec le feijoa, il y a à voir et à manger
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NB. Pour une bonne pollinisation, il est important d’avoir au moins deux variétés différentes. Chez moi j’ai deux « Triumph » et deux « Mammouth ».
