Etre pleinement conscient de la gravité de la crise écologique, sans sombrer dans le désespoir: est-ce possible, et comment ?

[Ce texte est d’abord paru il y a quelques années en tant qu’article sur ma page Linkedin.

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6 thoughts on “Etre pleinement conscient de la gravité de la crise écologique, sans sombrer dans le désespoir: est-ce possible, et comment ?

  1. Je me retrouve totalement dans ces mots. J’ai passé le stade 5 depuis trois ans, date à laquelle j’ai fondé une petite asso environnementale dans mon village. Mais ni le chemin extérieur ni l’intérieur ne m’apportent la sérénité. Je me sens épuisée, sidérée par la vitesse à laquelle l’inéluctable se profile ( c’est bien la seule chose qui m’étonne encore), seule et triste. Honteuse d’appartenir à l’espèce humaine et de plus en plus misanthrope. Je m’en veux d’avoir été si timide il y a plusieurs dizaines d’années quand j’en parlais autour de moi et que ça faisait bien rire tout le monde. Je finissais par me taire, dépitée et battue par le nombre. J’aurais dû m’affirmer davantage dans ces prises de position, j’aurais dû faire plus, avoir confiance en mon intuition, peut être que cela aurait changé quelque chose ? Qui sait … l’effet papillon… 😏. Aujourd’hui je suis lasse et gagnée par le fatalisme. Aujourd’hui je « prépare la table » pour le dernier repas avec mes proches (comme dans Don’t look up) le coeur plein de regrets, notamment celui de n’avoir jusqu’à présent jamais eu l’occasion de croiser la route de personnes capable de comprendre réellement mon état d’esprit.
    Merci pour cet article qui me fait me sentir un peu moins seule.

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    1. Merci Isabelle pour ton témoignage! Je m’y retrouve aussi assez… Mais je ne crois pas que ce soit pertinent de s’en vouloir. Qu’est-ce que ça aurait changé de toutes façons que tu sois absolument au top de tes capacités de sensibilisation?
      J’ai vu deux fois « Don’t look up », et j’ai à chaque fois j’ai été littéralement bouleversé par les scènes finales du repas en famille et entre amis, avec le chagrin de me dire que ce ne sera pas avec tous mes proches. Mais j’entends bien passer entre temps des beaux moments, comme ces jours-ci avec mon garçon qui est venu passer quelques jours. on discute, on jardine, on récolte, on tuteure les tomates, et cet après-midi on est restés au frais dans la maison et on a tourné une petite parodie de « C’est pas sorcier » sur les fraises en Limousin – le résultat est assez drôle je trouve, et en tous cas on s’est beaucoup bidonnés à imaginer et tourner ça. Comme disait Desproges, « Vivons heureux en attendant la mort » (mais sans sombrer dans l’aquoibonisme, ni cesser de faire ce qui doit être fait). Bon courage Isabelle!

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      1. Je viens de la voir, j’ai bien rigolé ! 😂 C’est la première d’une longue série j’espère ! 😜

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  2. Bonsoir Gregory et merci pour ce partage dans lequel je me retrouve vraiment …

    Il me semble retrouver l’esprit qui transparaît dans ces publications :

    https://usbeketrica.com/fr/article/sobriete-touristique-le-voyage-est-une-injonction-sociale

    https://www.babelio.com/livres/Morel-Darleux-Plutot-couler-en-beaute-que-flotter-sans-grace/1154867

    Personnellement, et pour ne pas sombrer, j’ai choisi des engagements concrets, de terrain et de proximité :

    – la participation à une école de devoirs avec les enfants d’une école à « discri+ »
    -l’engagement dans un groupe de « copains numérique » dont l’objectif est de luter contre la fracture numérique dans deux maisons de repos
    -la promotion des logiciels libres (Linux) et la lute contre l’obsolescence programmée
    en équipant de Linux des PC trop anciens pour accepter du Windows..
    -la récupération de petits GSM, genre Nokia, que je réinitialise et que je confie à des amies infirmières de rue à destination de sdf …

    Quand je me rends dans une épicerie du quartier et que je rencontre un enfant qui crie tout joyeux à sa maman : «  Maman, c’est Monsieur Michel de l’école de devoirs »….je repousse à plus tard l’envie de sombrer !!!

    Mais malgré tout, une question me taraude, quel public a accès à ce genre de réflexion et surtout quel public en tire les conclusions concrètes , je crains vraiment qu’elles ne s’adressent qu’à des convaincus….

    Mais aussi, si elles ne servaient qu’à nous « archipelliser » ce serait déjà ça de pris…
    Au plaisir de te suivre

    Michel

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    1. Merci beaucoup Michel pour ce commentaire et ces idées d’actions concrètes pour ne pas trop broyer du noir… et à bientôt!

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