En début de nuit, alors que je me préparais à me coucher, je suis tombé sur ce hérisson immobile devant l’entrée de la cuisine. Le temps d’aller chercher une assiette d’eau, il s’était faufilé entre les bacs de culture, vers les rhododendrons desséchés et brunis. Impossible de savoir dans quel état de santé il est, s’il était seulement de passage ou s’il est installé dans mon jardin, s’il y a trouvé assez à manger, quel âge il a, si c’est un mâle ou une femelle, s’il est accompagné… Mais la simple présence de ce petit mammifère si éprouvé par les activités humaines et qui est en danger (depuis 2025, son statut UICN est « quasi-menacé d’extinction », en raison du fort déclin de ses populations et de sa diversité génétique), m’a mis du baume au cœur et me fait espérer que la vie résiste malgré les vagues de chaleur et la sécheresse. Je vais croiser les doigts pour qu’il s’en sorte et pour qu’il reste dans les environs de la maison…