Voeux 2023: la solitude des bifurqueurs…

« S’il existe une solitude où le solitaire est un abandonné, il en existe une où il n’est solitaire que parce que les hommes ne l’ont pas encore rejoint. » (André Malraux)

Ne pas encore être rejoint, c’est le destin des pionniers.

Par exemple des personnes qui prennent le risque de « bifurquer », comme on dit aujourd’hui, alors que c’est un sentier très peu pratiqué, et à vrai dire pas très praticable.

Depuis 2 ans et demi, je suis bien placé pour savoir combien il est difficile et éprouvant moralement de se sentir seul, en particulier quand on se trouve au coeur de l’hiver et de ses nuits longues et (parfois) glaciales.

Alors j’ai envie de dédier cette phrase à celles et ceux qui, comme moi, ont fait quelques pas en avant et en dehors de cette société mortifère, qui ont essayé de mettre leurs actes un peu plus en accord avec leurs valeurs et leurs convictions, et qui se retrouvent bien esseulé(e)s, trop loin de leurs proches, et souvent le coeur serré en pensant à eux.

Je vous souhaite que l’on vous rejoigne sur le chemin sur lequel vous avez décidé de vous engager.

Ou bien peut-être que nous nous rejoignions les uns les autres…



Edward Hopper, « Cape Cod Morning », 1950 / Art Museum, Washington, D.C

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