Malheureusement, l’idiot en question n’est pas seulement un bouffon sénile et délirant (ce qui à vrai dire serait plutôt amusant) : il est aussi raciste, sexiste, homophobe, ultra-libéral, assoiffé de pouvoir et d’argent, corrompu (et corrupteur), climato-négationniste, complotiste, mégalomane, mythomane, menteur compulsif, violeur, agressif, autoritaire, lâche, totalement dénué d’empathie… En fait je me demande s’il y a une seule tare dont il est exempt : ce type est une illustration vivante des sept péchés capitaux, un précipité chimique de ce que « pourriture humaine » peut vouloir dire.
Et malheureusement, le village dont il est l’idiot est la principale puissance militaire du monde (même si au rythme où ses décisions affaiblissent et ridiculisent les États-Unis, ils ne vont sûrement pas le rester longtemps : la Chine se frotte les mains et étend son influence partout dans le monde émergent, c’est à se demander si en réalité Trump n’est pas un agent de Pékin !)
Depuis sa prise de fonction en janvier 2025, le monde vit au rythme de ses dingueries, de ses mensonges, de ses décisions ineptes et abracadabrantes (ah, le sketch inénarrable sur les droits de douane), de ses projets grotesques (le Golfe d’Amérique, le New York Trump center, la nouvelle salle de bal de la Maison blanche, l’arc de triomphe…), de ses rodomontades ridicules (le Golfe de Trump, la revendication du prix Nobel de la paix, et dernièrement le montage photo où il se présente carrément en Jésus), de ses obsessions malsaines contre le wokisme, les « radical left lunatics » , les immigrants ou le prétendu « vol » de son élection en 2016, de ses volte-face incessantes et de ses ultimatums toujours plus agressifs mais toujours repoussés (« Trump Always Chicken Out » ), de ses menaces et de ses provocations (« D’une manière ou d’une autre nous aurons le Groenland » ), de ses déclarations scandaleuses (« Une civilisation mourra ce soir » ), de ses montages vidéo écoeurants (les tombereaux de merde déversés sur les manifestants du mouvement « No kings » ), de ses insultes à l’encontre de ses propres alliés (le lynchage de Zelinski dans le bureau ovale, la blague sur l’émir d’Arabie saoudite qui soi-disant lui lècherait le cul, les attaques contre le pape…), de ses mouvements d’humeur puérils (Ouin-Ouin fait du boudin).


Depuis l’élection de Donald Trump II, c’est un tombereau d’insanités qui se déverse en continu depuis la Maison blanche et ses soutiens, chaque jour renouvelé, chaque jour encore plus débile et encore plus abject que le précédent. Il y en a tellement qu’on les oublie. On a fini par s’habituer… Mais c’est quand même invraisemblable d’avoir un président des Etats-Unis aussi demeuré, aussi ignare, aussi incompétent, aussi inarrêtable dans l’art de raconter absolument n’importe quoi sur tout et n’importe quoi. C’est peut-être ça que Steve Bannon, l’un des idéologues et des stratèges du mouvement MAGA, appelle « Flood the zone with shit » …
Tout ça serait à hurler de rire si ce n’était pas si effroyable.
Au début de l’année dernière, lorsque j’ai posté plusieurs messages sur le désastre et le danger que Trump allait représenter pour la planète entière, en disant qu’il allait détruire totalement ce qui reste de la démocratie américaine et mettre son pays et le monde à feu et à sang, plusieurs de mes amis FB ont commenté que je parlais trop de lui et que je ferais bien de m’intéresser plutôt à ce qui se passe en France, au motif que nos dirigeants ne valent pas mieux, que nous en France on est déjà en dictature, qu’on peut dire ce qu’on veut mais que Trump au moins n’a pas déclenché de guerres, que lui au moins n’est pas un mondialiste et qu’il accorde la priorité à son peuple et qu’on ne peut pas lui reprocher, et autres âneries. On peut espérer qu’ils ont un peu ouvert les yeux – dans le cas contraire j’ai vraiment honte pour eux.
À en croire les récents sondages, il y a encore entre 30 et 40% d’Américains qui défendent la politique de ce clown sinistre, incompétent et sociopathe. Et force est de constater qu’au sein des élites du parti républicain, pas grand monde ne pose pas ses couilles ou ses ovaires sur la table pour réclamer que soit enfin prise la seule décision rationnelle et honorable qui s’impose, à savoir la destitution de Trump au titre de l’article 25 de la Constitution américaine. C’est ça le pire, en fait: le problème, au fond, ce n’est pas cet homme (s’il était dans un asile psychiatrique, on le soignerait et personne n’en entendrait parler), c’est le fait qu’un fou furieux pareil ait pu accéder au pouvoir, et pire encore, c’est le fait qu’il ait pu y revenir, et qu’on le laisse trôner. Certains affirment que Trump n’est pas une déviation dans l’histoire des Etats-Unis, mais plutôt une hystérisation, une incarnation hyperbolique de ce que ce pays est devenu. Je ne suis pas loin de le penser…
J’essaye d’en rire, mais en vrai tout cela est à désespérer de la nature humaine.
Juste. Rien à dire de plus sinon qu il a par sa simple présence sans véritable réaction aux states, justifié les prochains dingues qui voudront être les maîtres du monde