Cette chanson co-écrite avec Serge Gainsbourg, qui en a composé la musique, est une de mes madeleines de Proust musicales, car instantanément elle me replonge (c’est le cas de le dire…) dans une période très précise de ma vie, et même dans un lieu très précis.
J’étais étudiant à Grenoble, et je venais de rencontrer un drôle de zigue qui est aujourd’hui devenu mon « ami de trente ans » . Parmi ses (déjà) nombreux CD, il en avait un dans lequel figurait cette chanson, que j’ai pris l’habitude d’écouter très souvent quand je passais chez lui, en surjouant la pâmoison pour nous amuser – pauvre Elric, des fois j’ai du te rendre dingue.
Il faut dire que moi-même j’étais fou d’Isabelle Adjani dans ce clip: son exceptionnelle beauté (cette petite moue boudeuse, et ces yeux, mon dieu!), sa voix fragile et sur le fil du rasoir… C’est une chanson qui m’a donné très envie de plonger tout habillé pour aller la sauver de la noyade – ou bien de me réincarner en pull, ou en piscine…
« Viens vite au fond de la piscine
repêcher ta petite sardine,
l’empêcher de se noyer »