L’amélanchier est un petit arbuste de la famille des rosacées (celles des roses mais aussi des pommiers). Il offre au printemps une multitude de baies, de taille variable selon les cultivars, qui ressemblent aux myrtilles que l’on trouve dans les magasins bio, avec un goût moins prononcé, plus fade, et une texture moins agréable et un peu farineux (c’est un peu le myrtillier du pauvre), mais certaines variétés sont néanmoins très bonnes. Les baies de l’amélanchier sont extrêmement faciles à récolter car elles poussent en grappes et elles se détachent très facilement : il suffit de les faire tomber dans un grand saladier.
Contrairement au myrtillier, l’amélanchier a des besoins en eau pas excessifs, car son réseau racinaire est plus profond. Originaire de zones géographiques assez froides, il supporte très bien le gel.
Autre aspect intéressant de l’amélanchier : c’est un arbuste très mellifère, grâce à une floraison très spectaculaire qui ressemble à celle du prunellier. À l’automne les feuilles deviennent un peu rougeoyantes, ce qui les rend très beaux en plantation isolée ou dans une haie fruitière. Comme l’amélanchier peut facilement être multiplié en déterrant les rejets, je vais en mettre un peu partout dans les haies que je suis en train de reconstituer tout autour du terrain : je ne récolterai pas les baies, mais ça nourrira les oiseaux !